Le Secret de Térabithia


Moi, on m'avait dit "allez viens, on va voir ça, ils le présentent comme le nouveau Narnia !", alors forcément j'y allais sans m'attendre à grand chose de phénoménal, parce que bon, Narnia, voilà quoi.
Surtout que je n'ai pas lu le livre, le dernier truc que j'ai lu, c'est mon contrat d'embauche chez Happy Time, alors je ne savais pas du tout dans quoi je mettais les pieds.

Coup de bol, en fait, ça n'a rien à voir avec Narnia.
Les héros sont des losers, les asociaux de l'école, les outsiders, les sans amis... Alors forcément, ils finissent par se rencontrer, et unissent leurs problèmes et leurs psychoses pour s'inventer un monde imaginaire, dans lequel tout est possible, les libellules sont des soldats, les arbres des trolls...

Alors non, ça n'est pas une nouvelle histoire qui se passe uniquement dans la tête des ch'tites n'enfants, dans leur monde imaginaire gna gna gna, c'est plus psychologique que ça, le film raconte comment leur monde imaginaire va les aider à surmonter la vie qui craint et à grandir un peu.

Ben oui, eh.

Et du coup, c'est bieeen... (oui, j'ai décidé de ne plus utiliser que cet adjectif pour parler des films qui m'ont plu, et comme je ne vais presque plus au cinéma, tous les films me plaisent. Deal with it).

Un film sur un monde imaginaire dans lequel le monde imaginaire n'intervient presque pas, mieux encore, qui ne se passe pas dans le monde imaginaire, et où les enfants sont à moitié fous (non c'est pas vrai, c'est des enfants avec une imagination débordante, c'est tout), refusent de laisser la magie derrière eux et en avant les histoires, l'innocence de l'enfance, tout ça tout ça, moi ça me plaît.
Beaucoup.

Le seul truc, c'est que la deuxième partie du film est un peu dure.
Et pourtant, je ne suis pas sensible aux films : je n'ai pas pleuré quand Ennis trouve la chemise de Jack, ni quand E.T. rentre chez lui, ni quand Rose fait couler le corps de Jack, ni quand Glory rend Tara folle et qu'on croit que tout est perdu, ni quand John Smith laisse Pocahontas toute seule...
Là, pareil, pour Térabithia, j'ai tenu bon cinq minutes, puis dix minutes, puis, à cause des changements de températures et de mon dérèglèment hormonal et des musiques sirupeuses, je me suis mis à pleurer comme un veau jusqu'au générique.

Film de merde* qui me fait passer pour une mauviette.

* Oui non c'est ironique hein, j'ai adoré. Mais n'y allez pas, vous vous n'y survivriez pas.