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Les meilleures actrices du monde

26 juin 2009

Aujourd’hui, face aux terribles heures que vivent les pages people, après la victoire de Soan, la mort de Farrah Fawcett, rapidement éclipsée par celle de Michael Jackson, il est important de se tourner vers d’autres cieux, plus rayonnants.
Le roi est mort, vive le roi, comme on dit dans ces cas-là.

Le roi que je voudrais célébrer aujourd’hui est une reine, qui faisait pâlir Farrah dans la vie comme Bambi l’a supplantée dans la mort : Emily Procter, alias Calleigh Duquesne, dans Les Experts : Miami. Meilleure série de tous les temps, qui marque autant par son ouverture d’esprit -”Ah, vous l’avez tuée…? Bon, mais c’était une pute, elle était déjà morte à l’intérieur, qu’on ne vous y reprenne pas !”, que par le talent de ses protagonistes, David Caruso en tête, le seul homme au monde à avoir moins de charisme qu’une huître.

Mais la palme de la série revient néanmoins à Emily / Calleigh, dont la palette d’expressions ferait rêver Ingrid Chauvin, mais voyez plutôt.
Sous vos yeux ébahis, La Procter interprète :

la joie;

la tristesse;

l’espoir;

l’envie de chier;

la colère ravalée;

l’amour;

la compassion.

Sous un tonnerre d’applaudissements.

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ma télé et moi

Parce qu’on est tous des stars

29 avril 2009

L’autre jour, alors que je m’ennuyais ferme au boulot, on m’a envoyé remplacer une caissière, “pour un temps indéterminé”. Je savais que je venais de me faire avoir : certes, la journée promettait d’être looongue, j’étais normalement bloqué jusqu’à la fin à un défouloir pour clients horrible, où personne ne vient jamais, à part les vendeurs du rayon voisin. Passer huit heures d’affilée à faire la conversation à des pédés quinquagénaires qui chantent Dalida en imitant Renato et Zaza sauf que c’est pour de vrai : mon rêve.

Mais la caisse où je devais faire mon remplacement est encore pire : personne ne passe, jamais, ni clients, ni vendeurs, ni lutins malicieux. Perdu au milieu des canapés et des lits, condamné à guetter le chaland en souriant bêtement, vive l’attente active (c’est toi la tante active, ho ho ho).

Alors forcément, quand un péquenaud vient payer, on le voit arriver de loin, dans ce désert aride. Et c’est rigolo, celui-ci j’avais l’impression de l’avoir déjà vu quelque part. Quand il est arrivé à la distance où je peux enfin distinguer autre chose que formes et des couleurs, ça a immédiatement fait tilt : Christian Rauth.

Mais siii, Christian Rauth, celui qui jouait Auquelin dans Navarro ! Lui, là :

Dès que j’ai vu qui c’était, je me suis senti un peu gêné : c’est vrai quoi, reconnaître Christian Rauth de Navarro et des Monos, c’est quand même un peu la teuhon. Du coup j’ai fait comme si de rien n’était, et j’imagine que ça a dû l’arranger aussi : quand on est Christian Rauth, ça doit pas être facile à vivre tous les jours.
Ceci dit, la facture qu’il m’a présentée était à son vrai nom : il est donc soit masochiste, ou il se prend pour une vraie star, ou bien il a tristement conscience que personne ne sait plus qui il est, à part les mamies et les fans de Roger Hanin (genre).

Et justement, il y en avait une à côté, de mamie. Assise à un bureau avec sa petite fille, elles étaient en train de finaliser une vente, quand elle a tourné la tête dans ma direction.
Derrière la cataracte, ses yeux se sont tout de suite illuminés, comme ceux d’un enfant au matin de Noël quand elle a vu Auquelin. D’un coup, la petite dame toute sèche et toute voûtée a laissé la place à une gamine insupportable, qui trépignait sur sa chaise en ouvrant et en fermant la bouche à toute vitesse.

Elle m’a jeté un regard, pour me dire “Mais ! Mais ! Vous avez vu ! Il y a une célébrité à votre caisse monsieur !”. Je lui ai souri très poliment, et fait un petit signe de tête : “Oui, je sais j’ai vu”, et je suis retourné à ma star déchue.
Les conversations télépathiques : ça n’existe pas que dans les films.

En repartant, il est passé à côté de la vieille dame, et son pacemaker a failli griller. Elle tirait frénétiquement sur la manche de sa petite fille, mais la pauvre n’avait que vingt ans, et c’est un peu jeune quand même (surtout qu’il était de dos) : elle n’a pas compris ce qui agitait autant mère-grand.

Une fois leur vente terminée, elles sont venues à ma caisse :

- Oh, vous avez vu monsieur ! C’était… Mais qui c’était déjà… Palsambleu !

- Christian Rauth madame… Vous l’avez vu dans Navarro… Mais il n’ ya vraiment pas de quoi en faire un tel plat…

J’avais du mal à y croire. Reconnaître un acteur de la trempe de celui-ci, c’est une chose. Mais en être tourneboulée au point d’en discuter avec le caissier, c’était déjà plus improbable.
Elle était toujours en train de payer, les joues encore rosies de ses émotions, quand la collègue sus-remplacée est revenue. Pour rire, je lui ai lancé un spirituel :

- Tiens, tu viens de louper Christian Rauth…

Contre toute attente, elle est devenue hystérique :

- Ahiii ! Mais c’est l’acteur de Père et Maire ! Où ça ? Quand ça ? Il a acheté quoiii ?

J’étais atterré.
Des gens. Des vrais gens. Fans de Christian Rauth. Et du coup, ça a relancé la vieille groupie de plus belle. Je ne savais plus où me mettre, alors je suis parti.
Je les ai laissées toutes les deux, à s’alimenter de plus en plus fort comme une explosion nucléaire, à s’échanger le nom des stars qu’elles avaient pu croiser dans notre magasin, et attention hein, pas de la gnognotte, quand je les ai quittées elles en étaient à Anny Duperey, eh faut pas déconner !

Procellus, ou le star system des has (never) been.

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au boulot, ma télé et moi

I am the Doctor, run for your life.

9 décembre 2008


Doctor Who. La meilleure série du monde de tous les temps de l’univers -en ce moment. Je l’ai découverte grâce à Torchwood, l’autre meilleure série du monde de tous les temps de l’univers. Oui, je suis infidèle, et alors ?
Après une première saison assez… curieuse, la série a fini par démarrer, et au bout de la quatrième j’étais complètement accro, au point de trouver Donna attachante, et c’était pas gagné.

Le seul problème de Doctor Who, c’est qu’en ce moment ils font une petite parenthèse d’un an, le temps de changer d’acteur en douceur sans qu’on ne remarque rien. Ca crée un léger manque : trois mois à ne regarder qu’une seule série, jusqu’à en connaître le générique par cœur (au bout de trois mois j’ai appris quatre notes, tout ça grâce au programme intensif du professeur Kawashima, oui ma bonne dame), à en acheter plein de produits dérivés à Londres, comme ce ravissant Dalek animé qui me regarde quand je mange.

Les Daleks, c’est trop des salauds : des espèces d’organismes mutants enfermés dans une carcasse de ferraille, dont l’unique but dans la vie tient en un seul mot, leur slogan : exterminate !, scandé d’une voix métallique insupportable.
L’univers de Doctor Who est assez bien résumé par la description que Wikipedia fait des Daleks : “Ils ont la forme d’un gobelet en plastique retourné mais possèdent des armes puissantes”.
Voilà voilà, une fois qu’on a dit ça, je crois qu’il n’y a pas grand chose à ajouter.

Fan absolu de cette série à mi-chemin entre Chapeau Melon & Bottes de Cuir et… euh… je sais pas, une série de science-fiction qui serait bien, à l’humour so British, je ne pouvais pas ne pas (attention lecteur, cette double négation n’est là que pour te perturber) lui rendre un vibrant hommage, je suis ce genre d’homme.

J’aurais pu me contenter d’un article sur mon blog, et rejoindre tous les groupes Doctor Who/ Torchwood/ David Tennant (Daviiid !) sur Facebook. Mais ça ne suffisait pas. J’ai donc décidé de relooker mon téléphone intégralement aux couleurs de mon héros, un peu comme si j’avais treize ans et que je collais des posters de Tokio Hotel partout sur mes affaires, sauf que là c’est moins la honte.

Et en avant le fond d’écran Doctor Who, et que je t’écume tous les sites du monde pour trouver une bonne sonnerie de ma série chérie.
Je suis difficile : il me fallait une sonnerie originale, que je reconnaîtrais entre mille, et qui me replongerait immédiatement dans l’univers Doctor Whoesque que j’aime tant. Au bout d’une semaine de recherches, à télécharger plein de sons, j’ai fini par trouver la sonnerie de mes rêves. Son seul problème, c’est qu’elle est difficile à assumer. Bien sûr, quand je suis en bonne compagnie, je peux m’amuser à faire sonner mon portable jusqu’à m’en faire saigner les oreilles, mais au boulot ou en société (donc surtout au boulot, en fait), je dois absolument penser à le mettre en vibreur, sinon…

Sinon, il se passe ce qui est arrivé aujourd’hui, pendant que je lisais mon Mickey Parade difficilement arraché des mains d’un petit garçon tout pouilleux ou que sais-je, dans la salle d’attente bondée de mon médecin, lieu de recueillement et de silence s’il en est.
Je tourne la page. Je sens ma poche qui vibre. Et avant que j’aie pu me rendre compte de ce qui se passait, mon téléphone se met à crier :

Même en ayant habilement troqué mon Nokia monochrome tout pourri contre un iPhone, ça n’est pas encore cette fois que je vais rompre la malédiction du portable honteux.

C’est bien dommage.

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la technologie, ma télé et moi

Ok+ / Ok-

11 octobre 2008

Vendredi, j’étais en formation pour apprendre à gérer les situations difficiles et les clients agressifs. Ca tombe à point nommé : depuis janvier c’était quasiment l’intitulé de mon job, et maintenant avec mon nouveau poste je n’ai plus aucun contact avec la clientèle. Mais mieux vaut tard que jamais, et comme l’a dit la formatrice : “ce qu’on va apprendre aujourd’hui pourra toujours vous resservir”.

Je savais avant d’y aller que ça allait être bidon. Tous ceux à qui j’en avais parlé avaient la même réaction : un grand éclat de rire, un petit air désolé, et parfois ce geste étrange : les deux poings fermés, les pouces levés, et ils se regardaient en rigolant et en s’échangeant des “ok+ / ok+ ! Hihi moi je suis plutôt ok+ / ok- !”.
Je me sentais un peu mis à l’écart, avec leur très private joke.
Mais bientôt, moi aussi je pourrais la faire !

Comprendre une blague est une motivation très légère, alors j’y suis allé en traînant la patte, ce qui ne m’a pas empêché d’arriver dans les premiers, pile en même temps qu’une de mes collègues très sympathique et que je viens de découvrir, (en plus elle me trouve très beau et me couvre de compliments, mais je la soupçonne fort d’être lesbienne, on ne me la refera plus), mais qui s’en va pour toujours à la fin du mois.
J’étais très content de la voir, surtout que j’avais laissé ma convocation sur mon bureau le coin de la table où je ne mange pas, alors je n’avais pas le code.
Ah salut, shmeuack, shmeuack, dis, tu as le code j’espère ? Oui ? Allez, une troisième bise alors.

Histoire de jouer les gros suceurs et de souligner notre ponctualité, j’ai proposé qu’on rentre. Enfin, dans le bâtiment, pas l’un dans l’autre, attention aux malentendus !
Arrivé en haut de l’escalier, horreur, j’ai vu l’animatrice : une espèce de petite femme d’un mètre vingt les bras levés, qui a l’air d’avoir une bouée sous ses fringues (vraiment, un énorme peuneu de semi-remorque !), mais en fait non, ce sont ses rondeurs pleines de charmes. Elle était coiffée en brosse, et couverte de mélanomes énormes et en relief, sur les bras, la figure, partout, iiih me touche pas, garde tes cancers de la peau, sorcière !

Quand tout le monde a été arrivé, on a pu débuter notre voyage initiatique au pays de la non-violence par un bond de dix ans en arrière : “prenez une feuille de papier, pliez-la en deux et marquez votre nom dessus, pendant ce temps je fais l’appel !”.
Euuuh… Maîtresse, j’ai envie d’pipi, tu m’accompagnes ?
Elle aussi avait son petit panonceau, qui nous a appris qu’elle s’appelait Gilliane. Ouais, comme Scully, mais avec un E, parce que sinon c’était moche, t’vois quoâ.

Elle nous a distribué un petit fascicule très instructif qu’on a feuilleté, et certains de mes camarades de classe ont poussé des grands cris de chouettes en découvrant que “Gilliane ! Certaines pages sont vierges !“.
C’était pour prendre des notes, c’est dire si la journée allait être interactive.

Premier exercice : sur la page 3, non, la 3 s’il vous plaît (toujours en souriant, gérer les situations difficiles, elle fait ça tigrement bien), écrivez les mots que vous associez à “agressivité”.
Baaah… Euuuh… Chais pas… “Connasse” ?

On attendait plutôt “insultes” (entre autres), mais ça lui a permis de toucher du doigt le point essentiel de son argumentaire : l’agressivité des clients nous fait du mal dans nos petits cœurs sensibles parce que nous, on fait bien notre travail, alors sa réaction négative nous apparaît comme trop inzuste !
L’important pour gérer les clients agressifs, c’est de se souvenir que (page cinq s’il vous plaît) : “quoi que l’on puisse me dire ou me faire, je suis quelqu’un de valeur”.

Avec un joli cadre autour, en gras et en majuscules.
Je ne suis pas une merde. Non, ma vie n’est pas un échec.

Tous nous persuader de notre grande richesse intérieure nous a pris un bon moment, alors on est partis manger.
En revenant, on s’est attaqués à ce que j’attendais depuis le début : Ok±.
On avait un joli tableau à quatre cases pour nous expliquer que le premier ok représente la vision qu’on a de nous, et le second, la vision qu’on a du client.
Ok- / Ok + : je me sens une merde, mais je vous considère bien.
Ok+ / Ok - : je suis un dieu, vous êtes une merde.
Et ainsi de suite, avec bien sûr, comme ultime objectif pour “développer un positionnement mental positif” : être Ok + / Ok +.

Pour s’assurer qu’on avait bien tout compris, Gilliane nous a ensuite fait jouer des petites saynètes, dans lesquelles on jouait à tour de rôle le client difficile ou le professionnel aux chacras béants qui va le gérer avec une attitude zen et apaisante, comme une tasse de thé vert.
Nos interprétations à la Sarah Bernhardt nous ont bien entendu préparés à vivre des conflits en situation réelle, alors on a décidé d’un commun accord qu’on en savait assez et on a remercié Gilliane, avec qui nos rapports furent aussi agréables qu’enrichissants.

Mon seul petit souci, c’est qu’au moment où j’ai vu Jézabel -la chef de mes chefs- aujourd’hui, je ne savais pas qu’elle faisait partie du comité qui a mis en place ce module de formation (mais après coup, j’aurais dû m’en douter).
Et quand elle m’a demandé ce que j’en avais pensé, j’ai été plus honnête que jamais : ok+ / ok-. Elle a passé dix minutes à me démontrer tout ce que ça m’avait apporté à l’insu de mon plein gré.
C’est à dire rien.

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au boulot, ma télé et moi

La mort d’un mythe

19 février 2008

Qu’est-ce qu’on peut bien faire un dimanche après-midi à deux sous la couette ? Comater devant la télé, bien entendu ! Surtout quand on tombe par hasard sur le marathon Yakari que propose Télétoon, youhouuu !
On s’est donc tapé je sais pas combien d’épisodes à regarder ce cher petit Indien accompagner une vieille dans sa dernière promenade, aider une chèvre à mettre bas en la protégeant de ce salaud de puma ou sauver la tribu en trouvant de l’argile pour faire du rouge, parce que sinon ils auraient dû peindre d’une autre couleur, et ça, c’est juste pas possible.

Et puis, cet épisode. Le castor a abattu l’arbre dans lequel l’oiseau avait fait son nid, qui tombe à l’eau, avec les oeufs pas encore éclos dedans. Nooon !
Yakari essaye de rattraper le nid avant qu’il n’atteigne les rapides, mais comme il faut que ça dure plus de cinq minutes, il le loupe. Et les pauvres zoisillons se retrouvent coincés dans une grotte, où justement dormait un méchant animal : le carcajou.

Alors forcément, on n’est pas plus malins que les polatouches (en tout cas pas moi), on ne peut que se demander : un carcajou ? Mais quèqu’c'est qu’ça (et non, ça n’apporte aucune réponse de le voir dessiné) ?

Eh bien déjà un carcajou, c’est trop un salaud : il veut manger Yakari, le castor, la gentille chauve-souris qui veut les aider parce qu’il l’a virée de sa grotte, et en plus s’il se rend compte qu’il y a des oeufs à ses pattes, il va vouloir les gober.
Non mais quelle enflure !

Et pendant tout l’épisode, à voir cette espèce de croisement entre un coyote et un ours, je me suis demandé si c’était un vrai animal. Ils ont l’air d’être assez fidèles à la réalité dans Yakari -si on met de côté le fait qu’un petit garçon ait de grandes conversations avec tous les animaux de la forêt et que son meilleur ami soit un poney blond coiffé comme Thierry Amiel.
Mais quand même, un carcajou, jamais entendu parler, ça me la coupe !

Alors dès que le nid a été sauvé et que le carcajou a été viré de la grotte (oui, ça finit bien, soyez rassurés), direction le PC pour en savoir plus.
Clic clic google, hmmm… Ah oui, c’est un vrai animal, il habite dans le Grand Nord, son nom est un dérivé de Kwi’kwa’ju, “esprit maléfique” en Micmac.
Ca oui, c’est vrai qu’il est maléfique !

Oh, et en français, on l’appelle “glouton”, sûrement parce qu’il mange tout ce qu’il trouve.
Et soudain, dans la partie où ils nous donnent son nom dans toutes les langues possibles et imaginables, l’horrible, l’ignomineuse vérité est venue me frapper de plein fouet.
Shbam !

En anglais, on l’appelle… wolverine.

Alors voilà. Wolverine, cette bête sauvage, ce parangon de virilité, l’homme le vrai dans toute sa splendeur, avec du poil et du vrai muscle et un squelette en adamantium, ce pur fantasme s’appelle en réalité Carcajou.
Maintenant à chaque fois que je regarderai X-Men, je saurai que le fier combattant aux côtés de Storm / Tornade, Rogue / Malicia et Cyclops / Cyclope n’est pas Wolverine mais Carcajou.

“Tremblez, craignez la fureur de… Carcajou !”

Ma vie est foutue.

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ma télé et moi

Le Jordan Catalano à l’intérieur de moi

28 décembre 2007

Quand j’étais au lycée, j’ai découvert My So-Called Life. C’était bien.
Surtout les moments avec Jared Leto, en fait.

Quand je l’ai vu dans le pilote, ça a été une véritable révélation. Je me souviens qu’Angela aimait la façon dont il s’adosse aux choses.
J’étais tout à fait d’accord avec elle.

Ce qui était vraiment cool dans sa façon de s’adosser, c’est la manière dont il réussissait à appuyer la tête en arrière contre le mur, comme s’il était en train de penser à quelque chose de tellement zen et profond, ou que tous ses soucis étaient trop lourds pour être supportés par son seul cou, c’était beau, putain, j’étais à ça d’en pleurer.
C’est grâce à lui que j’ai découvert le secret d’un adossage réussi (parce qu’on n’a pas l’air d’être un gros glandeur) : appuyer aussi la tête en arrière.

Pratiquant moi-même avec assiduité le vautrage vertical contre tout ce qui me tombe sous la main, du mur au lampadaire (ce qui m’a valu bon nombre de réflexions spirituelles- “ah tiens tu fais le tapin hu hu hu” arrive en tête) en passant par les portes -ce que je déconseille, elles ont tendance à s’ouvrir et offrent donc un appui plus que précaire- j’ai longtemps voulu l’imiter.

Sauf qu’il doit y avoir un truc que je fais mal, parce que depuis environ dix ans que j’essaye, à chaque fois, soit ma tête est déjà trop contre le mur pour pouvoir la renverser plus, soit je risque de me faire le coup du lapin inversé tellement il faut que je l’envoie loin.

Dommage, mais avoir l’air sexy et détaché du monde comme Jordan, c’est pas pour moi.
Du coup, je suis comme cette majorité de ploucs adossés comme des nazes, le corps appuyé en arrière, mais la tête parfaitement parallèle au mur, on regarde droit devant, ou limite à droite à gauche, mais ça s’arrête là.

Alors j’ai fini par oublier ces échecs à répétition et mon passé douloureux, Jared Leto qui ne vieillit pas si bien (bon si quand même), la tête en arrière, le dos au mur.

Et puis l’autre jour à Happy Time, j’étais tranquillement dehors en train de déguster un pain aux raisins dans ma position d’aplomb préferée, “alors David, on retient l’immeuble ?” quand je me suis rendu compte que je commençais à avoir des sensations bizarres dans la nuque, que ça tirait drôlement.
Et qu’il fallait que je redresse la tête, qui était négligemment appuyée en arrière contre le mur.

Putain ça y est !
Après des années de tentatives infructueuses, mon évolution vient de faire un bond en avant !
Allez, je redresse la tête… et je la laisse retomber derrière moi (doucement quand même, ça serait con de m’assommer), pour voir si je peux le faire volontairement ?
Ca marche encore !
Vive moi, vive Jordan !
Je peux enfin avoir l’air cool et mystérieux et perdu dans mes profondes réflexions !
Et ça sera quand même mieux que l’impression que je donne pour l’instant, du mec cool, mais bizarre et toujours un peu à l’ouest, perdu dans son vaste univers autistique.

Procellus, ou pas de petites victoires.

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ma télé et moi, non, rien

Walt Disney nous ment

25 mars 2007

Moi, je dis, cette image c’est vraiment du gros port’nawak :

L’onc’ Picsou, dans un avion (on voit pas que c’est un avion, vous allez devoir me faire confiance), avec un parachute et une bouée ? Mais de qui se moque-t-on ?!

Onc’ Picsou, c’est le canard le plus riche du monde.

Or, un canard, c’est un oiseau qui nage (oui bon j’ai pas pris la définition du Larousse non plus).

Donc, à la limite, ok, il est pas tout jeune, je peux comprendre qu’il prenne l’avion pour essayer de s’économiser.

Mais le parachute ?!
En cas de catastrophe, il peut quand même se souvenir qu’il est un oiseau, et que par conséquent il sait voler !
Flap flap, bat des bras, vole petit canard !

Et la bouée, alors n’en parlons pas hein, un canard qui sait pas nager, nan mais oh, on se fout de la gueule de qui là, franchement ?

Ca va, quoi, merdalors.

Et pour le moment, ça ne dérange personne que Mickey (une souris) soit à peine plus petit que Dingo et le commissaire Finot (des chiens).
Tssss…

Procellus, ou comment mettre à profit ses jours de congés quand on ne passe pas le CAPES, finalement.

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ma télé et moi

La Nouvelle Star : premières déceptions, nouveaux espoirs

23 mars 2007

Alors voilà hein, non seulement Ilyes nous balance son hétérosexualité à la gueule, comme ça, sans prévenir, mais en plus il en remet une couche en crachant son bonheur mièvre à la face du monde : “ah, je suis au téléphone avec ma fiancée, on va se marier !”. Avec un grand sourire béat, s’il vous plaît.

Adieu, Ilyes, va la rejoindre, ta pétasse, de toute façon, t’avais même pas une jolie voix (siii ) et t’étais même pas le plus beau après Gaël (siiiiii !!! ), alors on ne te regrettera pas, je te rends ta liberté.
Non, retiens tes larmes, ma décision est sans appel, tu ne ferais que te ridiculiser.
Va, vis ta vie d’homme, et quand tu seras prêt, que tu auras réalisé ton erreur, je serai là, à t’attendre.

In the meantime, la Procellus Inc. est heureuse de vous présenter son nouveau coup de coeur : Julien, le petit joueur de ukulélé, avec son “humour second degré” (dixit M6) qui le rend si craquant.

Julien, je crois en toi, ne déçois pas.

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La Nouvelle Star 2007

1 mars 2007

Mouais, mouais…

Bon, alors c’est vrai que Ilyes est beau a beaucoup de charme, qu’il arrive à chanter et jouer de la guitare en même temps, qu’il a une jolie voix cassée qui donne envie de lui faire plein plein de choses.
Soit.

Mais le problème, c’est qu’il arrive un an trop tard, parce que ça va quand même être difficile, très très difficile de nous faire oublier le beau Gaël, ses petits airs penauds, ses bras puissants et son amitié si particulière avec Florian…

Gaël, ça fait un an, mais je t’aime encore.
Reviens !



Procellus, ou la fidélité.

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What I Like About You - 2×18 - The Interview (2)

30 janvier 2007

Holly : I’m taking a year off.

Val : … Sorry. I would answer you but I just had a stroke.

Holly : It’s just that Gary is so excited about going to N.Y.U., and Tina’s so excited about taking time off, and… I wanna be excited about what I wanna do !

Val : Okay, what do you wanna do ?

Holly : I don’t know. But isn’t that exciting ?

En fait, Holly Tyler, c’est moi !

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What I Like About You - 2×18 - The Interview (1)

Gary : Well, what are you gonna do ?

Holly : I don’t know… Well, maybe I’ll just take a year off and hang out with Tina !

Tina : I’m not hanging out ! For the first six months I’m gonna work in an animal shelter, and then I have a job at a vet’s office in TriBeCa !

Holly : Wait a minute…! So all these times that we say goodbye and I go home and listen to music, you guys are actually doing stuff ?!

Tina : Alright, alright, what is your backup plan ?

Holly : Oh my God you have backup plans too ?!

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ma télé et moi

The best defense against MTV is abstinence

16 janvier 2007


Une soirée devant MTV, ça donne ça :

On se tape d’abord un nouvel épisode de Room Raiders, où une fille va choisir son nouvel amoureux entre trois pauvres mecs, rien qu’en visitant leur chambre à la recherche de détails scabreux.
Elle va s’horrifier de trouver du porno sur un pc, ou se demander pourquoi il y a une trace de morsure dans le bout de cire à lustrer la planche de surf (la réponse étant : “it said it tasted like chewing-gum, and I got hungry“).
C’est beau, l’amour…

Après, on passe En Mode Christina Aguilera. Yihaaaaaaaa !
La bande-annonce nous vend une interview dans laquelle on va la découvrir “sous un angle complètement nouveau”.
Coïncidence ou pas, mais au moment où on nous dit cette phrase, la caméra filme Christina par en dessous, avec un gros plan sur son entrejambe. En arrière-plan, son décolleté plongeant.
Complètement nouveau ? Mouais, mouais…

Et l’interview commence. S’il fallait compter le nombre de fois où ils soulignent le fait qu’avec son nouvel album, elle fait un retour aux sources, et que ça tombe bien parce que eh, justement il s’appelle Back to Basics, et ça veut dire retour aux sources (c’est tout de même bien fait…), on n’aurait pas assez de nos vingt doigts.

Ah, c’était bon de la voir expliquer que non, elle ne pensait pas avoir été trop loin à l’époque de Stripped, quand elle se faisait fesser dans la boue en mini-short, ou qu’elle prenait des poses lascives avec ses tenues en cuir et sa choucroute sur la tête !

Après son interview, elle a dû avoir la peau bien douce, avec toute la pommade qu’on lui a passée : “oh Christina, comme tu es belle, et cette lumière flatte tes nobles traits…”
Heureusement qu’elle est effectivement fraîche comme un bonbon à la menthe et délicate comme une aile de papillon, parce que sinon j’aurais soupçonné le journaliste de ne pas être totalement objectif.

Pour s’aérer la tête - et parce que je n’aime pas Les stars pètent les plombs, voir des intello-comiques analyser des photos de tabloïds, j’ai du mal à voir l’intérêt -, on zappe quelques instants sur TF1.
Pas longtemps hein, juste le temps de voir Catherine Laborde recevoir le trophée du Grand Concours des Présentateurs, face à une Sandrine Quétier parfaite en ravissante idiote, dégoûtée de voir le prix lui passer sous le nez, mais bon, elle avait qu’à pas dire que la femelle du bélier c’est la bélière, aussi, la conne (bon, moi aussi je l’ai dit, mais c’est pas pareil !).

Puis retour sur MTV et Rien à Branler, leur nouvelle émission de libre antenne (comme à la radio, sauf que là on voit les animateurs… Concept). Ils posent une question et il faut appeler pour réagir.
Ce samedi soir, le débat faisait rage : “faut-il avoir peur du sexe anal ?”.

Procellus, ou la télé-poubelle rythme ma vie. Et c’est boooooon !

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ma télé et moi

Dans mon écran c’est beau

3 janvier 2007

En ce moment, c’est un peu la dèche, côté séries : la première saison de Dexter est finie (même que la fin c’était pas bien), Lost fait une petite pause de trois mois (même que Lost, ça fait un moment que c’est pas bien), Veronica Mars et Heroes, pareil, on fait une pause pour les vacances, et Avatar, on attend avec impatience que la saison 3 commence, même que s’ils pouvaient annoncer une date, ça serait plutôt cool.

Et si on ne regarde pas Plus Belle la Vie (parce que c’est chiant et que la vie ne sera jamais plus belle), ben on se fait un peu chier devant sa télé !
Du coup, je me suis plaint à qui voulait l’entendre de ma misère télévisuelle, et on a fini par me convaincre de me mettre à Farscape, en me le vendant comme un “Buffy, mais dans l’espace”.

Du coup, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, peut-être à une adolescente cheerleader qui se battrait contre des démons intergalactiques, ou un truc dans le genre.

Mais quand j’ai lancé le premier épisode, et qu’au bout de quinze secondes on nous montre le héros, j’ai été plutôt agréablement surpris :


C’est vrai quoi, on me dit Buffy, je pense “Sarah Michelle Gellar” !
Alors forcément, j’ai ouvert les yeux un peu plus grand, parce que le monsieur là, ben il est plutôt miam.

J’ai eu raison de garder les yeux grand ouverts, parce qu’après être passé dans son wormhole et être arrivé sur le Leviathan, les scénaristes ont eu la bonne, l’excellente idée de le déshabiller, et ça donne une scène qui pour moi est déjà culte :




Ben Browder, ou “je suis encore très baisable à quarante ans”.

Ah, oui, et l’épisode, ben euh, c’était bien, aussi.

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Zone Interdite : Noël en famille

19 décembre 2006


Dimanche soir, sur M6.  Une émission sur comment les gens fêtent Noël, ça devrait être choueeeeette !
En plus, le sommaire est bien alléchant : les parents cathos qui vont offrir une orange et un crayon à chacun de leurs neuf enfants pour célébrer la naissance de l’enfant Jésus, la mère ruinée qui a été obligée de placer ses onze enfants en foyer et qui va les récupérer pour cette soirée si magique…

C’est bon, c’est racoleur, on se croirait presque sur TF1 !

Et puis ça commence. Melissa Theuriau se balade dans le marché de  Noël de Strasbourg, et nous présente l’émission, que Noël c’est beau, Noël c’est chouette, Noël fait rire les enfants, guérit les écrouelles et peut d’un simple regard féconder un groupe de femmes ménopausées.

Au passage, elle prend sa voix grave pour nous glisser que quand même, y’a des gens pour qui Noël c’est pas une fête joyeuse. Oh bah oui.
Par exemple, les pauvres. Ils peuvent pas acheter des trucs chers aux gens qu’ils aiment, alors Noël, c’est pas vraiment pour eux. Et puis, les veufs et les orphelins ? Bah c’est un peu des party-poopers, avec leur deuil et tout ça…

Après cette parenthèse gratuite et inutile, mais imposée par le politiquement correct, il faut bien retourner à nos moutons :
“Mais heureusement, pour la plupart d’entre nous, Noël reste…”.

Alors voilà.
C’est une émission seulement pour les nous qui aimons Noël. Parce que c’est bien connu, la déprime de Noël, ça ne touche que les pauvres et les veufs.

Noël, ça n’est pas cette période de l’année où on a envie de se tirer une balle à force de voir tout le monde se contraindre à avoir l’air heureux.
Bien sûr que Noël c’est toujours le moment de l’année qu’on attend avec le plus d’impatience, même une fois qu’on a grandi et qu’on le voit de l’autre côté du miroir.

On va revoir la famille, faire plein de cadeaux à tout le monde, et tout ira bien. Laissons-nous gagner une fois de plus par l’esprit de Noël !

Procellus, or die tryin’.

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Ingrid Chauvin

5 décembre 2006

En octobre 1973, la petite Ingrid voit le jour à Argenteuil. Oui bon, on ne choisit pas forcément son lieu de naissance, donc on ne lui en tiendra pas rigueur.
Très tôt, elle décide de devenir comédienne, même si papa et maman Chauvin préfèreraient que leur fille adorée ait un vrai métier, parce que cracheur de feu, c’est rigolo cinq minutes, mais c’est pas ça qui va payer leur retraite et les traites de la maison hein !

Au grand regret de ses parents (et de miyons de téléspectateurs), Ingrid n’en fait qu’à sa tête, et fait des débuts fracassants dans deux émissions phares des années 90 : Le Miel et les Abeilles, et Salut les Musclés.
Elle a à peine vingt ans, et déjà un pied dans la cour des grands, toute prête à suivre la carrière des meilleures : Mallaury Nataf, Hélène Rolles, méfiez-vous de cette petite nouvelle !

Un conseil qu’elles auraient bien fait de suivre, ces deux là, parce que bientôt, la persévérance d’Ingrid est récompensée : elle obtient le rôle principal dans Femmes de Loi, à côté de la grrrrande, l’immense Natacha Amal (ah, TF1, ce vivier de stars quand même…).

Là, Ingrid peut montrer toute l’immensité de son talent.
Bon bien sûr, elle était super occupée avant, et en plus elle était pauvre, les sitcoms AB, c’est pas ça qui lui a payé l’Actors Studio.
Du coup, le seul truc qu’elle sache jouer, c’est la moue boudeuse. Mais putain, qu’est-ce qu’elle la fait bien !

A partir de là, tout va très vite : elle multiplie les apparitions, et va même jusqu’à faire Fort Boyard, parce que maintenant c’est une star reconnue, au même titre que euh… ben, les autres stars reconnues qui ont fait Fort Boyard, en cherchant bien, il doit y en avoir quelques unes…

Et puis, en 2005, son air renfrogné la mène à l’instant charnière de sa carrière : elle incarne Marie Kermeur,  l’héroïne de Dolmen, la saga de l’été de TF1 (et puis bon, sur TF1 on fait ça en famille, alors c’était elle ou Laurence Boccolini).

Ah, la belle époque… Il fallait la voir expliquer à grand renfort d’interviews qu’elle a une grande tresse à la Lara Croft pour Dolmen parce que sinon, comme son personnage a le même prénom que dans Femmes de Loi, le public risquait d’être tout confusionné…

Par contre, vu que Femmes de Loi lui a rapporté un petit pécule, Ingrid s’est fait refaire les lèvres. Et si avant son jeu d’actrice se divisait en “je prends mon air agacé” ou “je ne prends pas mon air agacé”, maintenant avec sa bouche de canard, elle a toujours l’air de tirer la tronche, quelle que soit la situation.

Qu’importe ! Grisée par le succès, Ingrid prend une décision qui va modifier à jamais le visage du P.A.F.: elle arrête la télévision, à commencer par Femmes de Loi. Une nouvelle qui fait l’effet d’une bombe, Ingrid fait la une de plein de magazines télé, ouah c’est trop fort on n’a jamais autant parlé d’elle, ralala si elle avait su plus tôt !

Depuis maintenant un an, Ingrid explique qu’elle veut se consacrer à sa carrière au cinéma (!!!), et peut-être qu’on la reverra dans Dolmen 2, si jamais “le scénario est à la hauteur du premier”. Bon, ok, elle ne place pas la barre bien haut, mais vu ce que TF1 a fait avec Le Maître du Zodiaque, on ne devrait pas la revoir de si tôt.

Comme ça fait un an qu’elle ne fait plus rien (bah oui, t’es mauvaise, t’es mauvaise… Fallait pas quitter TF1 chérie !), Ingrid a eu le temps de parfaire son jeu.
Elle a doublé sa palette d’émotions en apprenant à sourire naturellement : on jette la tête en arrière et on montre les dents en plissant les yeux.

Mais elle a eu raison d’y croire : toute fière de son nouvel apprentissage, elle revient sur le devant de la scène par la grande porte, et on comprend ce qu’elle voulait dire, quand elle parlait de “se consacrer à des vrais rôles au cinéma”.
Ingrid a rejoint les plus grandes au pinacle de la gloire, et est arrivée à la consécration de sa carrière : elle a été retenue parmi des milliers de candidates pour faire une apparition dans le nouveau clip d’Emmanuel Moire : Le Sourire.
Et ce rôle, il était trop fait pour elle.

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Family Guy 5×07 : Chick Cancer

1 décembre 2006
- Well, you wanna know what I learned this week ? Being a grown up sucks. Women, Brian, what a royal pain in the ass !
It’s like… It’s like… Why can’t you just hang out with guys ? You know, live with someone of your own sex, just do what you would do with women, but with your buddy, you know ?
Why don’t guys just do that ?

- They do. It’s called “being gay”.

- Oh ? That’s what gay is ? Oh yeah, I could totally get into that.

Procellus, ou si Family Guy n’existait pas…

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Veronica Mars

29 novembre 2006


A la première saison, j’étais sous le charme.
Woah, une série pour ados où l’héroïne n’est pas cheerleader, populaire ou gentille ?

Non, au contraire, suite au meurtre de Lilly Kane, sa meilleure amie, elle et son père sont devenus des parias.
Forcément, quand tu es le shérif et que tu accuses un des hommes les plus influents de Neptune (Californie) d’avoir tué sa petite fille chérie, tu n’en sors pas indemne.
Alors toute la ville leur tourne le dos, maman Mars s’en va, Veronica et son père sont obligés de déménager dans un PETIT appartement (haaan, comment c’est trop la honte !), et il passe de shérif à détective privé.

Pour corser un peu le tout et nous expliquer pourquoi Veronica va avoir les boules, on nous informe dès le premier épisode qu’elle a été droguée et violée l’année dernière, et que les autorités lui ont ri au nez quand elle a porté plainte.
Princesse Sarah, Candy, vous pouvez aller vous rhabiller, on a enfin trouvé une héroïne avec de vrais problèmes.

Ah, il faut la voir, pendant toute une saison, résoudre des enquêtes au lycée, aider son père à l’agence, tout en faisant chier ses anciens amis qui l’ont laissée tomber, mais aussi essayer de découvrir who the fuck a tué Lilly.

Ils osent presque tout, dans cette saison : les parents transsexuels, les enfants battus, les profs qui couchent avec les élèves, les personnages qui se droguent sans pour autant promouvoir le “just say no” de rigueur dans toute autre série.

Ensuite, saison deux.

Veronica s’est un peu calmée, par on ne sait quel miracle, elle a pardonné à presque tous ceux qui l’avaient traitée de sale pute borgne quand les choses allaient si mal (enfin si, on sait pourquoi, une série pour ados, ça doit véhiculer des vraies valeurs chrétiennes, sinon c’est pas drôle).
Elle arrête aussi un peu d’être méchante, parce que ça va quoi, c’est aussi une fille délicate qui a besoin qu’on lui dise qu’elle sent bon la violette.

Du coup, le générique ne colle plus du tout à la série : “A long time ago, we used to be friends”, c’était logique quand tous ses anciens amis étaient maintenant ses bêtes noires, mais maintenant que tout est pardonné, eh bien ça n’a plus aucun sens ! AUCUN !!!
Oui, oui, je me calme, pardon.

C’est aussi la saison où on essaye de donner une vie sentimentale aux personnages, mais il y a encore une intrigue principale qui empêche de vraiment se donner à fond sur cet aspect des choses.
Alors on lance plein d’histoires qu’on va tuer dans l’oeuf. Toi ta copine va partir en France, toi ton copain va partir en Australie, toi ta copine, ben euh… on va pas vraiment expliquer pourquoi vous arrêtez de vous voir, you just stop.

Heureusement, après arrive la saison trois !

Veronica entre à l’université, et là elle retrouve comme par miracle tous ses copains du lycée qui étaient super riches mais pas studieux, et pourtant tout le monde va à la même fac, on ne se demande même pas comment c’est possible.

Nouveau départ, nouveau générique, nouvelles bases.

Tiens, si on oubliait vraiment que Veronica était une badass chick ?
Maintenant, elle a les cheveux longs, un copain stable, elle est à la fac… Alors on va en faire une vraie fille !
Déjà, on oublie l’intrigue principale. Enfin si, on en met une, mais on va pas se faire chier à la rendre intéressante, non plus, on va juste se contenter de glisser un ou deux cliffhangers (bon, ok, il y a des trucs bien trouvés), ça plaît toujours.

Ensuite, comme Veronica est une fille, sa principale préoccupation, ça va être son petit ami ! Haan, est-ce qu’il me trompe ? Et comme je suis un peu détective, est-ce que je le suis ? Oooh, non c’est mal, je suis trop bêteuh !
Pour pas faire trop gnan-gnan, on va glisser dans chaque épisode qu’ils couchent. Veronica, c’est pas une pucelle, elle a pas peur du loup !

Et voilà comment en même pas trois saisons complètes, CW a réussi à tuer une série pourtant prometteuse, en en faisant un truc plat, inintéressant et plus creux que Le Miel et les Abeilles.

Ne ratez pas la prochaine saison de Dexter, dans laquelle il rentre dans les ordres et devient un prêtre miséricordieux et compatissant qui combat le crime à ses heures perdues en livrant les meurtriers à la justice.

Veronica Mars, ou the rise and fall.

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Role model

22 novembre 2006

Depuis tout petit je m’identifie aux personnages des livres ou des films que je vois. Quand je lisais Ca, pendant un mois, je me suis mis à bégayer (bon mais j’étais petit aussi, j’ai cette excuse).

Une autre fois, je lisais un livre où le héros est un dépressif chronique, et j’étais au bord du suicide pendant tout le temps de ma lecture.

Avec les films, pareil, il suffit que je regarde n’importe quelle merde pour que le métier du héros me fasse envie.
Ca peut être sympa : si je regarde La Momie ou un Indiana Jones, je me vois bien archéologue.

Quand je me suis mis à regarder Alias, hmmm, espion, pourquoi pas, ça a l’air super marrant !

Et puis après, j’ai grandi, il a fallu me trouver des modèles plus plausibles, non mais c’est vrai quoi.
Alors je me suis mis à regarder des trucs plus sérieux.

Pendant un temps, à force de regarder Six Feet Under, j’ai envisagé de travailler dans les pompes funèbres, après tout c’est un métier comme un autre.
Les collègues ne doivent pas être chiants, on n’est sûrement pas obligé de simuler la bonne humeur si on est de mauvais poil, et puis si David Fisher peut le faire, je peux aussi.

Et en parlant de David Fisher, récemment on m’a suggéré de regarder Dexter, avec le beau Michael C. Hall.

Dexter, le tueur schizoïde qui exécute ceux qui échappent à la justice.

Alors voilà, je me pose des questions.
Tueur en série, après tout, pourquoi pas ?

En plus, la façon dont il le présente, ça n’a rien de vraiment moralement répréhensible. C’est même un peu un justicier.
Un justicier qui n’aurait juste pas de sympathie particulière pour l’humanité.

On a déjà tellement de points communs (je veux dire quoi, déjà il a joué un personnage qui a le même prénom que moi !)…

Procellus, ou (enfin) un vrai projet d’avenir.

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American Dad ! 2×04 - Lincoln Lover

14 novembre 2006
- So then it’ cool to alienate gays ?
- Yes it is, son. Gays are the new blacks !

- Hugging you doesn’t make me gay, does it dad ?
- Only if you get a boner, son. Only if you get a boner…


Procellus, ou j’adore.

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Lost

31 octobre 2006

Après avoir téléchargé de façon farpaitement illégale un épisode de Lost,  je m’installe bien devant mon écran, je prends des gâteaux, parce que voir tous ces pauvres mecs qui meurent de faim à chasser du sanglier sur leur île, ça ouvre l’appétit.

Et je lance l’épisode.

A l’écran, une fille que je ne connais pas, dans une petite pièce.
Tiens, je me demande de qui ça peut être le flashback ?

Une autre fille arrive dans la pièce.
Je ne la connais pas non plus ?

Pourtant elles, elles ont l’air de bien se connaître, et de beaucoup s’apprécier, à en juger par la pelle qu’elles sont en train de se rouler.

Putain, c’est assez osé comme série, Lost, en fait.

Si ça se trouve ça va être un épisode sur le manque sexuel, et un des persos est en train de fantasmer à mort ?

Ah ouais, il fantasme grave quand même, une des deux filles a déshabillé l’autre et est en train de lui mordiller bouffer un téton en lui malaxant un sein, mais quel personnage est en train de flashbacker, purée ?!

Arrivé au cunni, j’ai compris que j’avais téléchargé un fake.

Procellus, ou une naïveté touchante, si si.

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