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Ce que la version 3.0 change pour moi

18 juin 2009

Aujourd’hui, comme une grande partie de la population mondiale, mon iPhone de David ! (c’est son nom) est passé à sa version 3.0. Ce qui veut dire, entre autres, que je peux maintenant envoyer des MMS.
Ouiii ! À moi les messages instantanés avec des images ! Je vais enfin pouvoir prendre des photos de mon cul et les envoyer à tout mon répertoire !

Un de mes premiers réflexes, une fois l’OS installé, a été d’envoyer un message à Keupine, pour qu’elle arrête de me narguer avec ses MMS à la con, que jusqu’à présent je ne recevais pas, et que son téléphone tût pûrri gère sans problèmes.
J’ai eu cette idée de génie, si si, vraiment, de faire parler l’image :

Sa réponse -malheureusement- ne s’est pas fait attendre :

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la technologie

Genius

20 janvier 2009

On n’arrête pas la technologie. Jamais. Telle la lèpre sur le corps d’un pauvre, elle progresse, implacable.
C’est ainsi que dernièrement, bravant tous les interdits et repoussant les frontières de la connaissance, les savants fous d’iTunes ont donné naissance à une application magique : Genius. Maintenant, un petit gnome se balade dans mon ordinateur et parcourt toute ma bibliothèque musicale, pour me proposer de découvrir des morceaux ou artistes qui pourraient me plaire -et il n’en profite absolument pas pour me dénoncer auprès de Big Brother comme un pirate patenté, non, ça serait contraire à son éthique de gnome.

Au fait oui, c’est comme ça, j’ai décidé que c’est un gnome, parce qu’il n’y a pas que les lutins dans la vie.

J’ai un peu de mal à faire confiance à ces suggestions, “vous avez aimé (…), nous vous conseillons (…)” : un jour où je regardais les conseils personnalisés d’Amazon, j’étais tombé sur “Infirmières Salopes III”, ou un truc dans le genre. Un peu interloqué, j’avais cliqué sur “pourquoi nous vous conseillons cet article ?”, qui est quand même un bonne question, vous avouerez (parce que bon, les infirmières salopes, c’est pas vraiment mon truc).
Et là, le gnome d’Amazon m’avait répondu : “parce que vous avez regardé cet article : ‘Les Bronzés font du ski’”.

Perplexe, j’avais décidé qu’à partir de dorénavant je me conseillerais plutôt moi-même, parce que si c’est pour dire ça, je peux le faire tout seul.

J’ai fini par craquer. Hier soir, par curiosité et ennui, je suis allé voir ce que Genius me proposait, au vu de mes goûts musicaux. Je n’ai pas été déçu.

Bien sûr, j’écoute de la merde : j’ai du L5, du High School Musical (parce qu’on peut écouter “Humu Humu Nuku Nuku Apua’a” en boucle sans jamais s’en lasser !), et il est possible qu’en cherchant bien, on trouve un peu d’Emma Daumas.
Mais merde, j’écoute aussi des trucs d’homme, en plus de Kylie et Madonna j’ai plein de Green Day, d’Oasis, de Britney, et même un peu de Silverchair et de Nirvana, parce qu’au fond je suis trop grunge et underground -à cela près que je choisis de me laver les cheveux et de ne pas mettre de tipp-ex sur mes chaussures.

Alors je ne vois pas, mais vraiment pas où cet enculé de bâtard de gnome est allé me chercher ça, et je proteste, avec toute l’énergie du désespoir :

On n’arrête pas la technologie.
Mais parfois, quand même, on devrait.

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la musique, la technologie

I am the Doctor, run for your life.

9 décembre 2008


Doctor Who. La meilleure série du monde de tous les temps de l’univers -en ce moment. Je l’ai découverte grâce à Torchwood, l’autre meilleure série du monde de tous les temps de l’univers. Oui, je suis infidèle, et alors ?
Après une première saison assez… curieuse, la série a fini par démarrer, et au bout de la quatrième j’étais complètement accro, au point de trouver Donna attachante, et c’était pas gagné.

Le seul problème de Doctor Who, c’est qu’en ce moment ils font une petite parenthèse d’un an, le temps de changer d’acteur en douceur sans qu’on ne remarque rien. Ca crée un léger manque : trois mois à ne regarder qu’une seule série, jusqu’à en connaître le générique par cœur (au bout de trois mois j’ai appris quatre notes, tout ça grâce au programme intensif du professeur Kawashima, oui ma bonne dame), à en acheter plein de produits dérivés à Londres, comme ce ravissant Dalek animé qui me regarde quand je mange.

Les Daleks, c’est trop des salauds : des espèces d’organismes mutants enfermés dans une carcasse de ferraille, dont l’unique but dans la vie tient en un seul mot, leur slogan : exterminate !, scandé d’une voix métallique insupportable.
L’univers de Doctor Who est assez bien résumé par la description que Wikipedia fait des Daleks : “Ils ont la forme d’un gobelet en plastique retourné mais possèdent des armes puissantes”.
Voilà voilà, une fois qu’on a dit ça, je crois qu’il n’y a pas grand chose à ajouter.

Fan absolu de cette série à mi-chemin entre Chapeau Melon & Bottes de Cuir et… euh… je sais pas, une série de science-fiction qui serait bien, à l’humour so British, je ne pouvais pas ne pas (attention lecteur, cette double négation n’est là que pour te perturber) lui rendre un vibrant hommage, je suis ce genre d’homme.

J’aurais pu me contenter d’un article sur mon blog, et rejoindre tous les groupes Doctor Who/ Torchwood/ David Tennant (Daviiid !) sur Facebook. Mais ça ne suffisait pas. J’ai donc décidé de relooker mon téléphone intégralement aux couleurs de mon héros, un peu comme si j’avais treize ans et que je collais des posters de Tokio Hotel partout sur mes affaires, sauf que là c’est moins la honte.

Et en avant le fond d’écran Doctor Who, et que je t’écume tous les sites du monde pour trouver une bonne sonnerie de ma série chérie.
Je suis difficile : il me fallait une sonnerie originale, que je reconnaîtrais entre mille, et qui me replongerait immédiatement dans l’univers Doctor Whoesque que j’aime tant. Au bout d’une semaine de recherches, à télécharger plein de sons, j’ai fini par trouver la sonnerie de mes rêves. Son seul problème, c’est qu’elle est difficile à assumer. Bien sûr, quand je suis en bonne compagnie, je peux m’amuser à faire sonner mon portable jusqu’à m’en faire saigner les oreilles, mais au boulot ou en société (donc surtout au boulot, en fait), je dois absolument penser à le mettre en vibreur, sinon…

Sinon, il se passe ce qui est arrivé aujourd’hui, pendant que je lisais mon Mickey Parade difficilement arraché des mains d’un petit garçon tout pouilleux ou que sais-je, dans la salle d’attente bondée de mon médecin, lieu de recueillement et de silence s’il en est.
Je tourne la page. Je sens ma poche qui vibre. Et avant que j’aie pu me rendre compte de ce qui se passait, mon téléphone se met à crier :

Même en ayant habilement troqué mon Nokia monochrome tout pourri contre un iPhone, ça n’est pas encore cette fois que je vais rompre la malédiction du portable honteux.

C’est bien dommage.

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la technologie, ma télé et moi

Mais comment faisions-nous avant ?

23 octobre 2008

C’est vrai quoi, comment nos ancêtres ont pu vivre tant d’années sans wi-fi et en ne pouvant donc pas s’envoyer des mails (super intéressants, soit dit en passant : le message est reproduit dans son intégralité) à travers la porte de la salle de bains ?

L’iPhone et l’iTouch (l’iPhone du pauvre, donc), ou l’assurance de passer des vacances réussies.

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dehors, la technologie

Jusqu’ici tout va bien

20 octobre 2008

Depuis tout petit, je suis légèrement maladroit. Mon père avait même l’habitude de dire que j’avais deux mains droites (oui, parce que gaucher, tout ça…). Ca a commencé très tôt : pendant une réunion de famille, à l’époque où mes parents n’avaient pas encore divorcé (c’est dire si ça remonte, quand j’avais six ans ils n’étaient déjà plus ensemble), on m’avait mis à table, avec les grands. Trop la classe.
On m’avait même laissé utiliser de la vaisselle d’adulte, pour une fois je ne mangerai pas dans ma gamelle Mickey. Funeste erreur : à peine on m’avait porté un verre à la bouche que je t’y plantais mes petites dents de lait, argn ! Une cassure nette. On me ressort le morceau de cristal de la bouche (chez les Procellus, on ne boit pas dans des verres de cantine), et on m’interdit de boire dans autre chose que du plastique jusqu’à mes trente ans (courage, en 2012 ça sera bon !).

Il y a aussi eu la fois où j’ai posé la main (volontairement, pour voir si c’était sec) dans le mastic fraîchement posé de la fenêtre qu’on venait de changer, qui a donc l’empreinte de mon doigt depuis ce jour –j’avais dix-sept ans ; celle où à force de jouer au con je suis tombé dans le port d’Athènes, dans la zone de plaisance, où tous les bateaux vident leurs toilettes (là j’étais plus jeune) ; ou encore le jour où on est arrivés très en retard à un déjeuner familial parce qu’on avait dû faire un détour d’ urgence chez le médecin : le petit s’était planté un hameçon dans le doigt, et même en forçant on ne pouvait pas l’enlever.

Bref, je n’en loupe pas une. J’aimerais bien faire partie de ces gens qui savent faire trois pas sans se péter la gueule ou faire exploser le sanibroyeur dans la chambre d’hôtel d’un pays dont ils ne parlent pas la langue, mais non.

J’ai beau être prudent, faire attention à mes affaires, je n’y peux rien, je suis maladroit. Un jour où je voulais refermer le MacBook, j’ai réussi à le faire tomber du haut de ma table, rebondir contre un pied de chaise, et je l’ai regardé s’immobiliser comme une merde sur la moquette.
Intact.

C’est ça l’avantage de ma situation : à force de catastrophes, j’ai fini par neutraliser le mauvais Ju-ju. Je lâche tout, mais plus rien ne se casse.
Le verre qui tombe dans l’évier ? Pas une égratignure.

J’avais quand même un peu peur, quand j’ai eu l’iPhone : il a remplacé mon ancien portable, dont je me servais comme réveil. Comme son prédécesseur, je le pose tous les soirs sur ma table de nuit, en attendant qu’il chante au petit matin pour me dire de me lever.
Mais l’iPhone n’est pas un vrai portable, il n’a pas de touches en relief qui l’empêchent de glisser sur une table aussi lisse que lui.
C’est ainsi que tous les matins, visant comme un pied, je fais taire mon téléphone en l’envoyant bouler par terre.
Wizzz… Shebam.

Et tous les matins, il se relève sans une égratignure.

Pourvu que ça dure.

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la technologie

Wouah. Trop, trop wouah.

23 avril 2007

Vous en avez assez de votre vieil XP qui plante tout le temps depuis qu’ils ont voulu mettre leur saloperie de mise à jour de validation de Windows (cette bande de cons de paranos) ?
Vous l’avez réinstallé et activé tellement de fois que les filles de chez Microsoft vous regardent d’une sale oreille quand vous appelez, sous-entendant que vous êtes assez con pour avoir une version pirate et quand même demander à la hotline de la faire marcher ?
Vous vous dites, entre deux sanglots, que vous êtes pourtant quelqu’un de bien, et que c’est pas possib’ qu’est-ce que vous avez fait pour mériter ça ?
Arrivé au bout du rouleau, vous vous dites : quitte à reformater le disque une énième fois, si on passait à Vista, eh ?

Rien de plus simple, il vous faut :

- Une chèvre;
- un joli CD d’installation de Vista acheté à bas prix à une jolie jeune fille aux yeux bridés et à gros seins;
- un PC de merde (pléonasme)
- votre vieux CD d’installation d’XP;
- quelques chastes jeunes filles;
- des heures de patience.

1 - Commencez par égorger la chèvre. Barbouillez-vous le visage de son sang, tout en pratiquant une dans rituelle autour de sa dépouille. Au mieux vous vous attirerez la sympathie des dieux, au pire ça ne sert à rien mais vous vous serez changé les idées avant de partir pour l’enfer.

2 - Mettez le CD de Vista dans le lecteur. Redémarrez à partir dudit CD. Regardez l’installation se dérouler sans problème.
Naïvement, croyez-y.

3 - Sacrifiez une de vos vierges en remerciement, à la fin de l’installation.

4 - Remarquez avec stupeur que non, Vista ne s’est pas installé par dessus XP, il s’est simplement assis à côté. Ne vous étonnez pas des conflits que ça crée, forcément, pendant une révolution, si le nouveau dictateur ne tue pas le précédent mais s’installe à sa droite en lui faisant un câlin, le peuple est tout confusionné.

5 - Sacrifiez une autre vierge, ça peut pas faire de mal.
Cherchez comment formater avec Vista, rendez-vous compte qu’on ne peut pas.

6 - Sortez votre vieil XP d’une boîte tout poussiéreuse pleine de vieux souvenirs (il s’en est passé des choses depuis janvier). Lancez le formatage, et vite vite vite, une fois que c’est fini et qu’XP veut s’installer, échangez les CD.
On peut reprendre l’installation de Vista sur un disque propre, lavé des précédentes souillures de Microsoft.

7 - voir 3.

8 - À présent que tout s’est bien déroulé, arrachez-vous les cheveux, griffez-vous jusqu’au sang, massacrez le reste de vos vierges à coups de pelle, mais ne vous étonnez pas de la merde dans laquelle vous vous êtes mis, tout seul comme un grand.

Les vrais ennuis commencent maintenant : configurer Vista (i.e. ne pas avoir Explorer comme navigateur par défaut, faire sortir le son par les haut-parleurs - un truc inimaginable), le challenge d’une vie, même les mecs de Microsoft ont l’air d’avoir baissé les bras.

9 - Lancez un regard amoureux à votre Mac. Réfugiez-vous dans le réconfort de son clavier.

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Les vacances de la lose

6 mars 2007

C’était plutôt mal parti. Après avoir changé de tour, le PC est mort une première fois. Mais mes soins délicats l’avaient ressuscité. C’était sans compter sur mon karma.

Le lendemain des réparations, la méchante nouvelle alimentation a tué la carte mère, en laissant quand même intact le processeur.
Le processeur de Procellus, c’est du solide, il résiste à son ventilateur, aux faux contacts de l’alimentation, aux coups de marteaux et aux insultes.

J’ai donc passé la fin de ma première semaine de vacances à courir à Montgallet jusqu’à trois fois par jour pour en acheter une nouvelle, et racheter de la mémoire en me faisant gronder par le monsieur du SAV parce que j’avais pas pris le bon modèle de carte, mais c’était pas ma faute en fait, on ne vend plus de cartes comme il m’avait dit de prendre.

Ensuite je me suis fait traiter de pirate par les gens de Microsoft, parce que forcément, activer Windows à deux jours d’intervalle, ben c’est louche.
Mais bon, en allant chercher au fond de moi une patience insoupçonnée, j’ai quand même réussi à le faire remarcher.
Vive moi ! Je suis un surhomme !

Et maintenant, je peux enfin en profiter, les doigts de pieds en éventail, à boire des milk-shake à la banane toute la journée, à faire souffrir mes Sims tant que je veux (hein, quoi, non c’est pas une vengeance !), et à surtout ne pas penser que dans une semaine, je devrai retourner à Happy Time.

Ne rien faire, c’est quand même choueeeeeette !

Procellus, ou tout ça pour dire…

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La lose, quand elle te tient…

28 février 2007

Ca fait deux jours que je suis en vacances.
C’est facile pour m’en souvenir, parce que ça coïncide tout pile avec le début de ma crève, à avoir la gorge en feu, à me moucher toute la journée, et à être plein de courbatures tout partout aïeuh.

C’est pas grave, hier, j’ai décidé qu’un petit rhume de rien du tout n’allait pas me gâcher mes vacances, alors je me suis dit que j’allais aller à la piscine. Comme ça, au moins, je saurai pourquoi je suis malade.

Pas de bol, la piscine est fermée, inventaire, travaux, tout ça tout ça.

Bon bah tant pis, je rentre chez moi, et comme ça je vais pouvoir changer la tour du PC, vu que ça fait un petit moment qu’elle vibre bizarrement, et que j’ai une tour toute neuve dans un carton depuis une semaine.
Et puis c’est vrai quoi, maintenant que j’ai un Mac qui marche bien, je m’ennuie un peu, c’est le moment de trifouiller le PC.

Allez, banzaï, ça doit pas être bien compliqué à faire !

D’abord, je dévisse tout ce qui est dévissable.
Après, je la retourne, je la secoue pour que tout s’en détache, et je revisse tout ce petit bazar dans la nouvelle.
Et voilà, une tour toute neuve !

Hmm, comment ça ça marche pas, et il faut tout reconfigurer ?
Je passe plusieurs heures au téléphone avec ma maintenance informatique pour finalement trouver la solution tout seul comme un grand.

Peu de temps après, le ventilateur du processeur meurt, dans d’atroces souffrances. Bon, qu’est-ce qu’on fait quand le pacemaker vient de griller ?
Bah, on en rachète un autre…

Du coup aujourd’hui, j’ai découvert qu’aller à Montgallet en vélo, avec un rhume et le vent de face, c’est pas facile.
Et puis on remet ça, youpie, je redévisse tout, secouage, remontage du nouveau ventilateur, je brûle un cierge, je sacrifie une jeune vierge et un agneau et je me rase la tête en signe d’humilité, et j’allume.

Et rien ne se passe.
&”#@%& ???!!!!

Pour la troisième fois en deux jours, je redémonte et remonte ma carte mère, en prenant bien tout mon temps et en faisant attention à ce que je fais, on sait jamais, si ça se trouve ça va changer quelque chose…
Miracle, la lumière se fait, et jusqu’ici tout va bien.

Enfin bref, tout ça pour dire que je vais pas baiser tout de suite.

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We only come out at night

1 février 2007

Il y a un mal ancestral qui rode dans ma cuisine. Plus méchant que la date de péremption dépassée, plus vicieux que les vilaines tâches de graisse qui ne partent pas même avec du Cillit Bang, et même pire que les verres ébréchés qui font tout bizarre quand on boit là où c’est abimé.
C’est dire, hein ?

Je l’avais déjà vu quand j’étais chez ma mère, il m’avait trouvé, sans que je le comprenne. Les nuits sans lune, quand tout était calme (contrairement aux autres nuits où Maman Procellus faisait une teuf d’enfer dans la cuisine), il sortait de sa tanière pour s’attaquer méthodiquement à ses proies, une à une, jusqu’à les contaminer toutes.

Son repaire, je le connais. Il se cache dans le lave vaisselle, sournois, à épier ce qu’on y dépose. Je ne sais pas ce qu’il veut, ni comment en venir à bout, ou si je dois appeler Buffy ou Van Helsing ou les Ghostbusters.

Ce mal, j’ai décidé de lui donner un nom, pour en avoir moins peur : vu qu’il fait des vilaines tâches brunâtres je vais l’appeler… “rouille” [ʁuj].
Voilà, maintenant qu’il a un nom, peut-être que si je lui fais prononcer à l’envers, il disparaîtra ? Mais faire dire “elliuor” au démon qui habite dans le lave-vaisselle, ça va pas être facile, accroche-toi hein.

Il ne me reste plus qu’à le comprendre, avant de le vaincre. Alors voilà, aujourd’hui, je lui pose la question bien haut : pourquoi, mais pourquoi est-ce que tu ne t’en prends qu‘aux couteaux ?!
C’est même pas logique, au début je pensais que c’était parce qu’ils avaient une plus grande surface en contact avec l’eau / le produit / le whatever attaque que tous les autres couverts, mais en fait non, les cuillers à soupe ont une surface encore plus importante, alors non, vraiment, je ne vois pas.

Mais un jour, oh oui, un jour, je comprendrai, et je le vaincrai.
Et ce jour, là… J’aimerais mieux pas être lui.

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la technologie

Once you go Mac you never go back

30 janvier 2007


Raaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !

Avec sa pomme qui brille dans le noir, le MacBook, en fait, il est presque plus fort qu’un Luminou.
Ouais.

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la technologie

Mes infidélités

28 janvier 2007

Je ne sais plus vraiment depuis quand on est ensemble, P. et moi. Je crois qu’on a été présentés officiellement en décembre 2001 ou 2002. On se connaît par coeur, il sait des choses sur moi que personne d’autre ne sait, et inversement.
Je l’ai soutenu quand il était au plus mal, j’ai passé des nuits blanches parce qu’il n’était pas là, je le connais jusqu’au plus profond de sa petite personne.

Il m’a suivi dans tous mes choix, parfois il a été ma seule vie sociale, mon seul ami.

Et puis, il n’y a pas très longtemps, on j’ai rencontré l’autre. Tout jeune, super beau, bien dessiné, bien foutu…
Je ne sais rien d’autre de lui, à part ça, et une réputation quand même impressionnante.
Le goût de la nouveauté, tout ce que P. n’a pas et que je voulais, lui, l’a. Et en mieux.
C’est plus fort que moi, c’est physique, il me le faut !

Je me suis interdit de faire quoi que ce soit pendant des jours, des semaines. Ca risquait de trop me coûter, je ne le connaissais pas vraiment… Ah, j’en ai fait chier du monde avec mes hésitations !
“Je le veux ! Rah mais il faut pas, c’est mal, qu’est-ce que je vais faire quand je l’aurai eu, ça sert à rien ! Mais je le veux, je sais pas quoi faire, bouhouhou !”.

P. a bien compris que quelque chose n’allait pas. Alors je lui ai dit que depuis quelques temps, je pensais à un autre.
Je lui ai expliqué que ça ne changeait rien, j’avais encore besoin de lui, que personne ne pourra jamais le remplacer.
Il m’a promis qu’il allait essayer de changer, de s’améliorer, mais je sais que tout ce qu’il veut, c’est ressembler plus à l’autre.

Ca n’a pas été suffisant. Son changement, j’y crois, mais c’est trop tard, je pense à l’autre tout le temps. Je passe devant lui tous les jours à Happy Time, même si ça n’est pas du tout, mais alors pas du tout sur mon chemin. Juste pour le mater discrètement.
J’en parle à tout le monde, tout le temps, tout le temps.

Et puis hier, j’ai sauté le pas. Je me suis dit que la vie était trop courte, et que ça ne servirait à rien de passer mon temps à y penser sans rien faire, ça me rongeait. Et je ne veux pas me retrouver un jour avec des regrets à la pelle.
Alors voilà, je fais ce que je dois faire, and let’s move on.

Le plus dur, ça sera de me débarrasser de toutes ces habitudes que j’avais prises depuis des années, et d’arrêter de les comparer, mais en tout cas, je ne regrette rien, parce qu’après des débuts un peu chaotiques, mon nouveau bébé s’est parfaitement intégré dans son nouveau foyer.
Même PC n’est plus jaloux.


Procellus, ou j’ai deux amours.

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la technologie

Es una obsesión

9 janvier 2007

Une de mes grandes occupations depuis que j’ai un ordinateur, c’est de tagger mes mp3 : j’aime bien que tout soit bien rempli, le nom de l’artiste, du morceau, de l’album, et si possible une belle illustration.
Comme ça quand le morceau est en lecture dans l’iPod ou dans Musicmatch, ben c’est tout joli, on voit bien qui chante, de quel album ça provient, et y’a même la pochette dudit album, oh wouaouh c’est trop la classe, petit orgasme.

Et maintenant, avec internet et toutes ces technologies modernes qui font peur ralala je sais pas comment ça marche ça doit être le Diable, c’est encore plus pratique : on met le CD dans le lecteur, on lui dit “tu rippes, et tu cherches les infos !” et il le fait, parce qu’il y a un mec qui s’est pris la tête à rentrer tout ça pour nous dans la machine.

Ou même encore mieux, de temps en temps les infos sont directement dans le disque, y’a même pas besoin de demander à l’ordi de chercher quoi que ce soit, ça tombe tout cuit.

Sauf que voilà.
Il arrive que le mec de la maison de disques soit un peu fatigué, et il écrit n’importe quoi. Et là on arrive sur la deuxième de mes grandes occupations : corriger les fautes d’orthographe.

Sur un de mes mp3 provenant d’un CD officiel (si si c’est possible), taggé directement par la maison de disques, ça fait des années que je vois la même faute, toujours, et qu’elle m’énerve. J’essaye quand même à chaque fois de passer outre, “non mais de toute façon c’est de la merde, on s’en fout !”.
Parce qu’en plus, il faudrait renommer le fichier, comme le nom est mal écrit là aussi, et après faudrait changer les chemins d’accès de tous les programmes qui lisent le morceau, et bouh, la flemme.

Et tout à l’heure, je chattais tranquille peinard, quand j’ai posé les yeux sur la barre des tâches, pour voir quel morceau arrivait. C’est là je l’ai vu défiler. Le nom avec la faute.
Grosse comme un gros nez difforme au milieu d’une toute petite figure (Barbra Streisand, si ta patate te permet quand même de nous lire…).

Alors j’ai essayé de ne pas y penser, et j’ai tapé tout ce post qui ne sert à rien mais qui a quand même fait passer assez de temps pour revenir à un morceau écrit sans faute (mais en même temps, écrire de la merde, ça permet aussi de pouvoir écouter la moujique, technique, technique…). Ouais, une fois encore, mon esprit avisé a eu raison de ma névrose.

Mais les L5 ne savent toujours pas que “ce que je veut de toi”, bah en fait ça s’écrit avec un “x”, et la prochaine fois que je le verrai, ça va encore m’écorcher les yeux.

Procellus, ou la catharsis (raaaaaaaah putain ça va mieux).

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Que la lumière soit

30 novembre 2006

Il y a de ça huit mois (voire neuf, voire dix), une des ampoules de la salle de bains est morte. Pas de chance, c’est celle qui était au dessus du miroir du côté où je regardais d’habitude pour me raser.

A l’époque, j’avais essayé de la changer, mais une fois la nouvelle ampoule en place, toujours pas de lumière.
Étant quand même un sacré malin, je me suis dit que j’allais remettre l’ancienne, vu qu’apparemment, le problème venait plutôt du plafonnier. Autant garder la neuve pour quand j’en aurai vraiment besoin.

Et l’autre soir, en me perçant mon abcès, je me suis dit que ça serait quand même mieux avec de la vraie lumière, parce que là, avec la bouteille de tequila et mon éclairage bancal, c’était quand même un peu sordide.

Donc hier, j’ai dévissé l’ampoule qui ne marchait plus, pour essayer de voir comment est fichu le système électrique, et d’où peut venir le faux contact.
Là, je me suis rendu compte que le filament pendait tout mollement (CTB).

TIens, si ça se trouve, ça ne venait pas du plafonnier mais bel et bien de l’ampoule, qui a l’air aussi morte que possible ?
J’ai repris mon ampoule de rechange, et cette fois-ci, je l’ai vissée jusqu’au bout.

Procellus, et au bout de huit mois, la lumière fut.

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la technologie

Tout est plus beau en stéréo

19 novembre 2006

Tout à l’heure, je marchais dans la rue, l’iPod vissé sur les oreilles, en oscillant la tête et en agitant la main qui tient bien fermement ledit iPod presque en mesure, comme ils montrent dans la pub, pour que les gens voient bien que j’en ai un, sinon les écouteurs sont quand même un peu trop discrets, et il ne se remarque pas (non, je n’ai pas fait de faute, je parle de l’iPod, pas des écouteurs ! Maha !).
Et je veux dire, quel intérêt d’avoir remplacé ma vieille clef USB / lecteur mp3, si personne ne le sait ?

J’ai monté un peu le volume, parce que c’est chiant, certains morceaux sont moins forts que d’autres.
Au bout de trois minutes et des bananes, le morceau pas fort s’est fini.

Là, nouvelle piste, forcément, parce que si c’est pour écouter un morceau et c’est tout, c’était pas la peine de passer dix minutes à désembrouiller le fil des écouteurs puis de bien tout remettre en bordel dans ma poche.

Pendant que le morceau passait, un peu trop fort parce que je venais de monter le volume, je me suis gratté l’oreille, comme de toute façon personne ne me remarque, tout le monde s’en fout que j’oscille la tête et la main en mesure.
Cons de gens.

Là, le volume + se toucher l’oreille ce qui fait qu’on a l’écouteur un peu plus profond = ça a joué vachement fort dans mon oreille droite.
Et je me suis rendu compte que du coup, à gauche j’entendais le chanteur qui faisait lalalala, alors qu’à droite, un instrument encore non identifié faisait poum poum poum.

Et c’était chouette.

Procellus, ou non bah rien en fait.

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Plic, ploc

3 novembre 2006

En plus de l’odeur de Litchi, j’ai un problème dans ma douche.

Ca va bien faire plusieurs mois (ça a commencé quelques semaines après avoir changé de pomme de douche, parce que le tuyau était percé et qu’ils ne vendaient que des ensembles “tuyau + pomme”, alors j’avais été obligé de tout remplacer) que la pression du jet  de ma douche a bien diminué.
Dernièrement, j’ai un peu l’impression de me laver dans un ruisseau, mais avec de l’eau chaude.

Alors, ce matin, porté par un sentiment de révolte et d’injustice, comme toutes ces femmes qui chaque mois sont trahies par leur serviette, j’ai décidé de faire quelque chose.

Je suis passé à la force de jet supérieure.

Puisque la position “douche toute bête” est devenue trop faible, on va passer à la position “massage“, qui fait mal d’habitude. Normalement, même si l’eau ne sort pas par les mêmes trous que dans “douche“, et qu’elle est projetée plus fort, grâce à la perte de pression, je devrais avoir un semblant de douche normale.

Oui mais non, pas du tout.
La pression est plus faible que ce qu’elle devrait, mais l’eau jaillit quand même assez fort, et quand elle atteint mon corps ferme et musclé, elle se pulvérise en une délicieuse petite bruine qui s’en va faire tout froid tout partout, surtout en contraste avec l’eau qui arrive très chaude.

Du coup, je suis revenu au ruisseau, au moins je me caille pas.

Procellus, ou cet enfer qu’est ma vie.

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Monsieur bricolage

9 octobre 2006

Ca fait une petite semaine que mon PC s’est mis à faire des bruits bizarres, au début je savais même pas d’où ça venait.
Et puis, il y a quelques jours, on a passé un cap. Le bruit est devenu plus fort. Tellement plus fort que je l’entends même si je suis devant la télé.

Alors je me suis décidé à faire quelque chose.
Comme il y a plein de petites vis dans l’ordinateur, j’ai sorti mon gros outil :
Cet outil, c’est mon père qui me l’avait offert. Comme il l’avait vu chez un copain à lui, Heiko (comme Heidi),  il a toujours appelé ça une heikette. Et le nom est resté.
Oui, la heikette n’est qu’un couteau suisse amélioré avec une scie à métaux et un cran d’arrêt, pour certains modèles (la mienne, elle fait même tire-bouchon. Ouais).

Donc, comme le PC est dans ma chambre et que je ne me voyais pas traverser toute la propriété pour aller chercher un tournevis, j’ai attrapé la heikette, toujours posée à proximité du bureau.

En me penchant pour écouter d’où venait le bruit, j’ai compris.
C’est le ventilateur de la carte graphique qui est en train de mourir. Il patine, ou il frotte contre quelque chose, ou je sais pas, mais c’est pas bon signe.

Noooooooon !
Meurs pas, reste, ne va pas dans la lumière, papa t’aime, papa a besoin de toi !

En plus, je peux carrément pas changer de carte graphique, et je me vois encore moins changer le ventilateur.

Alors, de guerre lasse, je replie la heikette et m’en sers comme d’un marteau, pour essayer de bien remettre le ventilo à sa place.
Who’s yer daddy, bitch ?!

Et bingo.
Fini, le bruit !
Et cet article est la preuve pas vivante mais presque que ça marche toujours aussi bien, héhéhé !

Procellus, ou le génie du bricolage. Quand même.

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Le bonheur, c’est simple comme…

27 septembre 2006

Je n’aime pas le téléphone. Je n’ai jamais aimé ça. Le téléphone, c’est beark.
J’ai toujours peur de n’avoir rien à dire, alors du coup, je suis tellement stressé qu’en effet, je ne trouve rien à dire.

Quand j’étais petit, une fois, j’avais fait semblant d’appeler mon grand-père pour le remercier de ma carte d’anniversaire.
J’avais décroché le téléphone, fait semblant d’appuyer sur les touches, et j’avais fait la conversation dans le vent :
“Oui, c’est David… Merci pour la carte hein… Oui, et toi ?… D’accord… Bisous !”, en faisant bien attention de laisser des blancs quand il était censé me parler.

J’étais même plutôt fier, mon mensonge avait tenu assez longtemps, jusqu’à ce qu’il se plaigne de ne pas avoir eu de remerciements.
Damn you, sale vieux !

Ensuite, ça n’a pas été en s’arrangeant.
Quand j’ai eu le portable, la première chose que j’ai appris à faire, ça a été les SMS. La seconde, ça a été d’activer le renvoi automatique sur messagerie.
Depuis, je m’en sers presque exclusivement pour les smeusse et écouter le répondeur.

Bon, je ne me plains de rien, en général j’y trouve mon compte (sauf quand on m’appelle pendant une demi-heure pour me parler de la chouette harfang et des lemmings). On peut très bien vivre sans parler au téléphone.

En général, parce que là ça fait trois mois qu’il faudrait que j’appelle K par K pour réparer mon volet, que je suis obligé d’ouvrir à coups d’épaule (puis à grands coups de tête, quand il est trop haut pour mon épaule) tous les matins.
Et il faudrait aussi que j’appelle Céline, pour me réparer ma dent, parce que aïeuh, et c’est de pire en pire.
Mais rien que de penser que je vais devoir prendre les rendez-vous par téléphone, ça me… brrrr.

Je rêve d’un monde meilleur, un monde plus beau, dans lequel on pourrait faire ces démarches par SMS, mail, pigeon voyageur ou signaux de fumée.
Ou alors d’un monde où j’aurais un secrétaire particulier qui s’occuperait de ce genre de choses.

Procellus, ou des névroses handicapantes.

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Le vélo pour les nuls

19 septembre 2006

Le métro, ça coûte cher, à force. Alors j’ai pris mon vélo pour sortir, et j’ai voulu regonfler la roue, avant de partir, comme ça faisait longtemps que je ne m’en étais pas servi.
Au moment où j’ai commencé à pomper, ça a fait pschhhhhhhhhhhhhhht, et la roue s’est retrouvée toute raplaplapla.
Le diagnostic a été que la chambre à air était niquée, probablement au niveau de la valve.

Rapidement, j’ai évalué mes options.
Tout d’abord, je pouvais aller dans un magasin de cycles, acheter un kit de réparation, revenir avec le kit à la maison, enlever la roue, en retirer la chambre à air, la tremper dans l’eau, repérer l’endroit où elle fait des bulles, le marquer avec un feutre, poncer un peu à cet endroit, retrouver la marque une fois qu’elle a été effacée par le papier ponceur, coller une rustine sur le trou, remettre le tout en place, regonfler, et voilà, la roue est réparée et c’est trop du bonheur.

Ou alors, je pouvais acheter une nouvelle chambre à air.

Plan B, donc. Je file acheter ma chambre à air, ricanant intérieurement d’être aussi malin, pour avoir pensé à ça tout seul.

Quand je rentre, Papaprocellus me téléphone. Tout fier, je lui annonce :

- J’ai acheté une chambre à air !
- Ah bon, ton vélo a crevé ?
- Duh. A ton avis ?
- Ah ben c’est bien… Et tu vas savoir démonter le pneu, tout ça…?

C’est quand il m’a dit ça que j’ai compris mon erreur.
Dans le kit de réparation que je n’ai pas, il y a le démonte-pneu.
Il va falloir que je démonte un pneu sans démonte-pneu.
Gniiiiiiiii !

Vite vite, je fouille dans ma trousse à outils (i.e. le bas du placard de l’entrée, où je jette tout le surplus de vis des meubles Ikea).
Je n’ai rien qui pourrait vaguement ressembler à un démonte-pneu.

Pas grave, dans une autre vie, j’étais Mac Gyver. J’élargis le champ des recherches, et je trouve l’outil qu’il me faut.
En cinq minutes (une demi-heure en comptant le temps de recherche du matériel adéquat), la roue est changée.

Avec comme seuls outils une petite cuiller et un tournevis.

Procellus, ou demain je fabriquerai une bombe avec du chewing-gum et une montre.

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Random

18 septembre 2006

Depuis que je suis en âge d’écouter de la musique au laser (use the force, Luke !), il y a une chose que j’adore faire : c’est lire les morceaux en aléatoire.

Ca m’a valu quelques discussions avec Papaprocellus, pour qui il ne faut jamais, JA-MAIS toucher au travail de l’artiste. Et donc il ne faut pas modifier l’ordre dans lequel il a choisi de nous faire écouter ses morceaux.
Ce à quoi je répondais à chaque fois qu’il ne faut pas non plus oublier le travail des techniciens qui ont sûrement bossé comme des malades pour installer cette fonctionnalité, et que ça serait encore plus criminel de ne pas l’utiliser.

Du coup, je n’ai jamais écouté un CD dans l’ordre prévu.
Avant d’avoir l’iPod, quand j’étais plus jeune et que je devais me faire des compils pour avoir tous les morceaux que j’aimais sur un seul disque, je faisais bien attention de tous les graver dans un ordre parfaitement aléatoire : ni par ordre alphabétique, ni par durée croissante ou décroissante, ni par année de sortie…
Une fois le disque gravé, je le lisais quand même en aléatoire, pour être certain de ne pas savoir dans quel ordre les morceaux allaient être joués.
Ouais, dans ma vie, j’aime perdre totalement le contrôle, I’m wacky that way ! et je ne suis pas psychorigide.

Et puis, un jour, je me suis posé LA question : comment ça marche ?

Parce que quand je fais attention à la façon dont le lecteur diffuse les morceaux, j’ai parfois l’impression qu’il suit une logique. Il y a plusieurs morceaux de suite d’un même artiste, ou d’un même album, ou dont le nom commence de la même manière…
En plus, sur 2903 morceaux dans l’ordinateur, si je les lit tous avec iTunes, l’iPod OU avec Musicmatch, il y en a certains qui reviennent systématiquement, même si je re-mélange les morceaux tous les jours, et d’autres que je n’entends jamais.

Alors, soit la lecture est vraiment aléatoire (c’est possible, au moins ?), et je ne comprends pas comment tous les lecteurs ont pu me jouer le même morceau pendant une semaine, à chaque nouveau mixage de la playlist, soit il y a une vraie intelligence artificielle dans les appareils, qui décide d’un ordre lecture. Tiens aujourd’hui je vais jouer les morceaux selon… cet ordre !

Quelle que soit la réponse, ça va faire un moment que je ne dors plus, à force d’y réfléchir.

Procellus, ou la curiosité/ l’intérêt pour le commentçamarche /l’obsession tuez-moi.

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Stairway to Hell

1 août 2006

Il arrive un jour, dans la vie d’un homme, où il en a assez de vivre dans un show-room Ikea. Alors, il se décide à s’acheter des nouveaux meubles.

Pendant des jours, des semaines, des mois, il erre dans les magasins de meubles, passant son temps chez Fly, Atlas, Domus… Il lui arrive même d’aller dans des magasins qui vendent des trucs franchement moches et pas vendables, même pour une mauvaise émission de télé-réalité.

En plus, il y a des contraintes d’espace, pour les nouveaux meubles. Et l’homme sait ce qu’il veut : un meuble d’une forme qui semble n’exister que dans son imagination.
Deux solutions s’offrent à lui : fabriquer le meuble lui-même, de ses mains viriles et pourtant délicates, ou changer d’avis, et se trouver un autre modèle.
Evidemment, plan B).
L’homme aime l’originalité : pourquoi ne pas se mettre au mobilier asiatique ? Après le show-room Ikea, le show-room Omote.
Faut vivre avec son temps !

Bon, il ne reste plus qu’à trouver une bibliothèque-escalier aux bonnes dimensions, qui s’intègrera parfaitement sur le bout de mur qu’on lui réserve.
Le problème, c’est que ce type de meuble a une forme carrée, et que ce qu’il me faut, c’est un meuble plus haut que large.
Je pourrais en acheter un qui ait la hauteur désirée, et le scier sur le côté, mais en fait, je ne suis pas sûr.

Quand soudain, au détour d’une navigation sur le ternet, je le trouve.
Le meuble de mes rêves. Un escalier plus haut que large. Tout pile aux bonnes dimensions !
Je te veux !
Qu’importe, si tu as été fait à la chaîne dans une usine de Vasavoiroù, et pas construit à la main par un moine Tibétain, tu es beau !
Come to daddy !

Ah mais ouais, quand même, tu coûtes cher, un peu…
Plus la livraison… ah, p’tin, ils se touchent, là ?
Bon, c’est pas grave. Le comptable de père l’a toujours dit, “la meilleure façon de gagner de l’argent, c’est d’en dépenser !”.
Cool, je vais être riche !

En plus, ça va, ils proposent le crédit sur 10 mois. Ce qui du coup rend le meuble presque abordable.

Alors, clic, je prends le meuble… Non, pas le choix du coloris… Oups, j’ai recliqué, je l’ai mis deux fois dans mon panier, huhuhu, il faut en enlever un.
Hoooop, numéro de carte, je clique, je valide, YIHAAA ! Je serai livré samedi.

Et soudain, un doute.
A quel moment j’ai dit que je voulais le paiement en 10 fois ? Ah, aucun. Je ne l’ai pas dit. Je me suis foiré. Je paye en une fois.
Oups, bêtise.

Procellus, ou à ce rythme là, je serai bientôt millionnaire.

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