Cette année encore…
13 octobre 2006Mais personne ne leur a dit, au Bon Marché ?
Ou alors ils en jouent, ou quoi ?

Les TBM, ou tous des menteurs, d’façon.
Mais personne ne leur a dit, au Bon Marché ?
Ou alors ils en jouent, ou quoi ?

Les TBM, ou tous des menteurs, d’façon.
(Boum boum boum, coeur qui bat, un homme, pour moi ?!!)
- Hein mais non pas du tout, il est juste PLUS vieux que ce que j’imaginais !
Et il a dit quoi alors ?
(Grands yeux brillants d’émotion et d’espoir)
Procellus, ou l’art de la première impression.
Thou shall not masturbate !
La preuve en images…
Procellus, ou ceinture.

Procellus, un café nommé désir.
Leçon numéro 1: Timing is everything

Je l’ai découvert en allant à la piscine, presque par hasard. Pour protéger son anonymat, je l’appellerai Bogosso.
La première fois que je l’ai vu, il était devant la porte, en train de fumer, et a levé les yeux quand je suis arrivé à sa hauteur, pour me lancer un Bonjour ! tout souriant.
Pendant 10 secondes, j’ai cru que c’était un mec avec qui j’avais couché et que j’avais oublié. C’était bizarre, parce que c’est plutôt le genre d’homme dont je me souviendrais, et je n’ai pas encore eu assez d’amants pour commencer à en oublier.
Du coup, je me suis dit, pendant 10 autres secondes, qu’il était là pour pécho, et que c’est moi qu’il voulait. Procellus, facilement inflammable ? Oui, peut-être.
Ensuite, j’ai compris qu’il bossait là, et que son bonjour était surtout commercial. Mais bon.
Depuis, à chaque fois que je suis allé nager, il a été là. Et ça m’a motivé pour aller faire des longueurs, maintenant j’y vais dès que je peux, dans l’espoir de le voir. Mais pas plus de deux fois par semaine, aucun mec ne vaut de s’épuiser dans l’eau, et de risquer une crampe ou la noyade.
Et à chaque fois, un nouvel indice sur l’ambiguïté de sa sexualité est apparu.
* A le voir, il ne fait pas hétéro pour deux sous. Il ne fait pas vraiment homo non plus.
* Il est toujours tiré à quatre épingles (Paris Hilton pawa !). Il fait attention à ne pas marcher dans l’eau quand il passe à côté des douches, pour ne pas se mouiller (duh, tu bosses dans une piscine !).
* Il masse toutes les caissières de la piscine. (J’allais dire “même les moches”, mais bon, elles le sont toutes), et elles se laissent toucher, et poussent des petits gémissements (salopes ! C’est MON Bogoosso !) sans que ça ait le moindre caractère sexuel.
Ni pour elles, ni pour lui.
Alors l’autre jour, je me suis dit que j’allais essayer de lui parler.
Même pas forcément pour coucher, juste pour faire connaissance, en ces temps difficiles, ça pourra servir de connaître quelqu’un qui peut me faire entrer gratuitement.
J’ai pris mon courage à demain, et je me suis dit que j’allais peut-être essayer de l’aborder.
J’ai répété toute une conversation dans ma tête.
J’ai même prévu un plan B : “ouais et sinon, je peux avoir un euro pour le casier ? Merci !”. Et zwouf, je file.
Mon plan est infaillible.
Un peu comme le coyote du dessin animé. Il ne peut pas m’échapper.
En arrivant à la piscine, j’ai cru le voir, son gobelet de café à la main, devant la porte.
J’ai failli lui parler, mais je me suis rendu compte (à temps, quand même !) que ça n’était pas lui.
Hop, scénario A-2, j’entre dans la piscine, et je vais à la caisse, c’est là que je vais l’attaquer !
Tiens, je ne le vois pas à la caisse (scénario A-3, je l’attaquerai au bord de l’eau, ch’est romantique en pluche), il n’y a que le maître-nageur (moche, of course), et une caissière (moche aussi. Moins que le maître-nageur, mais moche quand même).
Et justement, ils parlent de lui :
- J’ai cru que c’était Bogosso, là dehors ! (rhoooooo ! Moi aussi tiens !)
- Ah ben non voyons, il n’est pas là aujourd’hui Bogosso, tu sais bien !
- Boah oui, c’est vrai !
Argl. J’ai mis des jours à me préparer à lui parler, et tout est à refaire.
Je te hais, monde, je te HAIS !
Procellus, ou le missile explose toujours à la gueule du Coyote.
En ce moment, j’ai pas mal de temps libre, que j’essaye d’occuper tant bien que mal. J’ai eu ma période bricolage, mais ça n’a qu’un temps : au bout d’un moment, à moins de retaper entièrement son loft soi-même, on n’a plus rien à bricoler.
Je me suis donc lancé dans le ménage.
Mais les détergents, ça attaque la peau, et je tiens à garder des mains douces et délicates. Alors, je mets de jolis gants roses pour les protéger (bah oui quoi, je vais pas me laver les mains avec du détergent !).
Et l’autre jour, en les enlevant, je me suis rendu compte que les gants en latex, ça laisse sur la peau la même odeur que les préservatifs.
Du coup, maintenant je vais m’amuser à les mettre, les garder un peu, les enlever et me renifler les mains.
Comme ça, j’aurai un peu l’impression d’avoir niqué.
Procellus, ou la misère sexuelle.
Hier, journée culture : je suis allé voir la Galerie de l’évolution (sans l’exposition sur les rituels amoureux du monde animal, j’avais ma migraine et pas le coeur à ça).
Tout d’abord, je tiens à dire que je préfère, et de loin, voir des animaux morts, dont on a arraché la peau pour la retendre sur une armature en bois, métal ou autre matériau, que de les voir au zoo. Je n’aime pas les zoos.
Si ça ne tenait qu’à moi, dès qu’un animal meurt dans un zoo, il faudrait l’empailler et le laisser là. Personne ne verrait la différence. Mais comme ça n’arrivera jamais, j’aimerais encourager les badauds qui se pressent devant les cages des gorilles à déserter les zoos et à venir voir les cadavres de la galerie de l’évolution. Au moins, c’est éducatif.
Enfin bon. Refermons cette parenthèse.
J’ai découvert un truc fabuleux là-bas. Une fois qu’on a survécu à la montée dans l’ascenseur (bouh la petite cage en verre qui tremblotte pour monter 3 longs étages !), on arrive à la salle des espèces disparues ou en voie d’extinction, dont le dodo est le plus fier représentant. D’ailleurs, tout le monde vient voir ledit dodo. Du coup, ils l’ont mis en dehors de la salle, parce que les chevaux de Prevalski, franchement, tout le monde s’en fout.
Du coup, la salle des espèces disparues ou en voie d’extinction peut devenir un vrai baisodrome. Elle est complètement déserte, car inintéressante au possible. C’est éclairé comme il y’a cent ans, donc quasiment pas. Il faut laisser la porte fermée en permanence. Ladite porte s’ouvre très difficilement et bruyamment, ce qui permet de se rhabiller au cas où quelqu’un entrerait. En plus, il y’a plein de recoins.
D’ailleurs, je crois que le couple qui est entré quand je sortais avait l’intention de tester la baisabilité de l’endroit.
Il faut absolument que je retourne m’instruire, en bonne compagnie cette fois-ci.
Aujourd’hui, grâce à David Cage (que son nom soit béni mille fois), j’ai couché avec une femme. En haut, en bas, en haut, en bas, plus vite, plus vite, on se retient, on appuie sur L et R…
Il semblerait que j’ai réussi à la faire jouir, ce dont j’ai été ravi (même si du coup, je suis resté un peu sur ma faim, les vibrations de la manette n’ont pas été assez puissantes pour me soulager). De plus, cet épisode m’a permis de récupérer 20 points de santé, ce qui a été non négligeable pour la suite.
Alors voilà, il ne me reste plus qu’à aller corriger “expérience hétéro” sur mon portrait.
Merci Fahrenheit, merci David Cage (que ta vie soit longue et prospère).