Procellus

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Dans ma boîte

5 avril 2008

Aujourd’hui, en revenant de courses, j’ai pris mon courrier.
The End.

Non, je rigole, ha ha, sacré déconneur ce David, hein !

Donc, j’ai pris mon courrier, et je me suis dirigé d’un pas décidé vers l’ascenseur.
Ô surprise, un voisin que je ne connais pas me le gardait bien au chaud.
Vite vite, j’arrive, merci monsieur !

Je n’ai pas bien vu en rentrant, mais il m’a semblé qu’il est plutôt mignon.
C’est là que mon éducation Breevandekampienne est venue tout flinguer.
En petit garçon modèle (genre), on m’a bien appris que c’était maaal de montrer du doigt, et aussi de fixer les gens, donc je n’ai pas tellement pu le dévisager pour vérifier.

Alors il a bien fallu se donner une contenance, surtout que si je le regarde une deuxième fois, je risque de me rendre compte qu’en fait il est moche, ou pire, quelconque, et ma vie sera foutue et je n’aurai plus qu’à arracher les fils électriques de mon lustre pour me pendre avec.

Bien évidemment, j’habite au troisième, alors tout ça s’est passé super vite.
J’ai donc réagi à l’instinct.
Comment faire pour avoir l’air à l’aise et distant donc désirable, face au voisin potentiellement mignon ?

Je sais, je vais ouvrir mon courrier !
Alors ça c’est le catalogue Carrefour, ça s’ouvre pas, ça c’est un prospectus, ça c’est les DVD de la Bande à Picsou que j’avais commandés, je vais éviter, y’a quand même mieux pour faire bonne impression…
Je vais ouvrir cette mystérieuse enveloppe kraft à l’allure officielle, en plus je me demande ce que ça peut bien être, ho ho ho, quel suspense dans ma vie de tous les jours !

D’un geste vif et énergique, j’utilise ma clef comme ouvre-lettres.
Je crois que j’aurais difficilement pu être mieux inspiré.

C’était le catalogue IEM.

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la luxure, les voisins infernaux

L’amant de Lady Chatterley

20 mars 2008

En ce moment à Happy Time, on fait des travaux. D’ailleurs, tous les employés le disent, même ceux qui sont entrés dans la boîte il y a dix ans : “depuis que je suis arrivé c’est en travaux”.
Et c’est vrai, petit bout d’étage par petit bout d’étage, ils rénovent, jusqu’au moment où ils auront fini et ça aura pris tellement longtemps qu’il faudra recommencer du début, c’est l’histoire de la vie.

Hier, on rénovait le petit bout d’étage en face de mon poste.
Je m’étais emporté de la lecture, parce qu’il n’y a jamais personne le mercredi soir, et si j’ai l’air de m’ennuyer les chefs vont encore me donner des trucs à faire.

J’avais à peine entamé le tome 2 de La Croisée des Mondes quand j’ai remarqué un mouvement juste devant moi. Vite j’ai rangé le bouquin, j’ai enlevé les pieds du bureau et j’ai planqué ma clope et ma bière, un client, ayons l’air disponible !
Ca n’était pas un client. C’était L’Ouvrier, en train de faire des trucs au mur à côté de moi.

Une toute petite vingtaine d’années, une casquette sexy (et pourtant, c’est pas donné à tout le monde de rendre une casquette sexy !), un joli nez tout mignon, une barbe de trois jours pour pas faire trop gamin, parce que bon, ouvrier c’est un métier d’homme, y’a que dans le porno gay où on veut nous faire croire que des minets prépubères construisent des immeubles.
Il avait eu la bonne idée de mettre plein de trucs dans ses poches (son mètre, un niveau, une enclume, un congélateur…), du coup son pantalon arrêtait pas de tomber, et on voyait son boxer qui dépassait, gnihihihi.

Évidemment, il avait quelque chose qui le grattait sous son ticheurte, alors il passait souvent la main dessous pour se soulager, et à chaque fois ça soulevait du tissu, et à chaque fois comme par hasard, ça montrait un peu de son ventre, plat comme une patinoire, avec plein de jolis muscles dessinés dessus, awouaaah… Même ses bras étaient tous musclés, mais pas du vilain muscle de gym queen bleargh, non, du joli muscle de travailleur manuel, noueux et naturel.

Bref le fantasme idéal, ni trop viril ni trop fiotte, même pas trop cliché, juste parfait.

Même qu’il montait sur un escabeau juste sous mon nez, pour faire plein de trucs en haut du mur.
J’ai passé je sais pas combien de temps à mater, à me décaler dès qu’un client arrivait pour pas qu’il me bloque la vue. Je sentais bien les litres de bave couler de ma bouche pour me détremper les genoux, mais c’est pas ma faute, il était trop beau !

À un moment, il s’est rendu compte que mon poste allait le gêner pour prendre ses mesures. Il a bien essayé de tendre les bras au maximum, mais il a dû se rendre à l’évidence : c’était pas pratique du tout.
Comme dans un film, au ralenti, nos regards (ivres de désir) se sont croisés.
Et j’ai compris que mes fantasmes les plus fous allaient enfin se réaliser, il allait avoir besoin de moi, and then at the end they fuck.
Il a fait une dernière tentative, essuyé un nouvel échec.
Alors il m’a demandé, tout sourire :

- Dis saurais-tû atteindreuh c’muuur une fois ?

Patatras.
L’accent belge.
Je n’ai rien contre nos amis d’outre-Meuse, ils sont tellement gentils qu’on leur pardonne Amélie Nothomb ou Natacha Amal, j’adore la Belgique (c’est vrai !), woohooo le Manneken-Pis et les frites, je les remercie même de nous avoir fait parvenir Peyo et les Leonidas, mais bon faut bien reconnaître qu’avec les Picards, ils se partagent le prix de l’accent le plus tue-l’amour du monde, si si je vous assure.

D’ailleurs à la fin de la soirée, j’étais arrivé à la page 100 de mon bouquin.

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au boulot, la luxure

Ca n’arrive pas qu’à la télé

15 mars 2008

Et merde. Là, sur le quai du métro, un ancien plan cul Happy Timien que j’évite consciencieusement, maintenant qu’on a consommé, parce que tout ce qu’il me veut, c’est remettre le couvert (et je le comprends). Je dis pas que ça n’avait rien d’agréable, mais bon ça va aller, on a joué à touche-pipi une fois, on va passer à autre chose maintenant garçon, ok ?

Le magasin est assez grand pour que j’arrive à ne pas le croiser souvent, mais là sur le quai, c’est déjà plus délicat. Surtout que je l’ai regardé, il m’a regardé, c’est difficile de faire genre “ah bah je t’avais vu, je me suis pas arrêté !”. Alors je pourrais le laisser en tête de train et poursuivre mon petit bonhomme de chemin jusqu’au bout de la station, mais vu qu’on va prendre le même métro et que maintenant sur la ligne 1 il n’y a plus qu’un seul grand wagon, je repère immédiatement la faille dans mon plan.

Alors je prends le taureau par les cornes.
Plop, plop, j’enlève les écouteurs, et je vais lui dire bonjour :

- Ah David salut ça faisait longtemps, ça va ! (Oui parce que ça n’est pas une question, il m’informe que je vais bien. On est comme ça à Happy Time, tellement soucieux du bien-être d’autrui qu’on ne se laisse pas le choix, par défaut, ça va)

- Salut, ouais ouais, (pas assez longtemps, si on me demande mon avis, mais) ça va.

- Ah tiens ? Qu’est-ce que t’as fait à tes cheveux ?

- ??? Euh, bah rien euh d’abord pourquoi ?

- Ah… C’est peut-être ça alors… Faut que tu les coupes non ? Ou que tu mettes du gel ou quelque chose, au moins ?

- …

- …

- Je vais y aller je crois. Oui, c’est ça. Je vais te trancher la carotide d’un coup de dents, et je vais y aller.

Alors pour la suite, n’oubliez pas : les plans cul du travail, c’est des gens comme les autres, avec leur sensibilité et tout, donc il faut les traiter avec respect, parce que sinon ils vous diront plein de choses pas gentilles (et presque pas forcément vraies) sur votre coupe de cheveux, pour se venger, si si.

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la luxure, non, rien

Post naze de bogossitude qui ne se reproduira pas c’est promis, mais parfois c’est dur de ne pas.

4 mars 2008

Bon bien sûr on peut se consoler en se disant qu’il n’en a plus que pour quelques mois maximum à être baisable, vu que les jeunes Anglais ne sont sexy que pendant un an ou deux, après, ils se retransforment en Anglais normaux, mais pour l’instant…
Ah, mon Dieu, pour l’instant…

(Prince Harry si tu me lis, un formulaire de contact et moi-même sommes à ton entière disposition)

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la luxure

Ces plans cul qui n’arriveront jamais

16 janvier 2008

Alors oui, je sais, dialh et rezog et tout ça, c’est des lieux de débauche infâmes, où tout ce qui peut nous arriver de mauvais après coup n’est que juste punition envoyée par le Seigneur qui est notre berger, pour nous punir de nous adonner à la luxure avec aussi peu de retenue et autant de facilité.

Enfin, ça c’est dans l’idéal.

En vrai, ça tient plus de la Cour des miracles, un condensé du pire de l’espèce humaine, où il faut lutter comme un titan pour trouver un mec à peu près potable, qui n’aura pas envie de te filer de la thune pour te lécher les pieds pendant que tu lui cries des trucs en allemand, et où il faut savoir repousser les avances de Katrina, directeur de banque la journée, soubrette soumise la nuit, qui veut absolument qu’on la promène en laisse dans le bois de Vincennes, genre j’ai que ça à foutre (et je me moque même pas de tous les d’jeuns kikoolol hein, c’est trop facile).

Y’a aussi les incorrigibles romantiques qui cherchent le grand amour, pas du sexe, le sexe c’est sale, eux ils en ont marre des plans cul, beurk, mais comme ils sont timides (ben oui), ils mettent juste une photo de leur membre turgescent sur leur profil, du coup on est tout perturbé, ces messages contraires, c’est troublant.

Sans oublier les purs cas sociaux, ces frustrés qui veulent nous lapider quand on n’est là que pour discuter, ou les intégristes du bareback qui se mettent à beugler comme des putois (enfin, à écrire EN MAJUSCULES pour montrer qu’ils sont tout colère) parce qu’on préfère utiliser un préservatif, pauvres fous de nous.

Et dernièrement, moi, Procellus, j’ai découvert une nouvelle race de cyber-pédé, sur lequel il faudrait tirer à vue. Quand il m’a abordé, j’ai d’abord cru à une blague. J’imagine que les mecs qui ont découvert l’ornithorynque ont dû réagir un peu pareil, “euh, mais c’est pour de vrai ?”.

Ben oui, c’est pour de vrai.
Devant mes yeux ébahis, je venais de me faire aborder par “le d’jeuns totalement décomplexé que rien n’arrête”, encore un qui a été marqué par le “Oublie qu’t'as aucune chance et fonce, sur un malentendu ça peut marcher”, perdant de vue que c’était juste un gag dans un film, et qui entame la conversation comme suit (tout est d’origine, quand j’ai reçu le message je me suis empressé de le copier-coller, ne me remerciez pas) :

tu veux k je pass te bouffer le cul et te prendre?(j’vais etre honnete j’suis monté k 13cm mais compance avec le reste lol)

!!!
Alors c’est très gentil hein, mais ça ne va pas être possible, par contre (et à tellement de niveaux différents que ça serait très difficile de savoir par où commencer).

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la luxure

Mon genre d’homme

23 décembre 2007

Un jour, il a bien fallu se résoudre à tourner la page Bombasse, cette espèce de connard de bouffeur de chattes. Puisqu’il refuse de goûter avec moi aux plaisirs de l’amour entre hommes, qu’il aille crever dans le caniveau (en plus ça fait un moment que je ne l’ai pas vu, si ça se trouve c’est ce qu’il a fait). Et la meilleure solution pour ça -en plus du sexe à outrance avec plein d’inconnus-, c’est de s’en trouver un nouveau !

Comme je suis moi, je n’ai pas eu trop de mal à le remplacer. Au détour d’un rayon, par hasard, j’ai rencontré Poussin, ses grands yeux bleus, sa jolie gueule d’ange toujours mal rasé qui lui donne un air de rebelle au grand coeur (non Lorenzo Lamas, certainement pas toi), et ses blagues à la con : je me suis dit qu’il avait été envoyé par mon karma, qui cherchait à se faire pardonner cette longue période de merde.
En plus il a ce grand avantage sur Bombasse : il me parle, on s’entend bien, et il a l’air de bien m’aimer -enfin je vais pas cracher dans le potage, ça faisait aussi partie du charme de Bombasse d’être un iceberg hein, n’oublions pas que je suis un masochiste de première, et que me manger en permanence un mur dans la gueule, j’aime.

Bien sûr, chat échaudé craint l’eau froide, et il faudrait être sûr que Poussin n’est pas encore un sale hétéro de merde, avant de l’envisager. Je pourrais lui demander directement, mais on m’a assez posé la question depuis que je bosse là pour que ça m’apparaisse tout de suite comme un très mauvais plan.
Alors, je me suis fié à mon flair légendaire (là, imaginer Procellus se tapotant une narine avec l’index, d’un air satisfait). Je vais mettre en action mes petites cellules grises, observer, réfléchir et déduire.

Alors, dans la colonne “Poussin est une fiotte”, j’ai noté :

- Il bosse à Happy Time;
- Il a le même prénom que quelqu’un que je connais et qui en est, alors si ça c’est pas une preuve;
- Il fait la bise à tous les mecs. Bon ok, ça ne veut rien dire non plus, et en plus moi il me serre la main, mais bon;
- D’ailleurs une fois j’étais venu lui dire bonjour, comme ça par hasard, on avait discuté cinq bonnes minutes, et pendant tout ce temps, il avait continué à me tenir la main, tout figé dans son bonjour (c’est à la fois très long et très court, cinq minutes avec sa main dans la main de son fantasme du moment);
- Il y avait aussi eu cette fois où il était passé en me disant qu’il filait en pause il allait “prendre un verre avec mon… enfin avec un pote”. La phrase qui veut tout dire.
Petit pédé qui n’assume pas, va.

Bon, mais je suis un investigateur minutieux, alors n’oublions pas la colonne “Poussin est hétéro” :

- Rien.

Alors avant-hier, je suis retourné le voir (parce que j’avais une question de boulot à lui poser, en plus). Et chacun de nous deux a dévoilé un peu plus de son intimité à l’autre.

Ca a commencé normalement, cette conversation, il me reprochait gentiment de ne pas être venu le voir depuis longtemps. Bah oui mais Poussin, je vais pas jouer les garçons faciles, non plus !
Et pendant qu’on parlait de tout et de rien, quelque chose derrière moi a capté son attention, et il a susurré avec une voix pleine de “putain si je te mets la main dessus tu vas prendre cher” :

- Hmmm… Sympa ça…

Vite vite, je tourne la tête, voyons ce qui fait se gorger de sang les corps caverneux de Poussin !

C’était une espèce de pouffiasse, avec un décolleté pigeonnant, une minijupe de rigueur quand il fait moins quinze comme en ce moment, et des allures de pute bon marché.
Argl.
Double fucking argl.

Mais je fais comme si je ne venais pas de me prendre un grand coup de machette dans le dos, j’ai ma dignité quand même !
Alors je prépare ma sortie, et je m’apprête à lancer un désinvolte et coquin “Bah je te laisse faire ton boulot de vendeur”, sur un ton où on entendra “et quand je parle de faire ton boulot de vendeur je veux dire draguer la pétasse pour essayer de la sauter et je la déteste“.

Sauf que toujours, mon problème d’improvisation et la conviction que je mets dans mes blagues font que je me limite à :

- ‘ah j’te laisse…

Et vu sa réponse, il ne l’a pas du tout, mais alors pas du tout interprété comme la blague spirituelle que j’avais prévue à l’origine :

- Ah ouais je sais, toi c’est pas ton truc, mais bon c’est quand même sympa à regarder !

Bon, l’avantage c’est qu’il n’est pas homophobe, je suis grillé depuis le début, et il ne m’a pas encore jeté des pierres.
L’inconvénient c’est qu’il est vraiment hétéro, vu que finalement on a continué à discuter, et il m’a parlé de sa femme, et gna gna gna…

L’autre inconvénient, c’est qu’il va être obligé de se mettre aux mecs, vu que je ne m’intéresse manifestement qu’aux hétéros, il va falloir que le monde s’adapte un peu, moi ça me saoulerait de devoir changer.

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au boulot, la luxure

Les hommes aiment les hommes qui n’aiment personne

21 octobre 2007

Pendant mon premier contrat à Happy Time, j’étais encore un jeune blanc-bec, tout naïf, la tête pleine de belles illusions.
Je ne détestais pas le boulot, tous les jours c’était un peu comme être en colonie de vacances.
Sans me forcer, j’étais aimable et souriant avec les clients, consciencieux dans mon travail.

Je faisais aussi attention à mon apparence : j’arrivais toujours bien rasé-bien coiffé-bien habillé, pour que les chefs continuent à être satisfaits de moi.
Et puis, je bosse quand même dans le coeur du monde gay parisien, il fallait bien essayer de faire une belle impression sur ces messieurs, on ne sait jamais sur qui on peut tomber.

Mon premier contrat a duré six mois.
Je me suis fait draguer par un ou deux collègues, et mater par quelques clients (sans compter les fans qui étaient venus voir la bête à l’oeuvre).

…

Et puis, pour mon deuxième contrat, j’ai découvert Perle de Lait.
Je me suis rendu compte que je fais vraiment un job de merde, que je n’ai aucun avenir, et que de toute façon les chefs m’aimeront quoi qu’il arrive, vu que je remplis les deux conditions requises pour être bien vu : je viens, et je bosse.

Ca a un peu joué sur mon humeur et mon attitude.

Maintenant je ne me rase plus qu’une fois par semaine (grand maximum), et je fais la gueule la plupart du temps, ce qui me donne un charmant air morose.
J’ai arrêté d’être consciencieux, ça ne mène à rien, et quand il n’y a pas de clients, je sors mon bouquin, dressant la culture comme un mur invisible entre moi et ces têtes de cons qui me servent de collègues.

Je ne suis pas plus aimable avec la clientèle.
À la place du “Bonjour ! ” de rigueur quand un client arrive, je me contente de pencher la tête sur le côté et de lui lancer mon regard apathique et dédaigneux, celui qui dit “Bon, eh; ok ?”, mais en esquissant un sourire quand un chef est dans les parages, parce que faut pas déconner, eh.

Nouvelle attitude, nouveaux résultats.

Sur les sept étages du magasin, il n’y en a plus que deux où je puisse marcher sans tomber sur des employés qui me font une drague lourde et insistante, me caressent pour me tenir la porte ou veulent m’embrasser dans le cou à côté de la machine à café.
Je récupère les numéros de tout le monde, y compris des clients.
Plus ça va, moins le job me plaît, moins je suis sympathique et plus mon magnétisme sexuel a l’air d’augmenter.

Et je ne suis là que depuis un mois.
Je peux être tellement, tellement plus antipathique !

Happy Time, tout pour élargir ses horizons.

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Arachnophilia

26 août 2007

C’est peut-être à cause de ma mère, qui m’a forcé pendant des années à regarder Nicolas Hulot tripoter des phasmes dans Ushuaïa.
C’est peut-être à cause de mon père, de ses flyers Greenpeace plein les tiroirs, et du labyrinthe à fourmis qu’il avait construit quand il était au collège.
C’est peut-être dans les gènes, après tout mon oncle mangeait des limaces quand il était petit, même que quand notre grand-mère nous avait raconté cette histoire, on avait voulu essayer, avec mes cousines, mais on l’avait pas fait, parce que quand même c’est dégueulasse.
Une chose est sûre: ça n’est pas à cause de Bernard Werber, parce que ça date d’avant son bouquin.

Si ça se trouve, je suis né comme ça : j’aime bien les insectes.
C’est rigolo à regarder, leur façon de bouger, toutes leurs petites pattes, leurs antennes, tout ça…
Une fois j’avais passé dix bonnes minutes dans une barque pourrie qui prenait l’eau, à regarder deux araignées (oui je sais, c’est pas des insectes, mais c’est pareil) se battre, jusqu’à ce que la gagnante se mette à manger l’autre.
Là j’avais arrêté, parce que c’est crade.

Bon par contre, j’aime pas les papillons de nuit. Ca fait peur. Ils ont un corps disproportionné par rapport à leur tête, ils font un gros bruit avec leurs ailes, et puis ils ont un vol trop approximatif, on ne sait jamais si on va pas s’en prendre un en pleine gueule. Et Le Silence des Agneaux n’a pas réussi à me les rendre plus sympathiques, ah ça non.

Mais à part ça, je suis un ardent défenseur de la cause des insectes : je les sors de l’eau quand ils se noient à la piscine (même si c’est des guêpes), je les planque quand il y a un oiseau dans le coin qui veut se les faire… Et si quelqu’un essaye d’en écraser un (Oh ! Une araignée ! Stomp !), j’essaye de l’en empêcher, “parce que si t’étais là tranquille à te balader et qu’un géant te marchait dessus sans raison, ben tu serais pas content, d’abord !”.

S’il y a un insecte dans la pièce, je le fais sortir, je le tue pas.
À part avec les moustiques. Techniquement c’est des vampires, et Buffy elle le dit : les vampires faut leur niquer leur sale petite gueule de merde.

Alors je nique.

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Sex is not the enemy

19 avril 2007

Le sexe, c’est chouette.

Ca fait du bien dans le corps, ça fait du bien dans la tête.
On peut le faire tout seul quand on s’ennuie.
On peut le faire à deux quand il n’y a rien à la télé, ou qu’on n’a pas trouvé de cadeau d’anniversaire ou qu’on a n’importe quoi d’autre à se faire pardonner.
Ca permet de briser la glace quand on vient de se rencontrer.
On peut même le faire à plusieurs, si personne ne veut jouer au Monopoly.
Et puis même si ça salit les draps (ou le clavier quand on le fait tout seul), la plupart du temps ça vaut le coup.

En plus, l’avantage avec le sexe, c’est que contrairement à l’iPod ou la Game Boy, on peut en faire même si la batterie est morte et qu’il n’y a pas de prise électrique dans le coin.
Et on peut le faire partout, dans la chambre, dans le salon, pas sur la moquette parce que ça brûle, à la piscine, en forêt…
Vraiment, avec le sexe, on ne s’ennuie jamais, en plus y’a plein de positions rigolotes pour varier les plaisirs.

Et justement puisqu’on en parle, l’inconvénient, c’est qu’à force de positions inventives, un matin on se réveille avec un torticolis de sa mère la pute.
Et du coup, à force de s’amuser, on finit par passer la journée suivante à ne plus pouvoir bouger ni le cou ni les épaules et on donne l’impression d’être un snob fainéant qui a un balai dans le cul (oh comme je choisis bien mes expressions).

Aïeuh.

Enfin, soit ça, soit je suis encore resté trop longtemps assis sous la clim.

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Bombasse (3)

17 avril 2007

En revenant de déjeuner, je bataille sévère pour récupérer ma place à côté de mon homme, non mais ça va ils ont cru quoi les autres, ils l’auront over my dead body !
Comme ça, je peux faire durer l’instant de grâce un peu plus longtemps.

Pour pouvoir parler avec Bombasse, j’augmente mon efficacité de 156% et je traite 19 clients à la minute seconde, pour qu’on ait du temps pour nous, mon amour, j’ai fait ça pour toi, battement de paupières et grand sourire.
Oh, quelle erreur !

On en a eu, du temps. Et en plus, Bombasse se sent bien. Très bien. Trop bien, vu le tour que prend sa conversation (moi je me tais, et je bois religieusement chacune de ses paroles) :

- J’adore cette période de l’année…

-

- …les filles mettent pas de soutien-gorge, elles ont des tee-shirts super fins, et on voit les seins qui bougent à travers le tissu, moi ça me brrr, ça me met les hormones en folie !

Mon univers vient de s’effondrer. Il aime les femmes.

Dans un ultime effort, un sursaut d’espoir, j’agite le haut du torse comme Shakira m’a appris à le faire, en baissant les yeux pour vérifier, mais peine perdue : rien ne bouge et je veux mourir.

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Bombasse (2)

16 avril 2007

Après son entrée en matière pour le moins… surprenante, la glace était quand même brisée.
Et puis quand quelqu’un entame la conversation en racontant ses intentions de menu pour le déjeuner à la cantine d’entreprise, forcément, il demande à se faire vanner.
Alors du coup, j’ai pu montrer à Bombasse à quel point j’étais spirituel et drôle, et lui aussi, allez finalement, il n’est pas si bête (siiiii, comme ses pieds, et il n’a pas vraiment d’humour, mais putain qu’il est beau !).

Comme il n’y avait encore personne à Happy Time (décidément, je risque de finir au chômage technique avant la fin de mon CDD), on a pu pas mal discuter : Bombasse m’a raconté qu’il aimait bien courir, et après je ne sais plus, parce que je suis parti à me l’imaginer en train de faire son jogging, au ralenti, en plein effort, moite et les muscles bandés…

D’un coup hop, on se refrôle, ça me réveille.
Décidément, sa peau douce…

Pendant ma pause déjeuner, je fais ma Perrette. Avec Bombasse, c’est comme dans les beaux films, on commence à s’apprécier, à se faire des blagues, à devenir proches. Bientôt, on pourra faire des folies de nos corps ivres de désir.
Bon, bien sûr, au fond de moi, il y a la petite voix qui me souffle que peut-être je vais un peu vite en besogne. Mais c’est pas grave, je peux bien continuer à fantasmer, ça fait de mal à personne !

Et puis j’ai eu fini de manger.

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Bombasse (1)

15 avril 2007

Ouais, aujourd’hui je bosse avec Bombasse ! En arrivant, dès que je vois qu’il est là, je me précipite pour m’installer à côté de lui. On a déjà bossé ensemble, alors c’est normal que j’aille à côté des gens que je connais, eh.
Et là commence le doux rêve.

Je ne l’ai jamais vu d’aussi près, et je n’en perds pas une miette.
Oh Bombasse, comme tu as de beaux yeux et de belles dents blanches (Bombasse, recommandé par l’Union Française de la Santé Bucco-Dentaire) !
Et que tes cheveux sont jolis, tout blonds et tout bouclés, on dirait un ange…

Il a (encore) un tee-shirt à manches très courtes, et je peux voir tous les muscles de ses bras bouger, les veines qui apparaissent et disparaissent selon les gestes qu’il fait. Putain Bombasse, arrête de bouger les bras comme ça, j’ai mis un caleçon tout neuf et il va être trempé !

Et il y a même des moments où on se touche, sans faire exprès. Bombasse a la peau beaucoup trop douce pour être hétéro, trop beau pour être honnête.
En plus, je suis tellement près que je peux le renifler, et Bombasse sent diablement bon. Un peu plus et je risque de basculer et me mettre à fantasmer tout seul dans ma tête sur mon lieu de travail, ce qui n’est absolument pas mon style.
Je ne vois vraiment pas comment Tromblon avait pu croire à ces conneries sur l’hétérosexualité de Bombasse, il transpire le sexe entre hommes.

Heureusement, pour m’aider à garder les pieds sur terre, il entame la conversation :

- Hmm, ce midi, je vais prendre une pizza je crois.

?
Euh, ben, oui, et alors ?
Vous en étiez à “pizza je crois”, que se passe-t-il ensuite ?

Eh bien, ensuite, tout a commencé.

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The Imperius Curse

2 février 2007

Alors voilà, à peine dix-huit ans et Harry Potter joue les allumeuses, non mais vraiment hein, où va le monde, si c’est pas malheureux de voir ça !

Ceci dit, Daniel Radcliffe ça a été un bon investissement, quand même.

J’ai juste un peu de mal à comprendre le trip avec le ch’fal, j’imagine que le photographe voulait faire passer une idée, mais là, c’est un peu raté, au moins pour moi.



Harry Potter, ou vivement les prochaines sorties.

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Dans mon écran c’est beau

3 janvier 2007

En ce moment, c’est un peu la dèche, côté séries : la première saison de Dexter est finie (même que la fin c’était pas bien), Lost fait une petite pause de trois mois (même que Lost, ça fait un moment que c’est pas bien), Veronica Mars et Heroes, pareil, on fait une pause pour les vacances, et Avatar, on attend avec impatience que la saison 3 commence, même que s’ils pouvaient annoncer une date, ça serait plutôt cool.

Et si on ne regarde pas Plus Belle la Vie (parce que c’est chiant et que la vie ne sera jamais plus belle), ben on se fait un peu chier devant sa télé !
Du coup, je me suis plaint à qui voulait l’entendre de ma misère télévisuelle, et on a fini par me convaincre de me mettre à Farscape, en me le vendant comme un “Buffy, mais dans l’espace”.

Du coup, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, peut-être à une adolescente cheerleader qui se battrait contre des démons intergalactiques, ou un truc dans le genre.

Mais quand j’ai lancé le premier épisode, et qu’au bout de quinze secondes on nous montre le héros, j’ai été plutôt agréablement surpris :


C’est vrai quoi, on me dit Buffy, je pense “Sarah Michelle Gellar” !
Alors forcément, j’ai ouvert les yeux un peu plus grand, parce que le monsieur là, ben il est plutôt miam.

J’ai eu raison de garder les yeux grand ouverts, parce qu’après être passé dans son wormhole et être arrivé sur le Leviathan, les scénaristes ont eu la bonne, l’excellente idée de le déshabiller, et ça donne une scène qui pour moi est déjà culte :




Ben Browder, ou “je suis encore très baisable à quarante ans”.

Ah, oui, et l’épisode, ben euh, c’était bien, aussi.

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la luxure, ma télé et moi

2007 sera amour ou ne sera pas

2 janvier 2007

Voir Steven Strait dans Le Pacte de Sang, ça m’a donné envie de revoir Sky High, parce que dans ce film, voilà quoi :

Alors j’ai mis mes gants et mon blouson, et je suis allé au vidéo club, où je n’avais pas mis les pieds depuis un peu plus d’un an.
C’est en arrivant à la porte que tout m’est revenu : le vendeur est un dieu, je l’aime, je le veux.

Et il est là, derrière la vitre, plus beau que jamais. Mais il est occupé avec deux vieilles, et je suis quand même un peu pressé, alors je vais aller au distributeur, à l’extérieur de la boutique, en plus ça m’évitera d’avoir à lui parler le jour où je loue L’école Fantastique : une nouvelle génération de héros !

Comment ça marche déjà ce truc ?
Ah oui, on met la carte.
Hoooooooop, j’insère, et après, il faut…

Carte périmée

Bon, ben ça arrange bien mes petites affaires, je vais aller le voir gnihihihi.
Le coeur battant la chamade, comme une lycéenne qui va faire la bise à Justiiiiiiiiiiin, je m’avance. Normalement, on n’a qu’une seule chance pour faire une bonne première impression, mais depuis le temps, il ne doit plus se souvenir de moi, alors j’ai intérêt à me donner à 200%.

Je gonfle le torse, je prends mon regard plein d’assurance, et je lui explique mon problème :

- Ca me dit que ma carte est périmée, je fais quoâââââââ ?

Un petit regard (que j’imagine) complice, et il me donne une nouvelle carte, en me précisant bien que mon code est inchangé.
Je prends la carte en essayant de lui faire un sourire décontracté et désintéressé mais qui dit quand même “merci mec t’es cool, P.S.: I want you”.
Et c’est pas facile.

Face à cet échec, je me dirige vers le fond de la boutique, où sont rangés les films pour enfants.
Un pas, deux pas, et je m’immobilise.
Merde.

Je fais demi-tour, je retourne au comptoir, et je suis obligé de lui demander :

- Et euh, c’est quoi mon code au fait ?

Il éclate de rire, regarde, et me répond :

- Ton année de naissance, apparemment.

Il avait encore un petit sourire en coin quand je suis revenu payer mon film.
Mais au moins, on se tutoie.

Procellus, ou la drague comme une seconde nature.

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dehors, la luxure

Madame je n’écrirai rien sur ce film c’est une merde !

26 décembre 2006


Ce soir, comme ça faisait un ou deux mois que je donnais de l’argent à UGC sans profiter de leurs salles, on a renoué les liens en douceur, avec le cinéma.
En douceur, c’est une façon détournée de dire “tiens si on allait voir une daube ? De toute façon on n’a pas vu un film depuis tellement longtemps, ça nous paraîtra forcément bien !”.

Alors c’est tombé sur Le Pacte de Sang (n°1 au box-office US -mais bon on ne le laisse à l’affiche qu’une semaine, et seulement dans une seule salle).

C’est un boooooon film ! Sauf qu’il n’y a pas d’histoire.
On sent que les scénaristes ont du se réunir et se dire :
“Ah ouais ah ouais, on n’a qu’à faire un film, et euh, les d’jeuns, ils auraient des pouvoirs ! Et euh, on dirait qu’il y’en a un, il est MÉCHANT !”.
Et hop, aussi tôt dit aussi tôt fait.

Alors bon, les ficelles sont énormes, “tiens, je suis jeune et belle, seule dans une salle de bains déserte, et j’entends des bruits suspects… comme je suis nue et sans défense, je vais courir chercher de l’aide en hurlant à pleins poumons rester et bien regarder partout s’il n’y a rien de dangereux !”, on ne comprend pas trop où ils veulent en venir, même une fois que le film est fini.

Ils ont des pouvoirs… bien… et…?
Et rien en fait, c’est bien le problème. Ca n’est ni un teen-movie, ni un slasher, ni un film qui fait peur et toute la salle crie, ni une parodie…
Juste un mauvais épisode de Charmed mais avec d’autres acteurs.

Mais comme dans un épisode de Charmed, il y a quand même quelques points positifs : tous les héros ont une vingtaine d’années, sont des bombasses et passent leur temps à faire de la natation, prendre des douches, se déshabiller pour aller dormir et se réveiller en sueur. C’est gratuit, inutile, mais du beau gosse en veux-tu en voilà, on en a tout au long du film, et c’est beauuuu !

Les garçons comme les filles, il y en a pour tous les goûts, du brun, du blond, du minet à peine majeur, des blondes, des blacks, amies lesbiennes, amis hétérosexuels, réjouissez-vous !


Mais bon, le plus beau c’est quand même le héros, Steven Strait (à droite sur la photo), sur lequel j’avais déjà bavé, quand il jouait le faux méchant vrai rebelle au coeur gros comme ça, dans Sky High.
Là, il a vieilli, mais pas trop, il s’est musclé et ça lui va bien. Roar

Bien sûr, ça ne sauve pas un film, mais moi ça me suffit.

Procellus, ou des bonheurs simples.

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cinéma tchi tcha, la luxure

C’est l’hiver !

21 décembre 2006

Et comme on est souvent malade à cette époque là, ils ont sorti un nouveau thermomètre.

Mais je me demande si ça n’est pas un peu… too much.

Procellus, ou atchoum !

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la luxure

Docteur Jekyll & Mr Hyde

Il y a quelques semaines, dans ma chambre :

- Euh David, tu ramènes des mecs ici de temps en temps ?

- Ben oui, pourquoi ?

- Et… tu les fais venir dans ta chambre ?

- Ben… oui… Pourquoi ???

- Parce qu’on voit ton Mickey Parade et ton Picsou Mag et tes stickers Spider-Man dans la table de nuit, à côté du gel et des capotes, ça doit déstabiliser…

- Mais euh…

Et l’autre jour, dans mon salon :

- Tiens, toi t’as reçu un mec y’a pas longtemps ! Et vous avez niqué sur le canapé !

- Ah non, pas du tout, mais vraiment, pas, pas, pas du tout (comprendre : c’est la dèche en ce moment).

- Ah pardon, je pensais… Comme j’ai vu le couteau à côté du canapé, te connaissant, j’ai pensé que…

- MAIS EUH !!!

Procellus, ou une sexualité traumatisante, faut croire.

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la luxure

Cette année encore…

13 octobre 2006

Mais personne ne leur a dit, au Bon Marché ?

Ou alors ils en jouent, ou quoi ?

Les TBM, ou tous des menteurs, d’façon.

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dehors, la luxure

Feedback

26 septembre 2006
- Au fait David, tu as bien plu à S. à la soirée, il n’arrête pas de parler de toi…

(Boum boum boum, coeur qui bat, un homme, pour moi ?!!)

… je lui ai bien dit que tu le trouvais vieux et trop marqué  !

- Hein mais non pas du tout, il est juste PLUS vieux que ce que j’imaginais !
Et il a dit quoi alors ?


(Grands yeux brillants d’émotion et d’espoir)

- Non bah rien, il a dit que tu faisais cochonne.


Procellus, ou l’art de la première impression.

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