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Le bal des Laze

26 décembre 2008

Aujourd’hui, je ne sais pas si vous êtes au courant, pauvres ignares que vous êtes à vivre dans votre monde d’égocentrisme, mais à part ces salopes d’impies de musulmans, de juifs (et tous les bâtards qu’on ne va pas passer une heure à citer), nous autres bons catholiques célébrions la naissance de l’enfant Jésus.

Comme tous les ans depuis que je suis né, on fêtait ça en famille : mes grand-parents, ma môman, mes cinq cousines et ma tante (femme super fertile s’il en est). Avant, mon oncle était vivant, mais depuis trois ans, je suis le seul représentant mâle de la famille (mon grand-père ça ne compte pas, il est vieux et n’a plus de vie sexuelle, non, non non non). Lourde responsabilité que je porte du mieux que je peux, en faisant par exemple du sexe avec plein d’autres garçons, pour m’imprégner de leur virilité.

Depuis des années, je suis le seul, celui qui débouche les bouteilles de champagne, que l’on charge de tous les travaux de force et techniques, comme apporter une chaise, et qui explique comment télécharger de la musique -de façon farpaitement légale, bien entendu, oh faut pas déconner.
Porteur de l’unique pénis lors des réunions familiales, je brille donc à peu de frais.

Mais aujourd’hui, quand on est arrivés, mes super-sens de garçon ont tout de suite vu que quelque chose clochait. Il y avait beaucoup trop de voitures garées : j’ai une cousine qui arrive de Suède, l’autre du Québec, elles ne peuvent pas avoir fait le trajet en voiture, encore moins en Twingo.

C’est quand on est entrés que j’ai compris. Il s’est levé pour nous dire bonjours. Gros, flasque, laid, un sourire éclatant au milieu des boutons : le mec de ma cousine aînée. Oh, bonjour. Je suis David. Tu dois être Buttface ? Sache que je n’ai jamais entendu parler de toi, et que je te hais déjà. Morue.

C’était un mensonge, mes grand-parents m’avaient prévenu qu’il existait, mais je pensais qu’ils mentaient. Personne ne peut-être assez fou pour se taper ma cousine : autoritaire, grosse, moche, raciste, petite, elle parle avec une voix de poissonnière et a une vilaine peau.
Eh bien si, il en faut pour tous les goûts, ou alors elle le paye, mais le fait est qu’elle a osé ramener un étranger au beau milieu de notre tradition familiale.
Qui plus est, un autre garçon.

Cette enflure m’a fait passer le pire Noël de ma vie. Il connaît apparemment mes cousines mieux que moi (sûrement parce qu’entre deux coups de reins dans l’aînée, il copine avec les plus jeunes), plaisante avec tous les membres de ma famille, paramètre les iPods qu’elles ont reçu à Noël, et ouvre les bouteilles de champagne à ma place.
Un nouveau garçon. À ma place. Avec toutes les pisseuses qui lui papillonnaient autour en faisant comme s’il avait toujours fait partie de la famille.

J’ai donc passé tout le repas à l’écoute rigoler (en plus de vouloir me remplacer, il se permet de faire du zèle en étant à l’aise et social), vanner ma famille, tripoter les doigts boudinés de sa fiancée (maintenant qu’il l’a souillée, il a intérêt à l’épouser !), manger une part de dinde qu’on aurait pu se partager s’il n’avait pas été là…

Je lui faisais mon regard mauvais depuis un moment déjà, avec la paupière qui tressaute et tout, mais quand mon pépé a déballé le cadre numérique que ma mère lui a offert et sur lequel j’ai passé de longues minutes à mettre plein de jolies photos, et que cette petite raclure a immédiatement proposé de venir lui installer, alors mon œil droit a jailli de mon orbite comme une balle de fusil, pour venir se loger dans sa gorge.
Mon œil gauche l’a regardé se vider de son sang avec un petit gargouillis, pendant que je sirotais mon kir.

Personne ne prendra ma place.

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la famille addams

Hé ! Lastic !

23 décembre 2008

L’invention la plus merveilleuse du monde, je l’ai découverte quand j’étais petit : l’élastique. Pas le truc de tantouze qui se joue à trois à la récré et où il faut faire du cloche-pied et on se casse la gueule, non, le vrai, l’élastique de bureau, le marron -bon, c’est vrai que ses dérivés aussi sont intéressants, de l’élastique à cheveux à l’élastique de saut, mais mon préféré, c’est quand même l’original. Accept no substitute.

Déjà tout enfant je trouvais ça fascinant, même si je n’arrivais pas à prononcer le mot correctement. Je me limitais à “paclique”, ce qui est presque la même chose. Bien sûr, mon grand-père trouvait ça tellement drôle qu’il a continué à le dire, même quand j’étais trop vieux pour me tromper.
Du coup maintenant c’est lui qui passe pour un con, et oui.

Mais c’est vrai quoi, c’est trop fort un élastique, on peut s’amuser à menacer les gens de leur envoyer à la gueule, voire vraiment leur envoyer (augmentant ainsi le potentiel comique de la précédente blague de 176%), on peut l’étirer au maximum et l’envoyer sur le mur, le tendre entre deux doigts et faire de la musique avec -mais seulement de la basse, j’ai essayé de faire The Man Who Sold the World à l’élastique, c’est impossible (et pas seulement parce que j’apprends tout juste à jouer grâce à Guitar Hero)-, et s’il est assez grand, on peut passer les deux mains dedans et s’emmêler les doigts.
Avec un élastique de taille normale, on peut aussi s’amuser à s’emmêler les doigts d’une seule main:


(après ça, qu’on ne vienne pas me dire qu’un élastique n’est pas un truc super fun).

Alors imaginez à quel point j’ai mouillé ma culotte quand j’ai découvert que maintenant, l’élastique allait devenir mon outil de travail, pour tenir tous les papiers ensemble !
Quand j’arrive le matin, j’ai presque une érection à l’idée de plonger la main dans le pot pour en sortir un joli bracelet de caoutchouc. Je mets bien les deux mains dedans, vive le double fist-fucking au boulot, pour l’étirer, tester sa résistance et jouer un peu, et la journée commence bien.

Et toute la journée, pendant que je fais mes plannings, que je compte les sous ou que je glande, j’ai presque toujours un élastique dans la main, pour faire des boinnng bonnng booong.
Quand le téléphone sonne, hop, je le fais glisser le long de mon poignet, et il se transforme en bracelet, le temps d’être sérieux et travailleur.

Mais j’ai une mémoire à court terme aussi performante que celle de Dory : à peine je décroche, j’oublie ce que j’étais en train de faire. Alors souvent, je sors du boulot et rentre chez moi avec un ou deux élastiques en bracelet, et je m’en rends compte en prenant ma douche : “Ah ? Crotte, ça m’est encore arrivé…”.
Je les enlève, et consciencieusement je les range avec les autres, dont je commence à avoir un tas assez conséquent.

À Happy Time, on ne rigole pas avec ce genre de choses : la rumeur dit qu’on a viré un caissier parce qu’il était reparti chez lui avec du produit à vitres, qu’on utilise pour nettoyer les caisses -et la rumeur ne ment pas, ça se saurait.

Mes jours sont donc comptés. Bientôt, je serai libéré de l’enfer du travail.
Bientôt.

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non, rien

Disque non système

14 décembre 2008
- Tu sais te servir d’Excel, David ?

- Oui, enfin j’ai eu des cours à la fac, je sais plus trop comment ça marche, la création de formules matricielles et tout ça…

- Hein ? De quoi tu parles ? Quelles formules ? C’est facile regarde : cette touche, ça sert à écrire en noir, cette touche-là c’est pour imprimer, là c’est pour tirer des traits…

- Ah ok, si c’est ça ta question, oui, je sais me servir d’Excel.

La raison de cette interrogation ? Quand on est la bitch du bureau, il faut savoir rendre service. Par exemple en préparant les emplois du temps pour le lendemain. Ils arrivent deux ou trois jours à l’avance, mais c’est tout caca, une succession de noms les uns à la suite des autres, qui dit juste qui travaille à quel étage et à quels horaires.

Forcément, ils sont préparés par le planning. Ces mêmes gens qui ont déjà voulu me faire travailler à deux postes simultanément, ou à cause de qui je suis arrivé un matin à la surprise générale, puisque sans le savoir j’avais posé ma journée.
Alors forcément, il faut repasser derrière eux. Pour que leur torchon soit plus pratique à lire, je dois recopier ça dans un amour de petit tableau Excel : les noms en ligne, et plein de colonnes dans lesquelles il faut noter l’heure d’arrivée, de départ, laisser plein de cases vides pour pouvoir inscrire leur heure de mangeage, de pause, et ainsi de suite.

C’est aussi fun et intéressant à faire qu’à raconter.
Le pire dans tout ça, c’est quand même la case de la GP (pour Gestion Programmée, on avait plus simple comme nom, mais c’était trop facile, justement). C’est là qu’il faut absolument indiquer la durée de travail de nos esclaves, puisque leur salaire sera fonction de ce chiffre. Niark niark niark.
Bien sûr, on pourrait soustraire l’heure d’arrivée à l’heure de départ et boum, on a un temps de travail.
Mais ça serait trop simple. À cette durée initiale, il faut retirer l’heure de repas, le temps de pause (qui varie en fonction des horaires du jour), et faire une habile conversion, parce que la GP se calcule en base 10.

J’ai passé un bac littéraire, la dernière fois que j’ai eu un cours de maths, il fallait trouver la température qu’il faisait à une heure donnée, en lisant un graphique. Oui oui, on suivait le programme de primaires handicapés.
Alors là, calculer la GP, comment dire…? Non ! Ma tête, elle explose !

Heureusement, il existe une antisèche : trois pages de tableaux recensant tous les horaires possibles et imaginables, avec la GP correspondante :

Oui bon, la photo n’est pas très bonne, mais je l’ai prise un peu à l’arrache avec mon portable, sans vraiment prendre le temps de faire la mise au point, parce que j’avais un peu peur que quelqu’un entre à ce moment-là et qu’on me coffre pour espionnage industriel, ou un truc dans le genre.
Le calcul est assez compliqué pour attiser les convoitises de nos concurrents, méfiance.

Ceci dit, l’original est à peine plus lisible, je me colle donc des migraines à m’en faire exploser les yeux à faire cette putain de GP de merde.
C’est ce que j’avais fait ce soir-là.
L’emploi du temps de tous les étages, avec des jolies couleurs pour savoir qui était d’ouverture, qui de fermeture, et je ne parle pas de la demi-heure que je venais de passer à déchiffrer les feuilles pour bien calculer la durée de travail de tout le monde.

Tout était fini, je n’avais plus qu’à imprimer. Je me suis levé pour répondre au téléphone et faire une pause. Une de mes boss a eu besoin de l’ordinateur.
Elle a regardé mon emploi du temps, l’a trouvé beau.
Elle m’a demandé poliment : “je te le mets tout p’tit ?”.
Ben oui, connasse.

Je le savais pourtant que ces gens-là ne sont pas doués avec les machines. J’avais lu les programmes de “perfectionnement Word /Excel” affichés un peu partout. Je le savais. D’ailleurs, quand on appelle ça “le mettre tout p’tit”, forcément on risque de faire une connerie.
J’aurais dû m’en douter.

Quand je suis retourné sur le PC, plus rien n’était ouvert. Elle avait “mis tout p’tit” mon heure de dur labeur en “appuyant sur la croix”. Évidemment je n’avais pas pensé à sauvegarder, comptant inconsciemment sur une sauvegarde automatique inexistante.

VDM.

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au boulot

I am the Doctor, run for your life.

9 décembre 2008


Doctor Who. La meilleure série du monde de tous les temps de l’univers -en ce moment. Je l’ai découverte grâce à Torchwood, l’autre meilleure série du monde de tous les temps de l’univers. Oui, je suis infidèle, et alors ?
Après une première saison assez… curieuse, la série a fini par démarrer, et au bout de la quatrième j’étais complètement accro, au point de trouver Donna attachante, et c’était pas gagné.

Le seul problème de Doctor Who, c’est qu’en ce moment ils font une petite parenthèse d’un an, le temps de changer d’acteur en douceur sans qu’on ne remarque rien. Ca crée un léger manque : trois mois à ne regarder qu’une seule série, jusqu’à en connaître le générique par cœur (au bout de trois mois j’ai appris quatre notes, tout ça grâce au programme intensif du professeur Kawashima, oui ma bonne dame), à en acheter plein de produits dérivés à Londres, comme ce ravissant Dalek animé qui me regarde quand je mange.

Les Daleks, c’est trop des salauds : des espèces d’organismes mutants enfermés dans une carcasse de ferraille, dont l’unique but dans la vie tient en un seul mot, leur slogan : exterminate !, scandé d’une voix métallique insupportable.
L’univers de Doctor Who est assez bien résumé par la description que Wikipedia fait des Daleks : “Ils ont la forme d’un gobelet en plastique retourné mais possèdent des armes puissantes”.
Voilà voilà, une fois qu’on a dit ça, je crois qu’il n’y a pas grand chose à ajouter.

Fan absolu de cette série à mi-chemin entre Chapeau Melon & Bottes de Cuir et… euh… je sais pas, une série de science-fiction qui serait bien, à l’humour so British, je ne pouvais pas ne pas (attention lecteur, cette double négation n’est là que pour te perturber) lui rendre un vibrant hommage, je suis ce genre d’homme.

J’aurais pu me contenter d’un article sur mon blog, et rejoindre tous les groupes Doctor Who/ Torchwood/ David Tennant (Daviiid !) sur Facebook. Mais ça ne suffisait pas. J’ai donc décidé de relooker mon téléphone intégralement aux couleurs de mon héros, un peu comme si j’avais treize ans et que je collais des posters de Tokio Hotel partout sur mes affaires, sauf que là c’est moins la honte.

Et en avant le fond d’écran Doctor Who, et que je t’écume tous les sites du monde pour trouver une bonne sonnerie de ma série chérie.
Je suis difficile : il me fallait une sonnerie originale, que je reconnaîtrais entre mille, et qui me replongerait immédiatement dans l’univers Doctor Whoesque que j’aime tant. Au bout d’une semaine de recherches, à télécharger plein de sons, j’ai fini par trouver la sonnerie de mes rêves. Son seul problème, c’est qu’elle est difficile à assumer. Bien sûr, quand je suis en bonne compagnie, je peux m’amuser à faire sonner mon portable jusqu’à m’en faire saigner les oreilles, mais au boulot ou en société (donc surtout au boulot, en fait), je dois absolument penser à le mettre en vibreur, sinon…

Sinon, il se passe ce qui est arrivé aujourd’hui, pendant que je lisais mon Mickey Parade difficilement arraché des mains d’un petit garçon tout pouilleux ou que sais-je, dans la salle d’attente bondée de mon médecin, lieu de recueillement et de silence s’il en est.
Je tourne la page. Je sens ma poche qui vibre. Et avant que j’aie pu me rendre compte de ce qui se passait, mon téléphone se met à crier :

Même en ayant habilement troqué mon Nokia monochrome tout pourri contre un iPhone, ça n’est pas encore cette fois que je vais rompre la malédiction du portable honteux.

C’est bien dommage.

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la technologie, ma télé et moi

Say my name, bitch !

2 décembre 2008

Quand Girafa avait parlé de me changer de poste, elle m’avait décrit en détail le profil qu’ils désiraient, et ça m’avait un peu surpris. Ce qu’il fallait pour ce boulot c’était Divad, mon jumeau maléfique qui m’est diaboliquement opposé en tout : quelqu’un avec des grandes capacités sociales, à l’aise au téléphone, de bonne humeur et rigoureux dans son travail.
Elle avait bien insisté sur le besoin de rester souriant en toutes circonstances, surtout au téléphone, parce qu’un sourire ça s’entend. Alors même si on m’appelle vingt fois de suite pour la même question idiote, je dois garder à chaque fois du soleil dans la voix : “mais non voyons, il n’y a pas de questions idiotes ! (Il n’y a que des sottes gens. Et tu es leur chef)”.

Ca n’a pas été facile, mais j’ai appris. J’ai appris le téléphone, à parler à des gens que je ne vois pas, et en leur souriant. Même si quand je ne suis pas en ligne je suis morne et dépressif et que j’ai envie de me trancher la gorge à mains nues, dès que ça sonne, j’attrape le combiné et j’y vomis toutes mes ondes positives de ma voix chaude et enjouée. Et je retombe dans ma neurasthénie dès que je raccroche.
C’est chouette, ce job va m’aider à entretenir ma schizophrénie.

On m’avait aussi prévenu qu’au début, tout le monde allait me demander qui j’étais, quand je décrocherais. Alors même si on m’a demandé cent fois “c’est qui ?”, j’ai répondu cent fois en souriant “c’est David, tu appelles pour quoi ?”.
Par contre, on ne m’avait pas prévenu que j’allais être confondu. La première fois, je n’y ai pas fait attention, j’ai décroché :

- Bureau du quatre ? :) (Parce que le bureau est au quatrième étage, malheureusement ça n’est pas un chouette code d’agent secret)

- Nounours ?

J’ai failli mal le prendre : Nounours c’est un moche avec qui je bosse, et il a une voix toute niaiseuse, pas comme moi avec mes intonations de crooner. Mais je n’ai rien dit, ou plutôt si, je l’ai poliment corrigée, cette gourde, avant de poursuivre la conversation.
Et c’est arrivé, encore et encore et encore. Tout le temps, tous les jours, on me confond avec Nounours, ou Pierre, ou Paul, ou mon chef que je suis le seul à trouver beau (dans ces cas-là je suis flatté, mais ça n’arrive pas souvent).
Et systématiquement, je réponds comme si c’était la première fois, et que c’était encore rigolo au bout de trois mois que personne ne me reconnaisse, bande de raclures.

Et parfois…
Je m’en souviendrai toute ma vie. C’est arrivé un jour où j’étais particulièrement en forme. Quand le téléphone a sonné, je l’ai attrapé, mes chacras tellement béants que mon yang coulait à flots, sur la chaise, sur mes chaussures et dans le combiné. J’ai pris ma plus belle voix, celle avé le bel assent channntant du sudeuh (non c’est pour rire, je hais l’accent du sud et ses propriétaires, si ça ne tenait qu’à moi, on atomiserait tout le sud de la Loire -et un jour, ça ne tiendra qu’à moi) :

- Bureau du quatre ? :D

- … Euh…? Nathalie ?

Je ne crois pas que je m’en remettrai un jour.

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au boulot


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