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Et pour le pire (2)

29 août 2008

Tout ce que je savais avec certitude du mariage de mon cousin éloigné au troisième degré, c’est que ça ne se passerait pas chez lui dans la Creuse. La tradition veut que la cérémonie se déroule chez la mariée, et des gens qui célèbrent encore les fiançailles sont des gens qui doivent respecter les traditions.
Ce qui était chouette, c’est que d’après mon père qui l’avait déjà vue, la future épousée est Laotienne ou un truc dans le genre. Ça tombe bien, parce que même si le mariage d’un quasi inconnu promet d’être monstrueusement chiant, une petite visite du Laos au passage, ça fera mieux passer la pilule.

Et l’autre jour, quand il est revenu des fiançailles, j’ai eu droit à un compte-rendu, au cours duquel il m’a bien entendu rappelé la date du futur mariage, auquel je n’ai pas le droit d’échapper. Et puis, il a glissé cette information :

- Ah oui, et ça se passera vers Maubeuge. En fait elle est ch’tie.

Hein ? Tu es Ch’tie toi, avec tes yeux bridés et ta face de citron ? Mais ça change tout, le Nord c’est presque pire que la Creuse !
Presque, parce que rien n’est pire que la Creuse -et c’est du vécu, pas un a priori de Parisien de base.
L’ennui, c’est que ça va pas être évident de se défiler : quand il m’avait demandé si je venais, j’avais répondu un vague “mmgrmbllll”, qui a été interprété à tort comme un “oui”.

Heureusement, le compte-rendu ne s’arrêtait pas là :

- Et puis Martin, c’est le type qui réfléchit !

- Euh comment ça ? C’est par rapport à moi que tu dis ça ?

- Non non, mais comme il n’a plus son père pour le conseiller (ouais, de tous mes cousins et affiliés, je suis le seul à avoir encore mon pôpa, ce qui me permet, à chaque réunion de famille, de narguer tous ces pauvres orphelins de merde), il se demande s’il fait le bon choix, et tout…

C’est là que la solution m’est apparue, limpide comme de l’eau de source.
J’ai dit que j’irais au mariage.
Or, Martin n’est pas complètement sûr.
S’il n’y a plus de mariage, je suis sauvé, sans avoir à me dédire !

Je ne sais pas encore comment je vais m’y prendre : lui dégoter une vieille ex qu’il aime encore, ou avec qui le sexe était meilleur, une nouvelle maîtresse, dénigrer sa future femme, réveiller des penchants homosexuels refoulés, mais j’y arriverai.
Un an. J’ai un an pour torpiller ce couple infernal et échapper à cette horreur.

Ou simuler ma propre mort, ça marche aussi.

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Le Kiki de tous les Kikis

24 août 2008

Quand j’étais petit, ma maman lavait le linge avec Bonux, la lessive des champions. Même que ça sentait super bon. Mais le plus chouette avec Bonux, c’était quand même le cadeau. J’en étais presque à me rouler dans la boue tous les jours pour qu’on lave le linge plus souvent et que je puisse avoir d’autres Kikis (presque, j’ai dit), parce que les Kikis, c’était vraiment super génial (vingt ans plus tard, rien n’a changé).

Après les Kikis, ils ont eu cette idée de génie de sortir les lucioles. C’était encore plus fabuleux, parce que ça brillait. Plein de petites bêtes en forme de vers immondes avec des ailes et qui s’éclairaient dans le noir, youhouuu !
Le jour où j’ai compris comment ça marchait, j’ai eu une super idée. Ah, les lucioles emmagasinent de la lumière qu’elles renvoient dans le noir, ou un truc dans le genre (oui, c’est de la magie, et la magie, ça s’explique toujours par “ou un truc dans le genre”) ? Alors pour qu’elle phosphoresce encore plus, et que je devienne le maître du Monde, avec la luciole la plus brillante de toutes, j’avais pensé à en coincer une dans un abat-jour, juste au-dessus de l’ampoule, pour qu’elle récupère toute la lumière directement à la source.
Bien sûr, je l’ai oubliée et elle a fondu.

Et puis un jour, ma maman a dû décider que j’étais trop vieux pour ces conneries, et on a arrêté d’acheter Bonux. On est passés à Dash 2 en 1, avec des vrais cristaux de je sais pas quoi dedans, pour avoir des petits orgasmes en lavant son linge.
Ca faisait aussi sentir bon le linge, alors le jour où je suis parti et où j’ai dû laver mes affaires moi-même (l’horreur), j’ai fait comme ma môman : j’ai acheté du Dash. Ca sentait pas exactement comme à la maison, mais ça allait quand même.

Et l’autre jour, en faisant les courses, sur quoi je suis tombé ? De la Bonux, évidemment ! Et en regardant vite fait, j’ai vu qu’ils pratiquaient encore cette opération si basse du cadeau. Comme j’avais fini ma vieille lessive Dash de merde, je me suis jeté sur le paquet, et j’ai couru à la caisse, tout impatient de rentrer à la maison vider la lessive dans les toilettes, pour jouer avec ma nouvelle peluche, ou faire vivre plein de choses à ma nouvelle petite figurine, qui allait sans aucun doute devenir ma nouvelle meilleure amie.
Ben ouais, face à l’adversité, rien de tel qu’une bonne vieille régression infantile pour aller mieux !

Arrivé chez moi, j’ai éventré la boîte. J’ai tout de suite reconnu l’odeur, c’était comme avant, quand j’étais petit, heureux et insouciant. Marcel Proust, tu n’as rien inventé. Tout fébrile, j’ai plongé dans la main dans la poudre blanche. À vue de nez, c’était de la bonne. Mais on n’était pas là pour ça.
L’important, c’était le cadeau. Le cadeau !

Je l’ai vu, il dépassait un peu. Alors j’ai tiré.
Et j’ai sorti un bout de papier glacé : “en cadeau : voici ton code pour télécharger gratuitement un titre d’un artiste Universal Music ! Rendez-vous sur bonux.fr !”

Non non, je ne suis pas dégoûté…

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Des femmes qu’on n’oublie pas

17 août 2008

Un jour à Happy Time, j’ai découvert une nouvelle collègue : Bonita. Je l’avais déjà vue, mais sans jamais lui parler. C’est elle qui est venue entamer la conversation, comme toujours : on a beau essayer de tenir les gens à distance, il faut toujours qu’ils essayent de briser la glace, de discuter, tout ça, c’est chiant…

Ce jour-là, elle a commencé à me dire qu’elle était désolée d’être arrivée aussi en retard, qu’elle pensait vraiment qu’elle commençait à midi, que normalement elle aurait pas dû me laisser tout seul pendant une heure, surtout que comme elle était en avance, ça faisait une heure qu’elle se faisait chier au café d’en face.
Ah, tu es en retard ? J’avais pas remarqué, bon on passe à autre chose, tu me fous la paix ?

Mais non, Bonita n’était pas du genre à foutre la paix ! Elle est de cette race qui a tout le temps besoin de parler, de raconter sa vie, et bla bla bla bla sans jamais s’arrêter…
Alors j’ai pris mon mal en patience, et j’ai écouté. Pire, j’ai même discuté aussi.

C’est comme ça que j’ai appris qu’on avait plein de trucs en commun : elle aussi était fan des dessins animés au petit-déjeuner, et elle était à fond dans les Totally Spies ! Bon par contre, elle aimait bien se faire un poulet rôti ou les restes du chinois de la veille de bon matin, et là j’ai eu du mal à la suivre.
Mais voilà, j’avais découvert que Bonita était super sympa.

C’est à partir de ce jour que je me suis mis à bien l’aimer : on se faisait la bise, j’allais la voir si je la croisais pendant ma pause, je l’ai même ajoutée à mes contacts Facebook (c’est dire) et tout et tout…

Mais petit à petit, j’ai eu l’impression que ça commençait à déraper : quand elle me faisait la bise, elle me caressait tout doucement l’épaule, j’avais droit à des clins d’œil, elle me prenait par le bras pour qu’on se promène dans Happy Time, comme un gentleman (oui oui, je suis un gentleman) et sa lady…
Elle me racontait aussi ses problèmes avec son copain, un mec plus vieux qu’elle qui avait l’air très très méchant, même si j’ai un peu oublié pourquoi, parce qu’au bout d’un moment c’est physique, on est obligé de ne plus écouter.
Forcément, j’ai tout de suite compris (surtout avec les caresses sur l’épaule, en fait) que Bonita était folle de moi et me draguait, ce qui est farpaitement naturel.

Alors, un jour où on bossait ensemble et où on lisait “Le sexe pour les paresseuses” pour passer le temps et apprendre plein de façons de stimuler son minou sans trop d’efforts, j’en ai profité pour lui glisser avec classe et subtilité que mon truc à moi, c’était plutôt les bites.
Pour la première et unique fois depuis que je bosse dans ma boîte à pédés, j’ai été obligé de faire mon coming-out. C’était bizarre.

Mais pas autant que le regard de Bonita.
Merde, c’était quoi ce regard ? Si ça se trouve elle est hyper réac’, pour elle l’homosexualité c’est le pire des crimes, et elle va venir chez moi pour me lapider en pleine nuit, aaah !

Mais non, quelques temps se sont passés sans qu’on se croise, parce que c’est quand même un grand magasin (et parce que j’étais en vacances, et elle aussi), et on a fini par se retrouver, sans que je me sois retrouvé recouvert de pierres. Suspense, est-ce qu’elle était encore dingue de moi ? Est-ce qu’elle se souvenait que c’était un amour impossible ?

Smack, smack, la bise, le clin d’œil, la caresse sur l’épaule… Ok, elle se souvient bien de qui je suis. Pendant qu’on marchait, bras dessus, bras dessous, je lui ai demandé des nouvelles de son homme, pour mettre une barrière entre nous, souviens-toi, tu es en couple, catin !

- Et alors, tu en es où avec ton copain, il va bien ?

- Ah, je t’ai pas dit, on a rompu ? (Iiiih !) Mais bon, c’était pas “il”, c’est “elle”, hein.

…
C’est comme ça que j’ai appris l’horrible vérité. Elle n’avait jamais été folle de mon corps. C’est juste une lesbienne honteuse et très tactile. Déception, quand même.

Érotomane, moi ? Nooon, si peu…

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Et pour le pire

12 août 2008

Du côté de ma mère, il y a pas mal de famille : mes grands-parents maternels ont / avaient (ben ouais, ça commence à mourir hein…) plein de frères et sœurs, qui ont fait plein d’enfants, comme mon oncle et ma tante qui ont pondu cinq filles, du coup c’est un peu compliqué de se souvenir qui est qui, quand on raconte des histoires :

- Attends, Sophie, c’est qui déjà ?
- Voyons David, c’est facile : Sophie c’est la fille de Colette, qui est la tante par alliance de la cousine de Jean-Pierre, qui est le fils de Michel, et qui est donc… euh, ben… toi ? Sophie, c’est toi ?

Du côté de mon père, c’est plus simple. Sa famille n’était pas très étendue, et presque personne n’a fait d’enfants, c’est limite lui le plus fertile de la tribu. Du coup, les histoires de famille avec Papaprocellus, ça donne un peu ça :

- Ca va ?
- Ouais, et toi ?
- Bah ça va.

Et voilà, on a fait le tour des gens qu’on connaissait !
Enfin non, c’est pas vrai. Parce que mon père avait un cousin, qui a fait deux enfants : Martin et Martine (non, ils ne s’appellent pas vraiment comme ça). Alors du coup, c’est… euh… mes cousins ? Cousins au deuxième degré ? Bref, on s’en fout.

Parce que quoi qu’ils soient, je ne les ai jamais vraiment beaucoup vus : je me souviens vaguement qu’on leur rendait visite de temps en temps quand j’étais petit, qu’ils essayaient d’être gentils avec moi en me passant mon 33 tours des meilleurs génériques de dessins animés (Mimi Cracra, Bibifoc…), mais que je voulais jamais y aller, c’était à la campagne (encore pire que la campagne, la Creuse), berk, et même que leur chat m’avait griffé, une fois.

Alors fatalement, ainsi va la vie bla bla bla, un jour on a fini par se perdre de vue (ah quand même !).
Et quinze ans plus tard, le jour où j’ai réussi à m’enfuir de chez ma mère pour vivre la grande et belle aventure de l’indépendance, en plein dans la capitale, ouah !, j’ai appris qu’ils habitaient à cinq minutes de mon nouveau chez moi.
Du coup, on a essayé de se voir une fois ou deux, salut, je suis ton “cousin” (moi j’y crois pas trop à cette histoire de cousins), on s’est pas vus depuis quinze ans, ça va, ouais et toi, bah ça va. Comme je ne suis pas très liant, on n’a pas vraiment donné suite.

Et cinq ou six ans plus tard, alors que je bossais tranquillement à Happy Time, sur qui je suis tombé ? Leur môman, que j’ai reconnue tout de suite ! Oh que le monde est petit ! Enfin pas tant que ça, parce qu’Happy Time en journée, c’est un peu le repère secret de toutes les vieilles Parisiennes.
C’était chouette de la revoir, surtout qu’elle en a profité pour m’annoncer que Martin se mariait, et que j’étais cordialement invité.

Papaprocellus m’en a parlé le soir même, qu’il fallait absolument que je vienne, quand même, le mariage de Martin ! Allez David, ça sera le week-end du quinze août, tu viens !
Euh… Mais y’a des chances que ça soit chiant, non ?
Comme ça ne me disait pas grand chose, d’aller au mariage de quelqu’un que je ne connais pas, dans la Creuse (!!!), en amoureux avec mon père, j’ai rusé. J’ai menti que jamais ils ne me laisseraient prendre des vacances à cette période, quand même papa, tu te rends pas compte, le mois d’août ! La plus grosse période de l’année ! En plus on avait des dates précises pour poser les vacances, là je m’y prends trop tard, jamais ils n’accepteront !
Évidemment, ils auraient accepté.

Et hier soir, comme je le voyais pour dîner, il m’en a reparlé :

- Bon et moi je pars ce week-end à Trouduculdumonde, voir Martin. Je pars… euh… le vendredi et je reviens le samedi. Non, c’est pas ça. Je pars le samedi et je reviens le dimanche. Non attends. On peut tromper une personne mille fois… Je pars… euh… C’est quand le quinze ?

- Vendredi.

- Bon alors c’est ça, je pars le vendredi, et je reviens le samedi soir.

Comme je suis plutôt vif, et que j’ai été nourri à grands coups de Quatre Mariages et un Enterrement, j’ai tout de suite tiqué.

- Euh ? Mais si tu rentres le samedi, ça veut dire que le mariage a lieu quand ? Le vendredi ? C’est bizarre non ?

C’est là que mon univers a basculé.

- Hein ? Mais non qu’est-ce que tu racontes ? Là c’est pas le mariage, c’est juste les fiançailles ! Ah non, t’inquiète pas, le mariage tu viens, ça sera à la Pentecôte 2009, t’as le temps cette fois !

Argl. Je risque donc d’être obligé de me taper le mariage chiant de parfaits inconnus qui célèbrent encore les fiançailles (non mais franchement, de nos jours, qui fête encore les fiançailles ?), dans la Creuse, avec mon père.

Tout est à refaire.

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Docteur Procellus, spécialiste en médecine

2 août 2008

Pour l’instant, on ne peut pas dire que le Xanax soit le traitement du siècle : quand je le prends, à part me faire l’effet d’un grand coup derrière la tête, qui me laisse tout groggy et essoufflé pendant des heures, ça ne me rend pas vraiment plus zen. Je suis stressé. Et fatigué. Et du coup je me sens tellement tout naze que ça me stresse encore plus (mais je suis trop fatigué pour y remédier).
Je suis donc retourné voir madame le docteur, parce que une semaine d’arrêt de travail et un traitement anxiolytique, c’est pas du tout, mais alors pas du tout ce qu’il me faut.

Parce que oui, je fais partie de cette catégorie de chieurs qui arrivent en consultation avec leur diagnostic et leur traitement déjà tout prêts, et le médecin n’a plus qu’à recopier, voire signer, ça gagne du temps. Et non, ça ne fait pas de moi un gros hypocondriaque, puisqu’il se trouve que j’ai raison (si si !).
Mais dans ma grande bonté, et pour que ma doctoresse ne se sente pas totalement inutile, plutôt que de lui souffler ce qu’elle doit me dire, j’accentue mes symptômes, en insistant bien sur ceux qui la mèneront à la même conclusion que moi.
Je sais, je suis machiavélique.

Et là, ce dont j’avais besoin, c’est pas d’un anxiolytique, mais d’un antidépresseur, pour voir la vie en rose et avoir la pêche, wooouh ! (c’est le son que je fais quand j’ai la pêche). Et une semaine d’arrêt ? Mmmoui, c’était bien, mais j’ai goûté à l’oisiveté, maintenant je suis perdu, il m’en faut plus, encore plus, toujours plus !
Alors voilà.
Il va falloir montrer que je suis déprimé, et que c’est la faute au travail (oui parce que je ne vais pas mentir, juste accentuer certains traits).

J’ai donc dû commencer par lui dire que ce qu’elle m’avait prescrit la dernière fois, c’était un peu de la gnognotte quand même, si c’était pour me donner un traitement comme ça j’aurais très bien pu le faire moi-même, merci hein.
Je lui ai expliqué que son pauvre Xanax de merde qui pue du cul, à part me faire dormir, il fait pas grand chose. Et ça a été très difficile de continuer à montrer que j’étais déprimé, quand elle m’a répondu “Bah ? Pendant que vous dormez au moins vous avez pas d’angoisses, non ?”, avec un petit regard amusé.

Mais grâce à mes nombreux stages à l’Actors Studio, j’ai réussi à livrer une performance bouleversante de sincérité et me retenir de rire.
En plus ça a porté ses fruits : elle a viré le Xanax dare-dare, pour le remplacer par un autre médicament “utilisé dans certaines maladies psychiatriques (psychoses aiguës ou chroniques, schizophrénie), et pour combattre l’agressivité”.
Euuuh…? Du coup je me demande si j’ai vraiment bien expliqué mes symptômes ?

Enfin bon, je suis encore arrêté pendant deux semaines supplémentaires, ce qui veut dire que je suis quand même très très fort.

Mais quand j’y pense, entre le moment où j’ai lu sur son papier qu’elle ne m’avait arrêté que jusqu’au vendredi, alors que je travaille aussi le samedi -quelle gourde-, et le moment où elle m’en a redonné un (c’est à dire moins de douze heures), je me suis tellement rongé les ongles que j’ai commencé à me grignoter la deuxième phalange sur tous les doigts, à me demander comment j’allais pouvoir survivre. Alors je me dis que finalement je n’accentuais peut-être pas grand chose, avec le boulot et les angoisses.
Mais quand même, “schizophrénie et psychoses aiguës”, faut pas pousser, je ne suis pas folle vous savez (bonsoir !).

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