Contre les matins difficiles
18 mai 2008J’ai des amis formidables. Pour fêter mon glorieux retour des hostiles territoires du nord, l’un d’eux a décidé d’organiser une petite fête en mon honneur, vendredi soir prochain. Enfin, j’aime à penser qu’il l’a organisée pour ça, même si une partie de moi sait bien que ça n’a rien à voir, et que je ne suis qu’un invité parmi tant d’autres.
Mais bon, dans le petit monde que je crée dans ma tête, tout tourne autour de moi, même les soirées. Et dans ce monde, je suis empereur et je pratique avec succès la télékinésie et la pyrokinésie. C’est chouette. Mais je digresse.
Le problème, c’est que vendredi, j’aurai repris le boulot, et qu’on n’a pas tous la chance de se toucher la nouille dans un bureau du lundi au vendredi et le samedi c’est repos. Quand on a le malheur de travailler dans le commerce, le samedi, on n’y coupe pas.
Or, si je bois comme un trou vendredi soir (enfin, “si”…), il y a des chances que j’aie une tête de cul le lendemain matin, dans le meilleur des cas.
Alors pour éviter la gueule de bois du samedi au boulot, qui est le jour où les chefs et les clients sont super lourds, j’ai trouvé un super système, si si, un truc carrément génial : ne pas y aller !
Tadaaah !
Ca ne règle qu’une partie du problème : vu que j’aurai à peine recommencé à bosser, ça va être difficile de reprendre une journée de congés comme ça, surtout en m’y prenant trois jours à l’avance.
Mais ça me laisse jusqu’à mercredi pour trouver une excuse, un impératif de dernière minute (l’impératif du samedi… en plus on n’a jamais dû leur faire…), parce que “dites, je pourrais avoir mon samedi, pour pouvoir me mettre minable vendredi soir ?”, je doute que ça passe.
Par contre, ça va être difficile : pour le moment les seuls trucs auxquels je pense sont de l’ordre de “la cousine au second degré de ma grand-tante par alliance est morte, on l’enterre samedi”, ou “il faut que j’aille faire castrer ma licorne en urgence, et le vétérinaire n’avait que samedi à me proposer”.
Mais j’ai confiance. Je sais mentir.






On n’enterre pas les gens le samedi, on les marie.
Moi, j’avais résolu le problème : boire sur mon lieu de travail. Évidemment, ce sont des choses qu’on n’excuse que dans l’industrie viticole…
et si la solution était tout simplement de ne pas se mettre minable vendredi ?
a-t-on réellement besoin d’être complètement pété pour passer une bonne soirée ?
Je trouve que le plus simple c’est encore d’appeler le samedi matin depuis la cuvette des toilettes pour dire que tu ne pourras pas venir parce que t’es pas bien. En plus ce sera la vérité vraie. Trop facile.
Non, si je préviens à l’avance, je peux poser un jour de congé et être payé, alors que si j’appelle samedi matin, ça sera une absence pas payée. Et je veux l’argent du beurre !
Ah oui, vu comme ça, c’est sûr… Tu peux toujours jouer le mystère, genre “j’ai-un-truc-super-important-question-de-vie-ou-de-mort-mais-trop perso-pour-que-je-vous-dise-quoi”. Ou dire que t’es convoqué au tribunal pour justifier de ta conduite d’un vélib en état d’ivresse, ou que tu as une réunion de parents d’élèves - comment ça je ne vous ai pas dit que j’étais papa?, ou chais pas… pis démerde-toi. En fait.
:- P
La convocation au tribunal marche, mais selon les employeurs, un justificatif est demandé.
Il ne reste pas grand chose, mis à part peut être un congé d’ordre médical type “j’ai oublié que je dois passer une radio” ou “j’ai oublié mon check up chez le dentiste, et si je ne le vois pas là, sa prochaine dispo n’est que dans six mois”.
Le mieux étant “j’avoue, je danse la tektonik. C’est plus fort que moi, mais je fais partie d’un groupe de sevrage tektonikologique. Ce samedi, nous allons à un rassemblement, pour ne pas danser et gagner notre badge des 2 mois. C’est très important pour moi”
Ah oui, la tektonik! Imparable! (bien vu)
Ben tes potes ne pouvaient pas décaler TA fête à samedi?