Les Pains aux Raisins (4/4)
12 novembre 2007Le dernier jour au lieu d’aller nager, P’pa et M’man sont restés pour passer un peu de temps avec moi, le fruit de leurs entrailles, qu’ils avaient délaissé pendant deux semaines, bande de monstres.
Pour sceller ces belles retrouvailles, ils ont décidé qu’on allait faire… des pâtés. Moi j’aimais bien ça, les pâtés, même si j’étais une grosse quiche en travaux de terrassement. Je mettais toujours trop d’eau, et le sable restait collé au seau, ou en tombait en faisant sprotch.
Mais j’étais trop jeune pour voir plus loin que le bout de mon nez (j’ai bien changé, hein !), et mon esprit s’est arrêté sur “pâtés : cool !”.
Papaprocellus a commencé à creuser, et ô surprise, il a déterré un pain aux raisins.
J’ai tout de suite su que tout était perdu.
Et comme dans les films, j’ai compris que j’avais été joué, et que depuis le début toutes les forces de l’univers agissaient de concert pour me conduire à ma perte.
Même l’histoire de l’humanité était dans le coup. Pendant des millénaires, nos ancêtres ont été des nomades heureux, jusqu’à ce que ce con d’homo sapiens décide que ça serait tellement plus cool d’être propriétaire terrien et sédentaire. Et la tradition s’est transmise, étoffée, alourdie, pour finalement aboutir à mes parents, qui n’ont rien trouvé de mieux que de s’installer sur le même mètre carré de plage tous les jours pendant plus de deux semaines.
Alors je les ai regardés, impuissant et pétrifié, pendant qu’ils creusaient partout autour d’eux, et qu’ils sortaient du sable pain aux raisins sur pain aux raisins sur pain aux raisins.
Et depuis vingt ans, à chaque fois qu’on se retrouve en famille, ma mère trouve le moyen de ressortir cette histoire, en insistant bien sur comment j’étais trop un roublard de pousser le vice jusqu’à me mettre des miettes sur la figure pour faire croire que j’avais mangé.
À chaque fois je rigole avec tout le monde, et je détourne savamment l’attention sur Cousine, en leur rappelant que elle c’est pire, elle avait jeté sa viande sous la table pour faire croire qu’elle avait fini son assiette, ruse qui avait bien tenu cinquante secondes, comme quoi élaborer un plan machiavélique ça n’est pas donné à tout le monde.
Par contre, le jour où le paratonnerre Cousine ne fonctionnera plus, je serai obligé de tous les tuer.
Je crois que je vous adore.
Si, si.
C’est vrai.
^___^
OMG ça me rappelle ma soeur qui cachait ses petits pois dans son nez
EXCELLENT
Mince, moi je cachais dans mon estomac.
Je n’ai toujours pas été perçé à jour
Ce gilet bleu marine que tu portait aujourd’hui ne te va pas du tout !
Mais pourquoi je mets toujours des “t” à la place des “s” sur ce blog ? : Sorcellerie !
David, tu tucet ?
PROCELLUS EPOUSE MOI, JE T’AIME!!!
J’ai les yeux mouillés d’émotion, et un fou rire nerveux de cette histoire.
Vite une autre histoire de la fabuleuse vie de procellus!!!
Han mince, tes trop fort xD
Je pleure en me marrant =_=. Enfin, c’est un peu triste, apparament cette histoire t’as laissé des séquelles psycologiques grave. Mais c’est pas grave, tant que perso, j’en souffre pas, et si en plus ca me fait marrer :P. Ton enfance est très intéressante.
* Met ton trucmuchblogoujesaispascommentcasapelle dans favoris* je repasserais, promis, même si tu t’en fous niark niark.
Si un jour ta technique de deviation de conversation sur ta cousine pour la martyriser psycologiquement ne marche plus et que tu te vois obliger de tuer ta famille, je me permet de te proposer mon aide. Sauf si tu veux profiter seul du bain de sang que tu vas créer, mais ca s’rait un peu radin.
A chaque fois que je relis Les Pains aux Raisins, c’est un moment de pure jubilation ! C’est à ça qu’on reconnaît le talent, il ne s’use pas !
Merci