Ces lectures qui me dépassent
15 septembre 2007Hier j’étais dans le métro, l’iPod fièrement vissé dans les oreilles.
La fille assise en face de moi a fini de se maquiller, elle s’est un peu recoiffée, et elle a sorti Vogue de son sac.
Et là, elle s’est mise à faire la chose que je n’arriverais jamais à comprendre : feuilleter les pages publicité de son magazine de mode.
Sur des dizaines et des dizaines de pages, des photos de filles en robe, en jupe, en body, en tailleur, avec des sandales, des bottes, des chapeaux, des écharpes, des gants, des machins et des trucs et des chais pas quoi.
Même pas des fringues mettables (à quelques exceptions près…), que des vêtements de grand couturier.
Donc pas de texte, que des photos. Même pas de légende.
Une fille dans une position saugrenue, avec une tenue improbable, et bien en évidence, le logo de la marque.
Quand je tombe sur ces pages là, en lisant Marie-Claire ou Voici chez le médecin ou le coiffeur (avant je les lisais en vacances, quand ma mère les achetait pour le voyage, mais c’est fini, ah elle est bien loin l’époque où je quittais la petite couronne…), le temps d’analyser ce que je vois -une page sans mots-, et en un quart de seconde j’ai tourné la page.
Elle, elle y passait bien une minute à chaque fois.
Et j’ai beau chercher, me creuser les méninges, je n’arrive vraiment pas à comprendre ce qu’on peut regarder pendant une minute là-dessus.
Ok, la fille sur la photo a une robe marron.
Ok, elle a un chignon.
Ok, elle a des chaussures à talons.
Voilà, et ça m’a pris quoi ? Cinq secondes ?
Si vraiment j’essaye de faire un effort, je vais y passer cinq secondes supplémentaires, sans vraiment savoir quoi regarder de plus.
Et même combat pour la mode masculine, à part les pubs pour les sous-vêtements, cinq secondes c’est vraiment un grand maximum.
Alors que toutes les femmes dans toutes les salles d’attente, elles y arrivent, à rester des heures sur une pub.
Du coup j’ai l’impression de passer à côté de quelque chose, et ça m’énerve, grrr !
Mais je ne désespère pas.
Un jour, je comprendrai.
Un jour.






Bah ça explique “le niveau” de tes tenues vestimentaires ^^
Ca t’irait bien une robe marron et un chignon tu sais…
… Et les chaussures à talon ? Il les a déjà les chaussures à talon ?
Moi, en fait, je crois que c’est comme pour nous avec les garçons tout nu.
On passe quand même plus de 5 secondes et demie quand il y a un garçon tout nu qui passe à la télé, dans les magazines, dans la rue, dans ton lit…
Et bah les filles, c’est pareil sauf qu’elles, elles doivent aimer les autres filles trés trés maigres qui portent des vêtements qui coûtent trés trés cher. Et aprés, elles font comme nous ! Nous on dit :“Putain, t’as vu la bite de ouf qu’il se tape, la salope !”… sauf que elles, elles sont beaucoup moins originales et elles disent des trucs chelous comme “Ouais, Le bleu Klein c’est quand même le new black - red - mais en bleu… han haaan…”
D’façon les filles elles font rien qu’à nous copier. Poufiasses !
La prochaine fois que t’en vois une qui sort un Vogue, tu lui arraches et tu lui fais bouffer, ça lui apprendra.
(En plus le papier glacé, ça glisse tout seul)
Mon cher, c’est juste parce que vous n’êtes pas une fille que vous ne pouvez pas comprendre ça, c’est tout. Il n’y a rien d’inquiétant. Thérèse dirait même “qu’entre nous c’est même rassurant pour votre famille”.
Pourquoi tu portes tant d’importance à ce que des mamzelles superficielles font ?
Les femmes, c’est des monstres qui aiment toujours être plus mieux belle que les autres, qui veulent être « original ». Alors elles regardent super longtemps des pages de magazine de mode, pour voir comment avec leur peu de fric elles pourraient faire style d’être extra riche et à la mode. Comme ça après elles peut frimer devant d’autres mamzelles, ou alors elles croient que ça attire les mecs. Mais enfet non. Les gars que ca attrire c’juste des gens qui veulent avoir un peu de douceur =_=. Mais ‘est pas grave, faut pas essayer de les raisonner sinon, ça crie et ça pleure. Et t’as même pas le droit de taper pour que ça s’arête.
En gros, c’est comme les zhommes débiles avec leur magazine de tuture qu’ils auront jamais. En pire OK. Mais c’est le même principe ^^.
Pour le coup chuis pas fière d’être une gonzesse!
Quoique…..
…si.
Parce que je ne suis pas une grognasse,hé hé!