Procellus

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What I Like About You - 2×18 - The Interview (2)

Holly : I’m taking a year off.

Val : … Sorry. I would answer you but I just had a stroke.

Holly : It’s just that Gary is so excited about going to N.Y.U., and Tina’s so excited about taking time off, and… I wanna be excited about what I wanna do !

Val : Okay, what do you wanna do ?

Holly : I don’t know. But isn’t that exciting ?

En fait, Holly Tyler, c’est moi !

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What I Like About You - 2×18 - The Interview (1)

Gary : Well, what are you gonna do ?

Holly : I don’t know… Well, maybe I’ll just take a year off and hang out with Tina !

Tina : I’m not hanging out ! For the first six months I’m gonna work in an animal shelter, and then I have a job at a vet’s office in TriBeCa !

Holly : Wait a minute…! So all these times that we say goodbye and I go home and listen to music, you guys are actually doing stuff ?!

Tina : Alright, alright, what is your backup plan ?

Holly : Oh my God you have backup plans too ?!

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Once you go Mac you never go back


Raaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !

Avec sa pomme qui brille dans le noir, le MacBook, en fait, il est presque plus fort qu’un Luminou.
Ouais.

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Mes infidélités

Je ne sais plus vraiment depuis quand on est ensemble, P. et moi. Je crois qu’on a été présentés officiellement en décembre 2001 ou 2002. On se connaît par coeur, il sait des choses sur moi que personne d’autre ne sait, et inversement.
Je l’ai soutenu quand il était au plus mal, j’ai passé des nuits blanches parce qu’il n’était pas là, je le connais jusqu’au plus profond de sa petite personne.

Il m’a suivi dans tous mes choix, parfois il a été ma seule vie sociale, mon seul ami.

Et puis, il n’y a pas très longtemps, on j’ai rencontré l’autre. Tout jeune, super beau, bien dessiné, bien foutu…
Je ne sais rien d’autre de lui, à part ça, et une réputation quand même impressionnante.
Le goût de la nouveauté, tout ce que P. n’a pas et que je voulais, lui, l’a. Et en mieux.
C’est plus fort que moi, c’est physique, il me le faut !

Je me suis interdit de faire quoi que ce soit pendant des jours, des semaines. Ca risquait de trop me coûter, je ne le connaissais pas vraiment… Ah, j’en ai fait chier du monde avec mes hésitations !
“Je le veux ! Rah mais il faut pas, c’est mal, qu’est-ce que je vais faire quand je l’aurai eu, ça sert à rien ! Mais je le veux, je sais pas quoi faire, bouhouhou !”.

P. a bien compris que quelque chose n’allait pas. Alors je lui ai dit que depuis quelques temps, je pensais à un autre.
Je lui ai expliqué que ça ne changeait rien, j’avais encore besoin de lui, que personne ne pourra jamais le remplacer.
Il m’a promis qu’il allait essayer de changer, de s’améliorer, mais je sais que tout ce qu’il veut, c’est ressembler plus à l’autre.

Ca n’a pas été suffisant. Son changement, j’y crois, mais c’est trop tard, je pense à l’autre tout le temps. Je passe devant lui tous les jours à Happy Time, même si ça n’est pas du tout, mais alors pas du tout sur mon chemin. Juste pour le mater discrètement.
J’en parle à tout le monde, tout le temps, tout le temps.

Et puis hier, j’ai sauté le pas. Je me suis dit que la vie était trop courte, et que ça ne servirait à rien de passer mon temps à y penser sans rien faire, ça me rongeait. Et je ne veux pas me retrouver un jour avec des regrets à la pelle.
Alors voilà, je fais ce que je dois faire, and let’s move on.

Le plus dur, ça sera de me débarrasser de toutes ces habitudes que j’avais prises depuis des années, et d’arrêter de les comparer, mais en tout cas, je ne regrette rien, parce qu’après des débuts un peu chaotiques, mon nouveau bébé s’est parfaitement intégré dans son nouveau foyer.
Même PC n’est plus jaloux.


Procellus, ou j’ai deux amours.

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Le téléphone est mon ami

D’abord, j’ai demandé à ma chef. Elle m’a renvoyé vers sa chef, qui m’a renvoyée vers sa chef, qui a réussi à me donner le nom et le numéro de la personne à joindre.
Encore une victoire de canard ! (Coin. Coin.)

Alors, j’ai pris sur moi et sur mes heures de boulot (quand même) pour l’appeler.
Le téléphone me rend malade, mais c’est le seul moyen de joindre cette personne, alors la main moite et tremblante, je compose le numéro, et j’attends.

- Allô ?

(Merde, déjà il se présente pas comme j’avais imaginé qu’il le ferait, “Monsieur Kilfalèhapler, j’écoute ?”, je fais quoi je fais quoi je fais quoi je fais quoi ?!)

- Oui, monsieur que personne n’aime et dont personne ne connaît vraiment le job, parce qu’on croyait tous que vous bossiez aux ressources humaines mais en fait non ?
Bonjour, ici David Procellus, je vous avais écrit au sujet de ma demande de prolongation…

(Là, je fais une pause, pour indiquer que s’il pouvait se décider à reprendre la main, ben ça serait pas de refus, parce que je ne suis pas très à l’aise au téléphone, déjà je vous fais grâce de tous mes bafouillages, mais je vous laisse imaginer).

- Oui ?

(Connard. C’est quoi ça, “oui ?” ? Je fais quoi moi maintenant, hein ?! C’est assez clair le sujet de mon appel, non ?)

- Ben voilà, mon contrat s’arrête dans deux semaines, donc je vous appelais pour savoir où ça en est…?

- …

(Mais putain de bâtard de connard de merde, tu peux pas fucking répondre ? Why won’t you talk to me ?! Je suis encore obligé de surenchérir, et ça fait déjà un moment que j’ai plus rien à ajouter, voilà, j’ai dit tout ce que j’avais à te dire !)

- Bah vous avez des nouvelles, des oreilles, une envie quelconque de me répondre ?

(Je ne supporte pas le téléphone. Je commence à m’angoisser et à perdre patience. Ma gorge est sèche, je ne parle plus beaucoup, mon sang quitte mes extrémités, et se met à battre très très vite dans mon petit coeur. Je suis au bord de l’apoplexie. Je vais bientôt pleurer.)

- Hmmmm… Oui, on peut déjà vous prolonger un peu, y’a plus qu’à signer.

Et je peux enfin raccrocher.
Tout ça pour ça. J’ai failli mourir pour presque rien, surtout que je m’en foutais un peu de savoir si j’étais prolongé, c’est juste un idiot qui passait par là qui m’a poussé à appeler pour avoir des nouvelles.
Crétin de pauvre type, va.

Procellus, ou le sursis.

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The terrible curse of the trip

Aujourd’hui en arrivant au travail, je me suis pris les pieds dans un tapis. Personne n’a rien vu, je ne suis pas tombé, c’est l’avantage d’avoir un équilibre aussi précaire : au bout d’un moment on s’habitue.

Après, j’ai passé la journée à trébucher contre les pieds de ma chaise, glisser en me levant, essayer d’ouvrir des portes désespérément closes…
A deux reprises, j’ai descendu un escalier un tout petit trop vite. Je n’ai pas glissé, je ne suis pas tombé, non, je l’ai juste descendu un poil trop vite, pendant un instant j’ai senti que je n’avais plus totalement le contrôle de mes jambes.

Et là ce soir, je viens de manquer de tomber de ma chaise à bascule Ikea qui est censée être plus pratique pour la masturbation, sauf que j’ai jamais vraiment compris pourquoi, mais c’est pas grave c’est quand même rigolo un fauteuil qui s’incline.

Procellus, ou la crainte du moindre geste.

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Je suis un incompris

A Happy Time, on ferme à 21h le mercredi, mais les employés sont censés rester vingt minutes de plus, pour aider les demeurés qui n’ont pas compris que “ça y est il faut partir maintenant messieurs dames, on ferme, bordel !”.
Et il y en a, des cons qui ne comprennent pas ce qu’il faut faire quand la voix dans le haut-parleur dit “merci de vous diriger vers la sortie. A bientôt.” !

Mais en général, tous les mercredis, la plupart de mes collègues se barrent à neuf heures tapantes, comme dirait mon pépé “comme des pets sur une toile cirée”, expression classe s’il en est, je sais, je sais…
Et à chaque fois, on me fait soit les gros yeux (GRRR tu es encore là, grrr grrr !), ou alors on me regarde d’un air abasourdi (bah ? qu’est-ce tu fous ? t’attends quoi ???), parce que je reste jusqu’à la dernière minute.
J’aime pas être en retard ou partir en avance.
En plus, je suis payé pour être là jusqu’à 21h20, quoi.

Surtout qu’il faut pointer à l’heure, et “avant l’heure, c’est pas l’heure”.
Du coup, tous les collègues qui partent en avance se retrouvent systématiquement à se les peler sévère dans le vent et le froid, à attendre de pouvoir pointer pour rentrer chez eux.
Et moi quand je pense à eux je me dis “bande de cons”.

Alors forcément, je vais prêcher pour ma paroisse hein, mais je trouve que rester un peu plus longtemps au chaud et passer pour un mec très assidu, bah c’est plus intelligent que de passer pour un gros flemmard et risquer une bronchopneumonie, histoire de gagner un petit quart d’heure. Et encore, “gagner”…

Procellus, ou une conscience professionnelle qui semble confiner à la bêtise, alors qu’en fait pas du tout. Du tout.

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Le parfum

Hier, je faisais un tour au BHV, je voulais acheter plein de trucs, faire souffrir la carte bleue, brûler mon petit salaire, kill kill kill, tout acheter, plus rien ne peut m’arrêter, je suis le roi du monde !!!
Mais ils n’avaient rien de ce que je voulais : pas de petit manteau pour que mon iPod passe l’hiver bien au chaud, pas de crochet à torchons Koziol pour arrêter de poser les trucs à même le sol, rien, la dèche, le BHV c’est bien tombé, je vous dis que ça.

Mon besoin frénétique d’achats compulsifs n’allait pas se satisfaire de cette déception, il avait faim, il fallait lui trouver quètchose. Und schnell.
Alors zou, quatrième étage, la décoration d’intérieur, réveille le Queer qui est en toi.

Là je suis tombé sur la jolie gamme Goa, de mâles tiges de rotin plantées dans un flacon de parfum très masculin pour diffuser dans la pièce une odeur des plus viriles.
Chébeau et cha chent bon, miam.
David aime beaucoup. Ca ira très bien chez lui.

Bon, mais il y a plein de parfums, je sais pas lequel choisir, bouhouhou !
Alors méthodiquement, je les porte tous à mon nez délicat (mais pas en même temps, eh l’autre !).
Hmm, celui-là, c’est quoi ? Oh, fruits rouges ? Ah oui, en effet c’est très rouge hein… et très fruité en plus, presque trop ! Plutôt non, du coup.

Et ça, hmm, j’aime bien la couleur, ça doit sentir b… Oh mon Dieu mais quelle horreur, ça sent comme des toilettes de gare, sans la bonne odeur de parfum synthétique !

Celui-ci, jasmin et ylang, ça peut être pas mal… Ouais, enfin, c’est peut-être pas mal, mais ça serait tout aussi bien si ça ne puait pas autant !

Et puis je suis tombé sur un flacon sympa, une couleur agréable, une robe riche, pas d’arrière-goût âpre (non je rigole hein, faut pas boire le parfum, c’est mal !) avec un nom rigolo, Bergamote & Tonka, j’aime bien.
Ca sent… ça sent… bon, ça me rappelle quelque chose, mais quoi…?

Je passe à la caisse, je fais trois ou quatre boutiques pour habiller l’iPod qui est difficile, il n’aime rien, et je rentre.
J’installe délicatement mon bouquet de tiges dans son vase, je le dépose sur son meuble, et j’attends “quelques minutes que le parfum s’émane des tiges de rotin et se répande dans [mon] intérieur”.
C’est magnifiquement dit, surtout le “se répande dans votre intérieur”, c’est assez suggestif, Régine Desforges ne l’aurait pas mieux écrit.

Et au bout de quelques minutes, en effet, je commence à sentir.
Et je me souviens.
L’odeur.
Mâle.

La fève tonka, c’est ce qui donne sa pleine saveur au parfum de Jean-Paul Gaultier.
Chez moi, ça pue maintenant Le Mâle.
J’ai plus qu’à ressortir mes vieux posters de Wham et le tableau sera complet.

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L’être humain est foncièrement drôle

En ce moment, je sais pas si vous êtes au courant, mais c’est les soldes. A Happy Time, on n’y échappe pas, malheureusement. Forcément, un grand magasin qui ne ferait pas les soldes, ça serait un peu la risée de ses petits copains grands magasins, on le montrerait du doigt dans la cour.

Et si pour Noël tous les employés devaient porter un badge sur lequel était écrit “Un message bateau pour dire que c’est Noël”*, là, c’est plus sobre, le badge ne dit que “Soldes”.

Du coup, les clients quand ils voient ça, bah forcément, ils font des blagues, souvent pour essayer d’impressionner leur copine, t’as vu poupée comme je suis un rigolo moi ?, ou juste pour le plaisir de faire un bon mot.
Le problème de leurs vannes, c’est qu’ils n’y en a que trois différentes, à ce jour. Mais les soldes, c’est jusqu’au 10 février, alors courage.

Voici donc le top 3 des blagues sur le badge :

3. (je n’ y ai eu droit qu’une seule fois pour le moment) : Oh, bah alors, vous avez un prénom très répandu vous…
Sur un ton vraiment pas convaincu, même lui a compris qu’il n’était pas drôle.

2. (elle a été faite une bonne dizaine de fois, dont neuf par le même mec) : “Oh bonjour monsieur [soldèsse], ça va monsieur [soldèsse] ?”

1. (ça ne rate jamais) : Oh, vous aussi vous êtes en soldes ?
Suivi d’un petit sourire complice, genre “oh non mais je vous taquine hein”.

Les soldes, ou le lâcher de cons.

* Non mais en fait c’est pas vraiment ça qui était écrit hein.

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I’m walking on sunshine (woah !)

En ce moment, je vais bien (tout va bien).
Vraiment.

Pas de problèmes d’argent, plus de crises d’angoisses quant à mon avenir à vouloir m’en exploser la tête contre le mur, que sera sera, pour le moment vive Happy Time, yay !
Non, tout va bien, pour de vrai.

Ca en est même bizarre. En plus de ma crainte du vilain retour de karma, ça m’inquiète (enfin non, vu que tout va bien…), je suis pas habitué à tant de non-malheur ! Du coup je passe mon temps à me demander ce que je dois faire.
Euuuuh, mais je stresse pas là, comment ça s’appelle, ce que je ressens ? Je fais quoi là euh ?

Et puis, en y regardant de plus près (j’ai une formation de scientifique et de détective privé, rapport à mes années de regardage de Julie Lescaut), je me suis rendu compte d’un truc bizarre : ça va encore plus loin.
Mens sane in corpore sano, mais non seulement je ne stresse plus, je ne suis plus triste gna gna gna, mais en plus je vais trop bien dans mon corps, genre j’ai fait une cure de 20 ans de vitamines et ça porte enfin ses fruits.

Je ne suis plus fatigué le matin en me réveillant, je pourrais résoudre des équations au troisième degré (si je savais le faire à la base, that is) comme ça au saut du lit.
Je ne suis même plus essouflé quand j’arrive à Happy Time après avoir couru du métro jusqu’au sixième étage.
Et aujourd’hui, à mon heure de déjeuner, je me suis rendu compte que je n’avais plus la dalle comme avant (je mange sans déplaisir hein, faut pas m’en promettre, n’est-ce pas Darien), mais je n’ai plus la sensation désagréable de faim.

Donc voilà. Plus rien ne va pas.
Tout le temps la pêche, je ne suis plus déprimé, je n’ai plus faim ni sommeil.

Hmmm…

Si ça se trouve, je suis mort et je le sais même pas.

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The Sweet Escape


Bon alors c’est vrai qu’en ce qui concerne Gwen Stefani, je ne suis pas vraiment objectif.

Je crois qu’elle pourrait faire ce qu’elle veut que je trouverais toujours ça super. Déjà à l’époque No Doubt, quand elle n’avait pas encore tourné le dos au groupe (ah, ces salauds qui l’ont laissée partir…), j’étais prêt à la défendre envers et contre tous.
Oui elle a décidé d’avoir les cheveux roses et on dirait qu’elle a un flamant mort sur la tête ! Mais elle, ça lui va bien, et c’est rigolo !

Et même, à la voir se balader avec le pantalon de Krusty le clown en criant haut et fort que tous ses vêtements, c’est elle qui les dessine, et qu’un jour elle aura sa propre ligne, et ça sera une créatrice reconnue, moi je disais “you go girl !”, et je croyais en elle.
Voyez comme j’ai eu raison.

En plus Gwen, c’est la plus belle, et je refuse de voir que sur les photos en gros plan elle a de la moustache. Et tous ses défauts deviennent des qualités : je l’admire pour être une des rares blondes à réussir dans ce milieu tout en remplissant à grand peine un 85 A.

Vous n’avez pas idée du nombre de mes anciens amants enterrés dans le jardin de ma mère, pour avoir un jour demandé sur un ton un peu trop dédaigneux “ah t’écoutes No Doubt ?”.
Oui j’écoute No Doubt comme ta petite soeur, et alors ?!

J’ai passé mes années lycée (de ma seconde première à ma terminale - si si c’est une phrase) à successivement aimer et haïr Bush (le groupe, pas le président), en suivant le rythme auquel Gwen et Gavin se fâchaient, se remettaient ensemble, se séparaient…
Ah elle est re-avec Gavin ? Putain j’adore trop Bush !

Je l’ai soutenue pendant toute sa descente aux enfers musicale. Quand elle a sorti son premier album, j’ai trippé comme un malade sur son Rich Girl, et ses insupportables nanananananana nananananananaaaaa, j’ai adoré Hollaback Girl, sans trop comprendre de quoi diantre elle pouvait bien parler.

Tous ceux qui disaient que son album était quand même pourri, je les ai forcés à l’écouter encore et encore et encore et encore jusqu’à ce qu’ils soient d’accord avec moi, que le disque il déchire ta race grave.

Je suis donc ce qu’on peut appeler un fan intégriste, prêt à tout pour que la Sainte Parole de Gwendolyn Renée soit entendue. Prêt à mentir, nier les évidences, même tuer, quand il le faut.

Mais même si ça me fait mal, il faut bien avouer, cette fois-ci, que (ce que j’ai pu entendre de) son dernier album, bah c’est une bonne grosse merde, hein.

Procellus, ou la trahison des idoles.
(Je vous l’avais dit que les temps étaient venus, si ça c’est pas un signe !)

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The best defense against MTV is abstinence


Une soirée devant MTV, ça donne ça :

On se tape d’abord un nouvel épisode de Room Raiders, où une fille va choisir son nouvel amoureux entre trois pauvres mecs, rien qu’en visitant leur chambre à la recherche de détails scabreux.
Elle va s’horrifier de trouver du porno sur un pc, ou se demander pourquoi il y a une trace de morsure dans le bout de cire à lustrer la planche de surf (la réponse étant : “it said it tasted like chewing-gum, and I got hungry“).
C’est beau, l’amour…

Après, on passe En Mode Christina Aguilera. Yihaaaaaaaa !
La bande-annonce nous vend une interview dans laquelle on va la découvrir “sous un angle complètement nouveau”.
Coïncidence ou pas, mais au moment où on nous dit cette phrase, la caméra filme Christina par en dessous, avec un gros plan sur son entrejambe. En arrière-plan, son décolleté plongeant.
Complètement nouveau ? Mouais, mouais…

Et l’interview commence. S’il fallait compter le nombre de fois où ils soulignent le fait qu’avec son nouvel album, elle fait un retour aux sources, et que ça tombe bien parce que eh, justement il s’appelle Back to Basics, et ça veut dire retour aux sources (c’est tout de même bien fait…), on n’aurait pas assez de nos vingt doigts.

Ah, c’était bon de la voir expliquer que non, elle ne pensait pas avoir été trop loin à l’époque de Stripped, quand elle se faisait fesser dans la boue en mini-short, ou qu’elle prenait des poses lascives avec ses tenues en cuir et sa choucroute sur la tête !

Après son interview, elle a dû avoir la peau bien douce, avec toute la pommade qu’on lui a passée : “oh Christina, comme tu es belle, et cette lumière flatte tes nobles traits…”
Heureusement qu’elle est effectivement fraîche comme un bonbon à la menthe et délicate comme une aile de papillon, parce que sinon j’aurais soupçonné le journaliste de ne pas être totalement objectif.

Pour s’aérer la tête - et parce que je n’aime pas Les stars pètent les plombs, voir des intello-comiques analyser des photos de tabloïds, j’ai du mal à voir l’intérêt -, on zappe quelques instants sur TF1.
Pas longtemps hein, juste le temps de voir Catherine Laborde recevoir le trophée du Grand Concours des Présentateurs, face à une Sandrine Quétier parfaite en ravissante idiote, dégoûtée de voir le prix lui passer sous le nez, mais bon, elle avait qu’à pas dire que la femelle du bélier c’est la bélière, aussi, la conne (bon, moi aussi je l’ai dit, mais c’est pas pareil !).

Puis retour sur MTV et Rien à Branler, leur nouvelle émission de libre antenne (comme à la radio, sauf que là on voit les animateurs… Concept). Ils posent une question et il faut appeler pour réagir.
Ce samedi soir, le débat faisait rage : “faut-il avoir peur du sexe anal ?”.

Procellus, ou la télé-poubelle rythme ma vie. Et c’est boooooon !

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Un mot par jour

Le matin, à Happy Time, j’arrive tout le temps presque à la bourre, mais vraiment juste presque, alors je suis essoufflé, mais ça passe à chaque fois inaperçu.
Ce matin là, au poste d’à côté, Totoro, lui, est vraiment arrivé en retard, et ça s’est grave vu.

La chef qui passe par là ne manque pas de le lui faire remarquer.
Et puis elle nous demande :

- Bon les garçons, y’a un débrayage prévu à 11h45, vous en êtes ?

Totoro grommelle que non, et on n’attend plus que ma réponse.
Je suis bien embêté, parce que je ne suis pas sûr d’avoir vraiment compris la question. Pour moi, le débrayage, c’est un truc qu’on fait pour passer les vitesses, mais je ne vois pas trop ce que ça vient faire à Happy Time, ou même dans la phrase.

Alors, négligemment, je demande :

- Hmmm, pardon, tu as dit quoi ?

En imaginant qu’elle va reformuler, on ne sait jamais, je crois à des choses plus idiotes hein…
Perdu. Elle répète :

- Y’a un débrayage, à 11h45, on a besoin de savoir qui participe, pour s’organiser.

Bon, à mon avis, elle veut parler de grève, mais la cruche, elle sait pas qu’il y a un mot pour dire “grève” : “grève”, justement.
De toute façon, au pire je vais passer pour un con, au mieux je vais enrichir mon vocabulaire. Et peut-être qu’elle sera touchée par ma candeur juvénile, et qu’elle proposera de m’augmenter ?
Alors je demande, pour être sûr :

- Mais… ça veut dire quoi, “débrayage” ?

- Ben… c’est la grève, quoi.

Bingo ! I knew it, I just did !
Bien sûr, elle doit me prendre pour un demeuré fini, mais elle n’en laisse rien paraître, et me demande :

- Bon donc, tu la fais ?

- Ben j’en sais rien, c’est une grève pour quoi ?

- Je sais pas trop.

Ca tombe bien que je n’ai pas plus envie que ça de la faire, parce qu’après cette question, j’aurais l’air un peu con et opportuniste. Alors je décline avec toute la politesse dont je suis capable.

Une fois la chef partie, Totoro se tourne vers moi, pour savoir ce qu’elle voulait parce qu’il n’a pas vraiment entendu.
Je lui explique en insistant bien sur “débrayage”, tout fier de mon nouveau mot, vouaiche.

Là, il me dit qu’il doit vite aller prévenir qu’en fait, il va peut-être suivre le mouvement, comme il vient d’être nommé à je sais plus quel poste au syndicat, ça serait mal vu qu’il ne participe pas…

C’est à midi que la chef est venue me dire de ne pas stresser et de garder mon calme (ben oui, c’est sûr, maintenant que tu as dit ça, je suis obligé de stresser !), parce que comme le mouvement était assez suivi, j’étais tout seul à l’étage.

Seul face à des hordes de monstres affamés venus spécialement à Happy Time pour le début des soldes.

C’est ainsi que je suis mort.

Procellus, ou j’aime pas les grèves.

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Ca se précise

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l'avenir, une page de publicité
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Ma ville ne cesse de m’amuser

Chez moi on est toujours à l’affût des dernières tendances. C’est d’ailleurs dans cet esprit permanent de course à la nouveauté qu’on a trouvé un concept génial.

On en avait marre de faire comme tout le monde, et d’avoir des pakistanais qui vendent des posters de Bob Marley ou de Bart Simpson dans les couloirs du métro, et des poissonnières qui beuglent à qui veut les entendre qu’il est frais leur mérou il est frais, alors on a fait un mix des deux.

Les jours de marché, un vieux monsieur, tellement sec qu’il craque sous le pied comme une feuille morte, expose et vend des tapisseries moyenâgeuses.

Parce que, voilà quoi.
Là on ne voit que la Dame à la Licorne, mais peut-être qu’en chinant un peu, on peut repartir avec la tapisserie de Bayeux à accrocher dans son salon…


(Ah oui et pour les gens qui se demandaient ce que faisait l’autre abruti au milieu du passage piétons à pointer son téléphone vers le feu rouge, ça n’était que moi.)

Vincennes, ou the middle ages are the new eighties.

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dehors
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Cassandre vous parle

Ca commence par des petits détails insignifiants : TF1 passe une version non édulcorée de Twister, pendant les vacances, et du coup Helen Hunt dit “sac à merde” à une heure de grande écoute, comme ça, sans que ça ne choque personne.

Après, on se rend compte qu’il n’y a pas eu de neige à Noël, et que pire encore, il fait chaud, on ne sait plus trop quelle saison c’est, on est tout perturbé ma pauvre dame.

Et puis les signes se font de plus en plus clairs : on fait gagner Cyril à la Starac, on teint la grosse Magalie Vaé en blonde, comme si elle avait besoin de ça pour qu’on se foute de sa gueule, Ségolène continue de faire coucou tout autour du monde, Luc Besson fait des promesses qu’il ne tiendra jamais (Le cinéma ? Demain, j’arrête !), Mimie Mathy, la femme préférée des français, sort son premier album, et les oiseaux chantent jusqu’à deux heures du matin.

Bientôt, le feu du ciel s’abattra sur nous, il pleuvra des crapauds, Nicolas Hulot sera président, et on périra tous dans des souffrances atroces pendant que les forces des Ténèbres tenteront d’arracher le pouvoir des mains pattes des insectes qui nous auront tous latté la gueule, je vous le dis, moi.

Procellus, ou la fin des temps est proche. Tremblez.

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Es una obsesión

Une de mes grandes occupations depuis que j’ai un ordinateur, c’est de tagger mes mp3 : j’aime bien que tout soit bien rempli, le nom de l’artiste, du morceau, de l’album, et si possible une belle illustration.
Comme ça quand le morceau est en lecture dans l’iPod ou dans Musicmatch, ben c’est tout joli, on voit bien qui chante, de quel album ça provient, et y’a même la pochette dudit album, oh wouaouh c’est trop la classe, petit orgasme.

Et maintenant, avec internet et toutes ces technologies modernes qui font peur ralala je sais pas comment ça marche ça doit être le Diable, c’est encore plus pratique : on met le CD dans le lecteur, on lui dit “tu rippes, et tu cherches les infos !” et il le fait, parce qu’il y a un mec qui s’est pris la tête à rentrer tout ça pour nous dans la machine.

Ou même encore mieux, de temps en temps les infos sont directement dans le disque, y’a même pas besoin de demander à l’ordi de chercher quoi que ce soit, ça tombe tout cuit.

Sauf que voilà.
Il arrive que le mec de la maison de disques soit un peu fatigué, et il écrit n’importe quoi. Et là on arrive sur la deuxième de mes grandes occupations : corriger les fautes d’orthographe.

Sur un de mes mp3 provenant d’un CD officiel (si si c’est possible), taggé directement par la maison de disques, ça fait des années que je vois la même faute, toujours, et qu’elle m’énerve. J’essaye quand même à chaque fois de passer outre, “non mais de toute façon c’est de la merde, on s’en fout !”.
Parce qu’en plus, il faudrait renommer le fichier, comme le nom est mal écrit là aussi, et après faudrait changer les chemins d’accès de tous les programmes qui lisent le morceau, et bouh, la flemme.

Et tout à l’heure, je chattais tranquille peinard, quand j’ai posé les yeux sur la barre des tâches, pour voir quel morceau arrivait. C’est là je l’ai vu défiler. Le nom avec la faute.
Grosse comme un gros nez difforme au milieu d’une toute petite figure (Barbra Streisand, si ta patate te permet quand même de nous lire…).

Alors j’ai essayé de ne pas y penser, et j’ai tapé tout ce post qui ne sert à rien mais qui a quand même fait passer assez de temps pour revenir à un morceau écrit sans faute (mais en même temps, écrire de la merde, ça permet aussi de pouvoir écouter la moujique, technique, technique…). Ouais, une fois encore, mon esprit avisé a eu raison de ma névrose.

Mais les L5 ne savent toujours pas que “ce que je veut de toi”, bah en fait ça s’écrit avec un “x”, et la prochaine fois que je le verrai, ça va encore m’écorcher les yeux.

Procellus, ou la catharsis (raaaaaaaah putain ça va mieux).

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C’est ça, je suis maladEUH

Avec ma pharmacienne de mère, au téléphone :

- Allô maman ?

- Oh allô, ça va ?

- Oh bah oui, là je sors d’une gastro / angine / chais pas trop quoi, ça fait deux jours que je vomis tripes et boyaux, que je mouche comme un dératé, et là j’ai l’impression d’avoir du verre pilé au fond de la gorge… Ah, et j’avais tellement de fièvre que j’ai failli foutre le feu au matelas*.

- Ah ? Bah désolée que tu sois malade… (pause for effect) Bon et sinon, je suis allée au BHV, et j’ai vu des flûtes à champagnes ma-gni-fiques…

Maman Procellus, ou la compassion faite femme.

* Oui bon j’ai peut-être exagéré un peu, mais l’idée principale y est, quoi.

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Appel à témoins

Ce message s’adresse principalement aux utilisateurs de Windows (les autres, vous pouvez vous moquer, si si, je vous en prie).

Alors voilà : j’utilise depuis loooongtemps (ou presque) un antivirus du nom d’AVG, qui, bien que gratuit, était ma foi bien efficace.
Là, ça fait un petit mois qu’il me prévient tous les jours que attention hein, à la fin du mois de janvier, il devient payant, et faudrait voir à se décider ! Et ça fait un petit mois que j’ignore ce message, Que sera sera, whatever will be will be.

Et hier (ça a dû se passer hier, j’en suis sûr !), il a laissé passer un virus gros comme ma b…, enfin, très gros quoi.

Donc ma question :

Si toi aussi tu es sous Windows et que tu as un antivirus qui déchire sa race, pourrais-tu me dire ce que c’est, que je puisse l’installer une fois que j’aurai rerererereformaté mon disque dur ?

D’avance, merci.

PS : je suis prêt à donner de ma personne pour remercier celui qui saura m’aider.

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Le monde fou fou fou du travail (4)

Aujourd’hui, à Happy Time. Je suis à mon poste, le visage morne et renfrogné, je m’ennuie. J’ai beau jouer à vider l’agrafeuse, transformer les antivols en toupies ou fabriquer des avions en papier avec les factures, rien n’y fait, le temps ne passe pas.

C’est alors qu’arrive un client.
Hop hop, je fais comme on m’a appris à la formation, je range tout mon bordel dans mon tiroir, et je passe en mode sourire Colgate :

- Monsieur bonjour !

- Euh oui… Bonjour… J’ai un ami qui travaille ici, est-ce que je pourrais le voir ?

- Bah oui vous savez, je suis encore loin d’être le patron, vous faites bien ce que vous voulez !

Et soudain c’est le drame, tout bascule et la conversation nous entraîne dans la treizième dimension.

- Et euh… vous savez pas où je pourrais le trouver ?

- ???
Bah, non, enfin je sais pas, c’est votre ami, si vous ne m’en dites pas plus, je vais pas pouvoir vous aider hein.
Il travaille où ?

- … Je sais pas…

- Bon, il travaille à quel poste, dans quel service, au moins ?

- … Je sais pas…

- Bah vous savez comment il s’appelle ? Essayez de tourner un peu, voyez si vous le trouvez (et foutez-moi la paix, je préfère mon ennui !) ?

- …

Happy Time, ou le centre du monde gay parisien.
Mais quand un employé fait un plan cul, s’il pouvait s’abstenir de dire où il bosse, ou alors préciser où il bosse (et comment il s’appelle), ça m’éviterait d’assurer le S.A.V.

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