Procellus

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Les blogueurs parlent aux blogueurs (et aussi aux autres, allez)

11 décembre 2006

Bonjour, je suis David.

Je travaille depuis quelques temps dans une grande boîte où tout le monde il est très gentil, oh oui alors.

J’ai commencé à y travailler courant novembre, et j’ai été payé pour ce que j’ai fait pendant ces quelques jours.
A mon humble avis, par rapport à ce que j’ai travaillé, j’ai été surpayé, même si dans l’absolu, je perçois quand même un salaire de misère.
Mais c’est la vie, on n’est pas là pour se plaindre hein, ma pauvre dame.

Non, moi ce que je voudrais savoir, comme je ne suis pas vraiment au courant de comment ça marche, le monde du travail, c’est :

est-ce normal qu’au 11 décembre (donc 11 jours après avoir reçu ma thunasse), je n’ai toujours pas de fiche de paie ?

Je demanderais bien à mes collègues, mais j’ai pas envie de leur parler, c’est des cons.

Procellus, ou si quelqu’un pouvait m’éclairer ma lanterne…

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George attitude

10 décembre 2006

Quand j’ai commencé à bosser à Happy Time, j’étais un jeune débutant, je détestais tout le monde et je faisais la gueule toute la journée.

Maintenant, je suis toujours jeune (ben oui), je déteste toujours autant tout le monde, voire un peu plus, comme j’ai appris à les connaître, et je fais la gueule, plus que jamais.

Mais je ne suis plus un débutant.

La preuve : je suis chargé de prendre sous mon aile paternelle et chaleureuse des jeunes débutantes et des jeunes débutants, qui comme moi il n’y a pas si longtemps (ben non) viennent de tomber du nid.

- Bonjour je m’appelle , et je suis censée travailler au poste 541, c’est bien ici ?

- Chais pas, je suis occupé, et je ne connais pas les numéros de postes.
Regarde sur ma fiche (and leave me alone !).

- Ah ben oui c’est là. C’est mon deuxième jour hihihi.

- … Si tu as un problème, n’hésite pas surtout...
Tu verras, je n’y connais rien mais c’est beaucoup plus sympa de se planter à deux.

Donc, puisque maintenant j’ai presque des responsabilités, on peut dire que j’ai eu une fucking promotion, hein on peut le dire ?
Alors why the fuck j’ai pas eu une augmentation ?!

Procellus, ou le cycle de la vie.

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au boulot

La nuit, je suis un justicier (ou un meurtrier, j’ai pas encore décidé)

9 décembre 2006

Parce que je ne l’ai pas entendu de la nuit.
Parce que malgré tout, il m’a empêché de dormir tellement je me grattais.
Parce qu’en allumant la lumière pour voir si je n’étais pas couché dans un lit d’orties, je l’ai vu me narguer sur mon mur.

Et parce que maintenant j’ai la flemme de nettoyer.

Procellus, ou one down, hundreds of billions to go.

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non, rien

Y’a des jours comme ça

8 décembre 2006

C’était une journée qui avait pourtant bien commencé. Presque content de partir bosser, la pêche dans le métro, “ouais je suis un winner !!!”, comme ça arrive rarement.

Bonjour collègue que je ne connais pas, bonjour collègue que je… je connais ? Ah oui ben alors, salut… toi, je connais pas ton prénom mais c’est pas grave, de toute façon c’est pas comme si j’avais plus l’intention de te parler que la première fois, héhéhé.

Ensuite, les clients s’enchaînent, tous plus bêtes les uns que les autres.
Et où est-ce que nia nia niaaaaaa ?
Et pourquoi c’est comme ça ?
Sourire poli, au revoir madame, merci monsieur.

Jusqu’à ce qu’elle arrive. La chieuse ultime, dans toute sa splendeur.

Elle commence à se plaindre que gnagnagna, et que ça serait bien que j’en parle à mes supérieurs, parce que rolalala non vraiment c’est pas possible hein !
Mais vous savez madame, mes supérieurs, ils sont comme moi, ils en ont vraiment rien à péter de ce que vous dites, ça ne servirait à rien… Alors voilà, passez-vous les nerfs vite fait et cassez-vous…

Et la chieuse râle, encore et encore. Elle ne s’arrêtera jamais, je le sais, je le sens.
Alors au bout d’un moment, j’ai craqué.

Calmement, comme toujours, j’ai attrapé mon Bic, vérifié que la pointe était bien sortie (mais en général je la laisse sortie, sinon on raye le papier), et je lui ai planté dans l’oeil.
Comme elle criait, forcément, ça doit faire mal, je l’ai tirée vers moi de dessus mon comptoir, et je lui ai sectionné les cordes vocales d’un grand coup de dents, en faisant quand même attention à ne pas abîmer ma fausse incisive, parce que c’est fragile, peut-être.
Apparemment, j’ai dû atteindre une artère ou un truc dans le genre, parce que ça saignait beaucoup.
En même temps du coup, on ne l’entendait plus.

Après, j’ai décidé que peut-être il était temps de prendre ma pause. J’ai prévenu ma collègue, celle que je connaissais déjà, et j’ai escaladé le comptoir, en poussant l’autre conne qui me barrait le passage.

J’ai grogné sur tous les gens qui se sont trouvés sur mon chemin, en traînant madame la chieuse par les ch’feux.
C’est marrant, il suffit qu’on ait un peu de sang sur le visage, un corps au bout du bras et qu’on grogne pour que plus personne vous fasse chier.
J’aurais du y penser plus tôt, tiens !

Arrivé à la porte, j’ai brandi mon Bic ensanglanté sur les gars de la sécurité (en grognant encore, AGRRRRR !!! - bah oui, il y a des habitudes qu’on prend vite), et je suis sorti.
J’hésite encore à prendre ma journée, demain.

Procellus, ou un de ces jours, ils vont voir.

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Oh come on be alive again

6 décembre 2006
Mutation : it is the key to evolution.

Quand je l’ai vu, mou et jaune sur son pot tout neuf, je me suis dit que tout était fini.
Je me suis dit “à quoi bon ?”, mais j’ai quand même tenté le tout pour le tout.

Ah ok, ta terre est toute sèche et tu es mort de soif ? On va voir ce que tu dis de ça !
J’allume le robinet de la cuisine, de l’eau ni trop chaude ni trop froide (une fois encore, je viens d’inventer l’eau tiède - on ne m’arrête plus), et shbloub, j’y colle le bonsaï dessous.

Alors, c’est assez humide pour toi ? Nouss hafons les moyens te fous faire p’harler !
Ensuite je le repose sur la table, il a perdu le privilège d’être au sommet du meuble asiatique auquel il était normalement destiné.

Et là, le lendemain, surprise, mes soins délicats ont porté leurs fruits. Il s’est redressé, ses tiges ne pendent plus mollement comme des… enfin vous imaginez quoi, elles pointent fièrement vers le ciel.
Sa façon à lui de faire plein de petits bras d’honneur à la mort.

You go boy !

Thought it would be over by now,
But it won’t stop
You thought that I would self-destruct,
But I’m still here,
Even in my years to come,
I’m still gon’ be here.

I’m a survivor,
I’m gonna make it,
I will survive,
Keep on survivin’

Le bonsaï de Procellus, ou le survivant de l’enfer.
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Ingrid Chauvin

5 décembre 2006

En octobre 1973, la petite Ingrid voit le jour à Argenteuil. Oui bon, on ne choisit pas forcément son lieu de naissance, donc on ne lui en tiendra pas rigueur.
Très tôt, elle décide de devenir comédienne, même si papa et maman Chauvin préfèreraient que leur fille adorée ait un vrai métier, parce que cracheur de feu, c’est rigolo cinq minutes, mais c’est pas ça qui va payer leur retraite et les traites de la maison hein !

Au grand regret de ses parents (et de miyons de téléspectateurs), Ingrid n’en fait qu’à sa tête, et fait des débuts fracassants dans deux émissions phares des années 90 : Le Miel et les Abeilles, et Salut les Musclés.
Elle a à peine vingt ans, et déjà un pied dans la cour des grands, toute prête à suivre la carrière des meilleures : Mallaury Nataf, Hélène Rolles, méfiez-vous de cette petite nouvelle !

Un conseil qu’elles auraient bien fait de suivre, ces deux là, parce que bientôt, la persévérance d’Ingrid est récompensée : elle obtient le rôle principal dans Femmes de Loi, à côté de la grrrrande, l’immense Natacha Amal (ah, TF1, ce vivier de stars quand même…).

Là, Ingrid peut montrer toute l’immensité de son talent.
Bon bien sûr, elle était super occupée avant, et en plus elle était pauvre, les sitcoms AB, c’est pas ça qui lui a payé l’Actors Studio.
Du coup, le seul truc qu’elle sache jouer, c’est la moue boudeuse. Mais putain, qu’est-ce qu’elle la fait bien !

A partir de là, tout va très vite : elle multiplie les apparitions, et va même jusqu’à faire Fort Boyard, parce que maintenant c’est une star reconnue, au même titre que euh… ben, les autres stars reconnues qui ont fait Fort Boyard, en cherchant bien, il doit y en avoir quelques unes…

Et puis, en 2005, son air renfrogné la mène à l’instant charnière de sa carrière : elle incarne Marie Kermeur,  l’héroïne de Dolmen, la saga de l’été de TF1 (et puis bon, sur TF1 on fait ça en famille, alors c’était elle ou Laurence Boccolini).

Ah, la belle époque… Il fallait la voir expliquer à grand renfort d’interviews qu’elle a une grande tresse à la Lara Croft pour Dolmen parce que sinon, comme son personnage a le même prénom que dans Femmes de Loi, le public risquait d’être tout confusionné…

Par contre, vu que Femmes de Loi lui a rapporté un petit pécule, Ingrid s’est fait refaire les lèvres. Et si avant son jeu d’actrice se divisait en “je prends mon air agacé” ou “je ne prends pas mon air agacé”, maintenant avec sa bouche de canard, elle a toujours l’air de tirer la tronche, quelle que soit la situation.

Qu’importe ! Grisée par le succès, Ingrid prend une décision qui va modifier à jamais le visage du P.A.F.: elle arrête la télévision, à commencer par Femmes de Loi. Une nouvelle qui fait l’effet d’une bombe, Ingrid fait la une de plein de magazines télé, ouah c’est trop fort on n’a jamais autant parlé d’elle, ralala si elle avait su plus tôt !

Depuis maintenant un an, Ingrid explique qu’elle veut se consacrer à sa carrière au cinéma (!!!), et peut-être qu’on la reverra dans Dolmen 2, si jamais “le scénario est à la hauteur du premier”. Bon, ok, elle ne place pas la barre bien haut, mais vu ce que TF1 a fait avec Le Maître du Zodiaque, on ne devrait pas la revoir de si tôt.

Comme ça fait un an qu’elle ne fait plus rien (bah oui, t’es mauvaise, t’es mauvaise… Fallait pas quitter TF1 chérie !), Ingrid a eu le temps de parfaire son jeu.
Elle a doublé sa palette d’émotions en apprenant à sourire naturellement : on jette la tête en arrière et on montre les dents en plissant les yeux.

Mais elle a eu raison d’y croire : toute fière de son nouvel apprentissage, elle revient sur le devant de la scène par la grande porte, et on comprend ce qu’elle voulait dire, quand elle parlait de “se consacrer à des vrais rôles au cinéma”.
Ingrid a rejoint les plus grandes au pinacle de la gloire, et est arrivée à la consécration de sa carrière : elle a été retenue parmi des milliers de candidates pour faire une apparition dans le nouveau clip d’Emmanuel Moire : Le Sourire.
Et ce rôle, il était trop fait pour elle.

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ma télé et moi

The Legend of Zelda : Twilight Princess

4 décembre 2006

Un nouveau Zelda, c’est toujours un évènement qu’on attend comme le messie.
Et là, un nouvel opus, sur une nouvelle console pour ch’tites n’enfants où faut s’agiter comme un fou pour jouer ?
Oh boy oh boy oh boy !

Par contre avant d’essayer le jeu, il faudrait peut-être s’habituer à la console et au wiimote (hihi, c’est rigolo, ça fait presque remote).

Commençons par Wii Sports.
Ah, tiens, déjà la wii et le wiimote sont plus petits que ce que j’imaginais.
C’est pas grave… C’est pas la taille qui compte, hein…
Et le wiimote est bizarre, il est à la fois trop et pas assez sensible.

Quand on joue au golf, ça lagge un peu. Mon personnage ne bouge pas en même temps que moi, ça va pas être facile de doser la force de mon swing.
Tant pis, de toute façon le golf c’est un sport de tarlouzes.

Moi mon truc apparemment, c’est le base-ball.
En tant que batteur, je suis trop fort, je renvoie plein de balles.
Elles sont presque toutes fausses, mais au moins je les renvoie ! C’est aussi ça l’esprit sportif.

Je suis le lanceur, maintenant ?
Ok, bring it on, bitch. Je prends mon élan, et… je lance !
Quelle puissance, quel homme !

Vas-y, à quelle vitesse j’ai envoyé ?
Ah, 56 km/h ?
…
C’est de la merde ce jeu, ça reconnaît pas la vraie force, d’abord.

Allez, je suis prêt, on essaye Zelda maintenant !

Ooooh, la petite musique…
Je… je crois que je bande, là.
Le temps de réussir à viser aux bons endroits sur la télé, et je peux commencer à jouer.

Déjà ce qui est bien, c’est que même si on peut choisir le nom du joueur, il est réglé par défaut pour s’appeler Link.
Rien que ça, c’est un plus, vu que eh, ben c’est le nom du personnage. Du coup, ça permet de ne pas perdre bêtement son temps à écrire quelque chose qui tombe sous le sens.

Ouah, on peut aussi choisir le nom de sa jument ?
Mais où s’arrêtera le progrès, mes dieux ?

Après, pas de surprise, Link est encore un bouseux qui habite dans un village avec trois pelés deux tondus.

Par contre, le mauvais point, c’est les graphismes. Ce que j’aime bien dans les Zelda, c’est le coté simpliste et naïf, comme dans The Windwaker ou Link’s Awakening.
Ca me donne l’impression que c’est un jeu à ma portée (ben oui, c’est comme ça, je suis un newbie, il me faut des trucs simples).

Là, ils essayent de faire du réaliste, on se croirait dans Majora’s Mask ou Ocarina of Time. Et j’aime pas. Bleark.
Crétins de graphistes.
Mais du coup, Link est plus travaillé, et qu’est-ce qu’il est beau, malgré sa jupette !
Ca n’est plus ce gamin qui a douze ans depuis vingt ans (le syndrome Meg Ryan…), il a enfin attaqué la puberté, et ça lui réussit plutôt pas mal.
Roar, Linkounet.

L’autre truc bien, c’est qu’on peut lancer les rochers que Link ramasse en jetant le wiimote. Heureusement qu’il a une dragonne, du coup, parce que sinon je balançais ma télécommande dans la télé, et j’avais plus le droit de m’amuser.

J’imagine qu’après on se battra à l’épée en mimant les mouvements avec le wiimote (en garde ! Touché, le chat !), mais ça sera pour une autre fois, parce qu’il est tard, je suis crevé, alors j’arrête de jouer.
Wii wii*, avant même d’être arrivé au tutoriel.
Je suis comme ça, je suis fou.

Zelda, ou faudrait quand même y jouer un peu plus de cinq minutes pour pouvoir se faire une vraie opinion.

*Vous avez vu comme je suis drôle ? Au lieu d’écrire “Oui oui”, j’ai écrit “Wii wii”, qui est le nom de la console. Et j’ai pas fini de le faire, ce jeu de mots.

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les jeux

Dès les premières lueurs, oh je sombre

3 décembre 2006



Le bonsaï, ou Procellus m’a tuer.

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non, rien

Ma différence

Vieux machin rabougri : Ah la la, je sais pas comment vous faites pour écrire de la main gauche !

David : L’entraînement mon petit, l’entraînement…

V.M.R. : De mon temps, vous savez, on obligeait les enfants à écrire de la droite…

D. (allez, on va être poli et faire la conversation) : Oui oui, je sais, c’est arrivé à ma grand-mère !
(Voilà, on a fait la conversation, ça suffit maintenant, laissez-moi)

V.M.R. : Mais de nos jours, on les laisse faire…

D. : Bah oui, c’est quand même pas plus mal hein !

V.M.R. : Enfin bon… (Puis sur un ton lourdement condescendant et dédaigneux et supérieur et faussement compatissant : ) Tant que vous êtes capable d’écrire…

D. : Monsieur je vais vous demander de partir.

Les vieux, ou faudrait vraiment tous les brûler.

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mon nombril

Le monde fou fou fou du travail (3)

1 décembre 2006
- Alors David, aujourd’hui tu vas travailler avec La Pinpin. Elle pourra t’aider, si jamais tu as du mal.

Pour situer : La Pinpin, 1m10 au garrot, qu’on va ramener à 1 mètre tout rond parce qu’elle a la tête tellement rentrée dans les épaules qu’on dirait qu’elle est bossue.

A peine installé, j’ai besoin d’aide.
Alors je me penche vers La Pinpin.

- La Pinpin, excusez-moi (on m’a dit, les dames d’un certain âge, c’est mieux de les vouvoyer), blablabla blabla, bla bla ? Bla ?

- …

- LA PINPIN, EXCUSEZ-MOI, BLABLABLA BLABLA, BLA BLA ? BLA ?

- Hmm ? Oh dis, ça ne va pas être facile, tu ne parles pas fort, et c’est mon côté qui entend mal…

Ah tiens oui, La Pinpin a un appareil dans l’oreille.
Bon, pas grave, j’inspire un grand coup, et :

- BLABLABLA BLABLA, BLA BLA ? BLA ?

- Ah, pour faire immatriculer une galère ? Il faut qu’ils se rendent au port !

Nevermind, on va se débrouiller autrement.

C’est vrai, La Pinpin est un peu bizarre. Quand elle me montre comment remplir un papier en me laissant voir comment elle a fait sur le sien, elle s’inquiète soudain :

- Mais… Tu vas voir mon nom ? C’est… c’est pas grave.

Ensuite, quand arrive l’heure de le pause pour La Pinpin, une autre fille vient la remplacer. Quand elle arrive, La Pinpin est encore là, pour qu’elles se passent le relais.

- Ah tiens tu es nouveau toi ?

-Euh oui, pourquoi ?

- Parce que personne veut le poste que tu as, ils ne le donnent qu’à des débutants.
Personne veut bosser avec La Pinpin, c’est une chieuse. Parfois elle a… des réactions bizarres et inattendues. C’est une MÉCHANTE !!!

Ah mais euh, elle est juste à côté quand même, c’est pas étonnant qu’elle soit méchante si vous en parlez comme ça, non ? C’est un peu un débat oeuf-poule, mais quand même ?
Cela étant dit, POURQUOI ON M’A PAS PRÉVENU, HEIN ?

Finalement, la nouvelle collègue a oublié un truc et repart, me laissant seul avec La Pinpin, que je soupçonne soudain de pouvoir devenir dangereuse. Excusez-moi La Pinpin, je vais vous reprendre les ciseaux et l’agraffeuse…

Puis elle va déjeuner. Elle sort son étui à lunettes, dans lequel sont déjà ses lunettes vue-de-loin. Elle les échange contre ses lunettes vue-de-près.
Elle a maintenant les lunettes de loin sur le nez, et les de près sont dans l’étui, qui reste entr’ouvert.

A ce moment, La Pinpin se fige. Je lui demanderais bien si tout va bien, mais 1) elle ne m’entendrait pas, et 2) elle fixe son étui tellement fort que j’en conclue qu’elle est en pleine réflexion.

Et soudain, les pièces du puzzle s’assemblent.

La Pinpin se met à répéter un certain nombre de fois “mes lunettes mes lunettes mes lunettes mes lunettes mes lunettes”, en oscillant de la tête à chaque fois, puis d’un seul coup se tait, ferme l’étui, le met dans son sac et s’en va.

La Pinpin a un TOC.
C’est rigolo, les TOC (enfin, comme les piscines, les enfants et les animaux, c’est rigolo chez les autres).

Sauf que là, elle vient de me laisser tout seul à mon poste, et j’ai peur.
Et je ne sais même pas encore me servir du téléphone pour mes appels personnels.

Procellus, ou working’s fun.

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au boulot

Family Guy 5×07 : Chick Cancer

- Well, you wanna know what I learned this week ? Being a grown up sucks. Women, Brian, what a royal pain in the ass !
It’s like… It’s like… Why can’t you just hang out with guys ? You know, live with someone of your own sex, just do what you would do with women, but with your buddy, you know ?
Why don’t guys just do that ?

- They do. It’s called “being gay”.

- Oh ? That’s what gay is ? Oh yeah, I could totally get into that.

Procellus, ou si Family Guy n’existait pas…

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ma télé et moi

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