Procellus

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Lost

Après avoir téléchargé de façon farpaitement illégale un épisode de Lost,  je m’installe bien devant mon écran, je prends des gâteaux, parce que voir tous ces pauvres mecs qui meurent de faim à chasser du sanglier sur leur île, ça ouvre l’appétit.

Et je lance l’épisode.

A l’écran, une fille que je ne connais pas, dans une petite pièce.
Tiens, je me demande de qui ça peut être le flashback ?

Une autre fille arrive dans la pièce.
Je ne la connais pas non plus ?

Pourtant elles, elles ont l’air de bien se connaître, et de beaucoup s’apprécier, à en juger par la pelle qu’elles sont en train de se rouler.

Putain, c’est assez osé comme série, Lost, en fait.

Si ça se trouve ça va être un épisode sur le manque sexuel, et un des persos est en train de fantasmer à mort ?

Ah ouais, il fantasme grave quand même, une des deux filles a déshabillé l’autre et est en train de lui mordiller bouffer un téton en lui malaxant un sein, mais quel personnage est en train de flashbacker, purée ?!

Arrivé au cunni, j’ai compris que j’avais téléchargé un fake.

Procellus, ou une naïveté touchante, si si.

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ma télé et moi
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Vous avez dit bizarre ?

Il y avait déjà les yaourts et autres Danette saveur petit beurre. Ca n’a pas du tout la consistance qu’on attend, par rapport à leur goût.
Un truc au goût de petit beurre mais qui est tout mou, crémeux et froid dans la bouche, grosse surprise.

Ensuite, il y a eu les gels douche Ushuaïa à la mangue. L’odeur donne l’impression qu’on vient de préparer un kilo de mangues dans la salle de bains.
En bon alcoolique, je me suis habitué, grâce au Malibu Mango, à sentir le fruit sansle voir ou le manger, donc ça va.

Mais ce matin, en essayant mon nouveau gel douche au Litchi, j’ai eu soudain une grosse envie d’être dans un restaurant chinois à manger des litchis, ou boire un saké, ou n’importe quoi, mais ça n’allait pas du tout avec ma douche.

Je suis sûr qu’avec des produits comme ça, une femme enceinte pourrait tuer pour un litchi, alors moi je dis STOP !

Les odeurs artificielles et trop ressemblantes de nourriture dans un cadre de non-mangeage, c’est pas glop, et c’est perturbant.

Maintenant ma journée est foutue, je veux un litchi.

Procellus, ou les goûts et les odeurs…

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Once I was a wood nymph

La dernière fois que je suis allé chez Ikea, j’ai voulu viriliser un peu mon intérieur, et j’ai acheté un article masculin s’il en est : une orchidée.
Parce que même si elle n’apporte pas une grosse dose de virilité dans la pièce, son nom veut dire testicule, et ça, ça me suffit.

Je n’ai pas la main verte, j’en ai donc acheté une (d’orchidée, pas de main) qui était encore en boutons, en me disant que peut-être comme ça, le temps qu’elle éclose, j’aurais l’impression de pouvoir faire pousser quelque chose, et de ne pas tuer tous les végétaux qui franchissent le pas de ma porte.

C’était un peu une opération suicide, tout le monde n’arrêtait pas de me dire que l’orchidée, y’a rien de plus fragile, vraiment c’est peine perdue gnagnagna.
Ca m’arrangeait assez, parce qu’une fleur, ouais c’est joli, mais ça va bien cinq minutes, quoi.

Que nenni, ça va bientôt faire deux mois que je l’ai achetée, et je suis bien embêté, elle n’a pas l’air plus décidée que ça à mourir.
Pourtant, j’y ai vraiment mis du mien, j’ai essayé de la noyer, de l’assoiffer, les menaces et les insultes, mais rien n’y fait.

Les orchidées Ikea, c’est autrement plus solide que leurs meubles.
Et oui, je suis certain que c’est une vraie, je n’essaye quand même pas de tuer une plante en plastique.

Du coup, ma table est un modèle d’élégance et de bon goût, et j’aimerais bien que ça change.

Procellus, ou fuck la nature.

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non, rien
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Le jour où

Aujourd’hui, j’ai fait un grand pas vers ma vie d’adulte.
Un pas que j’avais un peu honte de n’avoir pas encore fait, surtout à mon âge, et du coup j’étais un peu stressé.
Et si ça se voit ? Et si je me plante ?

J’ai essayé de me raisonner, après tout, c’est une pratique sociale très répandue, il n’y a pas de quoi en faire tout un plat, je n’ai jamais entendu parler de quelqu’un qui en serait mort.
Mais bon, ça risque quand même de me changer, plus rien ne sera comme avant.
Adieu innocence et jeunesse éternelle.

Aujourd’hui, j’ai passé mon premier entretien d’embauche.

Et comme si ça n’était pas assez stressant de passer un vrai entretien, il a fallu que ce soit en groupe.
Retour à l’école, on se présente devant toute la classe et on raconte sa vie.

Et comme à l’école, le temps de me demander “bon alors, je me lance, ou je laisse quelqu’un d’autre parler ?”, tout le monde est passé, il ne reste plus que Jolibrun et moi.
Échange de regards, et il me fait comprendre qu’il est aussi adepte du “laissons passer tout le monde et on verra”.
Sauf que je suis plus malin (héhéhé), et je sais que c’est mieux de ne pas parler en dernier.

Alors undeuxtrois je me lance.
En n’oubliant pas de sourire énergiquement mais pas trop, faut pas leur faire peur.
Et ne pas oublier de respirer, non plus.

Oui, bonjour, je m’appelle David, j’ai 24 ans et je suis en train d’oublier de vous parler de mon cursus. Je tiens juste à dire que ce boulot, c’est mon rêve de toujours ! Je ne vis que pour travailler chez vous, et je sais que je suis FAIT pour ce job, les produits d’animalerie, c’est toute ma vie !

Le temps de rentrer chez moi, de laisser le charme opérer, et à peine mon manteau posé, ils me rappellent pour savoir quand je peux venir signer.

Procellus, ou un pied dans la porte du monde des grands.

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l'avenir, le cravail
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C’est la vie pas le Paradis

L’autre jour, en faisant les courses, j’ai découvert ça :


Du Nesquick en yaourt ?! Mais… Mais…
On fait le bonheur en crème dessert maintenant ?

Vite vite, je dévalise le rayon, tant pis si je n’ai plus de place ou d’argent après pour acheter des trucs vraiment importants après, de toute façon rien ne peut être plus important que ça.
Au passage, j’en fais acheter aussi à mon autre cantine, pour être sûr de trouver du bonheur même si je ne suis pas chez moi.
David content, petit orgasme.

Et puis hier, je suis retourné en courses, comme j’ai fini mes pots de plaisir(s), et maintenant j’en veux encore, il faut que tu m’en redonnes, s’il te plaît, j’en ai besoin, je sais j’ai un problème, je te promets, je vais me faire soigner, mais il m’en faut encore une fois, juste une dernière fois, allez je vais pas tenir sinon, putain mais tu vois pas que je souffre là ?!

Mais à l’endroit où samedi encore on trouvait des petits pots de Paradis, maintenant, il y a une espèce de truc dégueulasse au soja.
Ils n’en ont plus, et pourtant, j’ai bien cherché.
David tout triste, bouhouhou je veux mourir.

Procellus, ou la cyclothymie justifiée.

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Le jour d’après

16h30
Comme il a fait beau toute la semaine et qu’il fait de plus en plus chaud, je sors en t-shirt. Je vérifie que cette fois-ci, les roues du vélo sont bien gonflées.

Je fais vingt mètres, pan v’la la pluie !

Au bout d’une demi-heure de vélo sous ce déluge, je suis bien évidemment trempé comme une soupe.

Heureusement, au fur et à mesure de mon avancée, ça se calme.
Et quand j’arrive enfin, il fait beau c’est magique !
J’ai donc réussi à sortir, léger et court vêtu, pendant la seule demi heure où il a plu comme vache qui pisse ?
Mais où s’arrêtera ma chance ?

Comme mes cheveux sont faits de sphaigne*, ils ont emmagasiné plusieurs litres d’eau, qui s’écoule sur mon visage à chaque coup de pédale, et donc je n’y vois rien, et si j’ouvre trop la bouche, je risque de boire la tasse (hein quoi, non je n’exagère pas !).

A peine arrivé, j’enlève tout, désolé, mais je suis trempé et c’est froid.

20h30
C’est chouette, on dirait qu’il ne pleut plus, au moins je vais rentrer au sec, ce soir !

Ah tiens, c’était quoi ça ?
Un éclair.
Oh, encore un ?
Bon, ben j’ai rien dit hein.

22h50
Finalement, ça a l’air de s’être calmé, je vais y aller, entre deux averses, en plus il commence à se faire tard.
Euh attends, qu’est-ce qu’ils disent à la télé ?

Tempête ?
La mairie de Paris déconseille les sorties après 23 heures, ce soir ?

Tant pis, vivons dangereusement.
J’enfile mes fringues mouillées et glaciales, et je pars me suicider à grands coups de mauvais temps.

Procellus, ou si Dame Nature me cherche…

*Non, en fait j’ai des vrais cheveux hein !

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dehors
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I saved the world today

En ce moment, je suis en pleine recherche d’un cravail.
Pour savoir dans quoi je pourrais bien bosser, je me suis posé la question : pour quoi est-ce que je suis doué ?

Et là, vive comme l’éclair, précise comme un laser, la réponse m’a frappé : mon truc, c’est de sauver le monde.


J’ai déjà sauvé les bonnes gens de Cocolint (même si là, comme sauvetage…), Labrynna, Holodrum, et j’avais déjà sauvé Zelda et son peuple, à Hyrule (ou “en” Hyrule ?) une première fois.

Alors, quand en allumant ma Game Boy j’ai vu que le méchant Vaati avait ENCORE changé tout le monde en pierre, enlevé la princesse et tout et tout, ça a été plus fort que moi.
Je suis retourné la sauver.

Qu’est-ce que vous voulez, c’est comme ça, quand on est un  vaillant justicier, il y a des priorités.

Il aura beau se transformer en un gros monstre à plein de pattes et d’yeux, je l’ai bien appris, en regardant Buffy : il n’y a pas de démon indestructible.
(Même avec seulement un quart de coeur, je peux me le faire, j’ai mis des fées dans des flacons !)

Bon, bien sûr, ressortir mes vieux jeux game boy, ça n’est pas ce qui va faire bouillir la marmite.
Mais  à la fin de la journée, j’ai quand même la satisfaction d’avoir libéré un peuple du joug de son sorcier oppresseur.

En plus, j’ai gagné ça :


Et un Bouclier Miroir offert par un grand Goron de la montagne, ça n’a pas de prix.

Procellus, ou l’art du time management.

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le cravail, les jeux
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Bon appétit

Dans mon immeuble (et mon quartier, et ma ville), la moyenne d’âge est de soixante ans (à cinq ans près).
Alors je n’ai pas ce problème qu’ont certains, d’entendre mes voisins niquer en pleine nuit, ou en pleine journée, ou à n’importe quel moment (d’ailleurs, à une époque on ne vendait même pas de gel dans mon Monoprix, enfin bon, passons).
Enfin si, c’est arrivé, mais une seule fois, et ça n’a pas duré dix minutes, donc petite performance et je pense qu’il n’y aura pas de rappels.

Comme on est infestés de grand-parents et de petits-enfants (à Vincennes, il n’y a pas d’adultes entre 25 et 50 ans. J’ai peur pour mon avenir), les mamies font à manger pour les petits enfants, pendant que les papys font du bricolage.

Et il semblerait que quelque part dans l’immeuble, des voisins aient installé la cuisine dans la salle de bains, ou au moins réussi à relier la hotte au système d’aération des salles de bains.
Du coup, c’est assez fréquent que ça sente le niam-niam quand je suis dans la baignoire.

Et en ce moment, la mamie est dans un trip où elle ne cuisine que des trucs qui puent.
Alors depuis dix jours, je me suis douché dans des saveurs de friture asiatique bizarre, d’agneau grillé, de poireaux, de morue, et là, de purée de céleri.
Et bleuark.

Procellus, ou l’aromathérapie nutritive.

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les voisins infernaux
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J’aime le froid

Je n’aime pas l’été.
Ni le printemps, d’ailleurs.

Moi ce que j’aime, c’est quand il fait froid.
Quand on fait de la buée en parlant.
Quand l’eau a gelé dans le caniveau, que c’est tout blanc par terre, à cause du givre.

Quand on manque de se casser la gueule à chaque pas, tellement ça glisse.
Savoir que dès que je serai rentré chez moi, je pourrai enlever mon blouson, mon pull, et mon autre pull, et me faire un chocolat chaud (ou un grog ? Allez, un grog !) pour me réchauffer.
Noël sous la neige, un fantasme récurrent (mais sans cesse déçu).

En pour ça en général, j’aime bien l’automne.
Les jours raccourcissent, il commence à faire plus froid, on sort les pulls.
Quand on marche dans la rue, les feuilles mortes se ramassent à la pelle, et ça fait cric crac de marcher dessus.

Alors, imaginez à quel point je suis malheureux en ce moment.

Connerie de redoux, va !

Procellus, ou l’espoir qu’un jour l’hiver sera rigoureux.

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non, rien
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Être un loser, en 5 étapes

1. En partant de chez soi, voir que le vélo a une roue crevée. La regonfler et partir, en se disant que bon, ça tiendra bien pour la soirée, parce que je suis un warrior, et il suffit que je le veuille pour que ça arrive.

2. En repartant sur le coup de minuit, pester parce qu’en fait, ça n’a pas tenu, et que la roue est complètement à plat.
Se dire qu’on aurait mieux fait de prendre au moins une pompe à vélo.
Repartir en métro, en abandonnant la saloperie de vélo contre sa rambarde.

3. Au bout de quelques jours, se rendre compte qu’être un piéton, c’est vraiment trop naze. En plus le métro ça pue et ça coûte cher.
Se décider à aller (en transports en commun, forcément) réparer la roue pour ensuite rentrer en vélo.

4. Arrivé sur place, se féliciter d’avoir eu l’idée d’emporter une chambre à air de rechange (au cas où ça ne serait pas réparable), un kit de réparation et tout ça.
Démonter la roue en pleine rue, à grand peine.

5. Se dire que c’est bête d’avoir oublié la pompe cette fois encore.
Contempler ses deux chambres à air toutes raplapla.
Envisager l’exil, puis la mort, puis un sacrifice, puis re-l’exil.

Procellus, ou quand on n’a pas de tête…

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J’ai encore rêvé d’elle

Normalement, je n’aime pas raconter mes rêves, surtout quand ils impliquent d’autres gens. Respect de la vie privée (la leur, la mienne), tout ça…

Du coup, je ne peux pas parler de cette fois où j’ai rêvé que je faisais un plan à trois avec deux blogueurs, dans un wagon de la ligne 8.

De même, je m’interdis de raconter ce rêve où, pendant que je couchais avec un autre blogueur (décidément), nous étions interrompus par Bree Van de Kamp, qui entrait dans la pièce pour faire un cadeau à Gabrielle Solis.

Mais là, le blogueur dont j’ai rêvé, et dont je vais taire le nom afin de préserver son anonymat a insisté pour que je raconte que l’autre nuit, j’ai rêvé de lui.

Dans ce rêve, il dressait les graines de mon bonsaï à m’attaquer.
Elles sortaient surgissaient de terre avant la germination, se jettaient sur moi, et essayaient de me mordre, avec leurs petites dents de graines.

C’était très traumatisant.

Procellus, ou des nuits agitées.

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Le bracelet brésilien

C’est super chouette un bracelet brésilien. Un vrai hein, pas les faux qu’on trouve dans tous les magasins de Paris, accept no imitations.

Comme ça, quand on est assez riche pour aller au Brésil mais pas assez pour rapporter un vrai souvenir, ça fait un joli cadeau, tiens regarde j’ai eu toute une ribambelle de bouts de tissu pour trois fois rien, du coup j’ai rapporté ça à tous mes amis !

Tout le monde est content, on fait son voeu, sans le dire à personne, parce qu’il ne faut JAMAIS dire son voeu (genre ça change quelque chose), un noeud, et hop, dès que le bracelet se casse, le voeu s’exauce, yihaaa !

Le problème, c’est que quand le bracelet commence à s’enrouler sur lui-même, il se transforme en lacet, sa résistance est multipliée par beaucoup, et du coup, il ne se cassera pas (de lui-même) avant longtemps.

Procellus, ou adieu mes rêves de ******* et de *******.

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La Petite Sirène II : Retour à l’océan

Je n’avais pas revu La Petite Sirène depuis sa sortie en salles, en 1989. A l’époque, je me souviens que j’avais adoré, même que avec mes cousines, en revenant du ciné, on avait dessiné plein de sirènes, et c’était les miennes les plus belles.
Alors là, quand ils ont sorti le DVD du film avec sa suite, ça a été difficile de dire non.

Comme la suite est sortie douze ans après l’original, chez Disney ils ont eu l’idée géniale (si, quand même !) d’intégrer ces douze années à l’histoire.
Et c’est dur.

Ariel est humaine, alors elle a cédé à la pression d’une société où tout repose sur l’apparence.
Après une injection de collagène dans les lèvres et un limage des pommettes, elle porte des lentilles colorées, pour être un peu plus comme son idole de toujours, Jessica Rabbit.

Non seulement elle ne ressemble plus à rien (enfin si, mais pas à Ariel), mais en plus, elle est devenue toute cruche, maintenant, ça n’est plus la petite fille rebelle qui se coiffait avec une fourchette, c’est une maman, toute niaise mais quand même gentille, un peu comme la mère de Buffy.

Alors quand elle apprend que Morgana, la méchante soeur d’Ursula, veut laver l’honneur de la famille, mais aussi se venger de ses parents qui l’ont toujours considérée comme une moins que rien parce que c’est sa soeur qui était la plus forte, Ariel elle flippe grave sa race.

Morgana élabore un plan génial mais voué à l’échec, forcément, dans lequel elle utilise Mélodie, la fille d’Ariel, qui ignore tout de ses origines de sirène (on a débauché les meilleurs scénaristes des Feux de l’amour) mais qui est quand même super attirée par l’océan, où elle n’a pas le droit d’aller, sans trop savoir pourquoi (mais siiiii, parce qu’on sait que Morgana lui veut du mal !).
Du coup, Morgana devient trop sa best friend forever en la transformant en sirène.

Ariel a pas le choix, elle doit aussi redevenir une sirène, pour récupérer sa fille.
Et là, elle retrouve tous ses vieux potes : Sébastien le crabe, qui de son propre aveu est “trop vieux pour ce genre de conneries” (ben oui, il était déjà pas tout jeune dans le premier, là, il a pris douze ans, alors pour un crabe…), mais aussi Polochon, le mignon petit poisson à qui elle faisait plein de câlinous quand elle n’avait pas encore renié ses origines.

Polochon, dégoûté d’avoir été abandonné pour le prince, a essayé de compenser avec la junk food.
Maintenant, il est tout vieux et gros, sorte de coach potato, père célibataire d’une ribambelle de marmots.

Mais c’est quand même un Disney, alors sans rancune, on fait comme si on ne s’était quittés que la semaine dernière, personne n’ose dire à l’autre qu’il a quand même une sale gueule, et Polochon arrive à la rescousse, mais avec son embonpoint, il ne sert pas à grand chose.

Après, je n’en dis pas plus, au cas où vous voudriez quand même le voir (courage, ça ne dure que 70 minutes !).

Procellus, ou pourquoi on ne devrait jamais raconter la suite des contes de fées (ou au moins pas par Disney).

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cinéma tchi tcha
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Et pour le pire


Aujourd’hui, je suis invité à un mariage. C’est chouette les mariages.
On peut faire la fête, féliciter les heureux mariés, leur souhaiter tout le bonheur du monde, plein de bonheur, tiens, encore du bonheur, tellement de bonheur qu’ils s’étouffent avec, et non, je ne suis pas aigri. J’aime voir les gens heureux autour de moi. Oh oui alors.
Le bonheur des uns…

Enfin bon.
Dimanche dernier, après un rapide calcul, j’ai vu qu’il ne restait que six jours avant la date fatidique. Et que je n’avais rien à me mettre.

C’est pas grave, je vais sûrement trouver quelqu’un qui peut me prêter un costume.
Tiens, toi !

Mais l’inconvénient quand on essaye les vêtements de gens qui font facile dix centimètres de moins que vous, c’est que leurs fringues sont trop petites.
L’avantage, c’est qu’en croisant les bras, je peux jouer à “regardez-moi je craque ma veste je me transforme en Hulk !“.

Donc, on abandonne l’idée de l’emprunt.

Jeudi (oui, je sais, mais j’étais malade c’est pour ça), je file au magasin le plus proche (et le plus abordable), où je me rends compte qu’il n’y a manifestement pas de rayon hommes.
Je repars bredouille, parce qu’aller à un mariage en robe, si quelqu’un a acheté la même que moi, ça va faire désordre, et il faudra que l’un d’entre nous aille se changer dare-dare.

Le destin a l’air de s’acharner.

Cool, je n’ai plus qu’à trouver des vêtements qui font habillé, “je fabrique mon costume avec mes oripeaux”, ça va être facile.
Mais je ne trouve rien, c’est pas possible, j’ai que des trucs moches, moches, moches, et je veux mourir !
(Grands cris hystériques en tapant du talon sur le sol et du poing sur la table. Si possible, pleurez)

Finalement, je pars chez ma mère, comme le mariage a lieu à cinq minutes de chez elle. J’irai à la cérémonie en jean baskets, elle sera déjà contente de me voir.

Et là en arrivant chez Mamanprocellus, je me souviens que j’ai un costume qui me va, qui est beau et qui fait habillé juste ce qu’il faut pour me donner ce petit truc en plus qu’on appelle la classe et que d’autres n’auront jamais.
Et que ledit costume est chez môman, dans l’armoire de ma chambre.

C’est dans ces moments là que la vie (enfin, la mienne) vaut trop d’être vécue.

Procellus, ou des gros soucis en ce moment quand même.

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dehors, mon nombril
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Cette année encore…

Mais personne ne leur a dit, au Bon Marché ?

Ou alors ils en jouent, ou quoi ?

Les TBM, ou tous des menteurs, d’façon.

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dehors, la luxure
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Malade


L’inconvénient avec les chaud et froid (les conneries de chaud et froid, oui !), c’est que ça rend malade, ça nique la gorge aïeuh, ça fait éternuer, pleurer les yeux, et se ruiner en mouchoirs (enfin aussi, quelle idée d’en mettre aussi peu dans les paquets ?).

L’avantage, c’est que ça fait une voix à la Sarah Bettens / Courtney Love, donc plus virile et glamour que jamais.
Je vais en profiter pour refaire mes annonces de répondeurs (j’ai l’impression d’avoir déjà lu ça quelque part ?).

En plus (et surtout), ça permet de se bourrer la gueule au rhum en faisant croire qu’en fait on se soigne avec des remèdes de grand-mère.

Le grog, ou l’alcoolisme* thérapeutique.

* Oui parce que ça fait deux jours que je n’ai plus mal. Là c’est en préventif.

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La classe, ça ne s’invente pas

Bonjour, c’est nous, les Pussycat Dolls ! On est un groupe de filles moites, et notre nom, ça veut dire “les poupées chattes”, ou un truc dans le genre.


C’est rigolo, parce que c’est à double sens, ça peut vouloir dire qu’on est des poupées toutes mimis de bébés chats (en plus comme ça personne peut rien nous dire, c’est so cute un chat !), ou alors que notre foufoune c’est une poupée, et tout le monde peut jouer avec !
Enfin à part ça on n’est pas des chiennasses hein, on est des vraies artistes.
Oui, un peu comme les Bangles.

Bon, en fait, je dis “nous”, mais c’est plutôt moi, les Pussycat Dolls.


Moi, c’est Nicole, et je suis trop l’âme du groupe. D’ailleurs, je suis la seule chanteuse, et c’est moi qui transpire le plus. Les autres, elles sont juste là pour remuer du fessier et pour l’effet de masse, elles accentuent l’effet “lâcher de salopes” qu’on recherche dans nos clips (oui parce que bon, ce qui nous sauve, c’est les clips, sinon on chante un peu de la merde).

Et là, on vient de sortir un nouveau single, un truc qu’on chante avec Snoop Dogg, où on lui dit de jouer avec nos buttons.
Et on a décidé de se lâcher un peu, parce que Christina fait son nouvel album “plus sexy”, alors que nous ça fait des mois qu’on essaye de faire du vulgos chic, et on va pas se laisser coiffer au poteau par une fausse blonde !

Du coup on a pris des cours de danse, parce que n’oubliez pas, on est des vraies artistes !


Mais la danse, ça n’est plus suffisant, pour montrer qu’on est des chaudasses. Aujourd’hui, faire un angle obtus avec ses jambes, ça n’impressionne plus personne.
Alors on a écumé toutes les boîtes de strip qu’on a trouvées, et on a découvert un truc génial : les chaises.


Là, on commençait à mettre le doigt dessus (hmmm), mais ça n’était pas encore tout à fait ça.
Et puis, on a eu une idée GÉNIALE pour montrer à quel point on était chaudes (perso, je crois que ce moment du clip, c’est un all time favorite) : si on enflammait la scène avec notre combined pussycat power, pour montrer qu’on a le feu au cul ?


Alors bon, on sait bien que vous allez pas acheter nos disques, parce que ça serait un peu comme acheter la bande-son d’un film porno, mais s’il vous plaît quoi, dites vous que si vous achetez, ça voudra dire qu’on fait quand même de la bonne musique, et que nos mamans peuvent continuer à être fières de nous !

Les Pussycat Dolls, ou mes idoles.

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David et la chocolaterie

Hier, je suis descendu pour aller prendre mon courrier. On ne sait jamais, une réponse pour un job, ou un héritage…

Mais non. Pas de lettre.

Dans ma boîte, juste une tablette de chocolat.

En bon paranoïaque, mon premier réflexe a été de penser que les voisins (que je hais, à qui je souhaite du mal, beaucoup de mal) - ou des gosses - avaient déféqué dans un carton et avaient mis ça dans ma boîte, parce qu’ils me détestent, je le sais, je le sens, ils veulent me faire souffrir, je les entends, ils viennent me chercher !
Soit ça, soit un coeur de corbeau.

Donc j’ai jeté un coup d’oeil dans la fente des autres boîtes de l’immeuble, et j’ai vu que tout le monde en avait (des tablettes hein).

Add it all up and it spells duh, j’ai vite compris que c’était une “grande” opération publicitaire de L*ndt.

Une opération que David apprécie beaucoup : c’est quand même plus sympa que la demi-tonne de prospectus qu’on nous impose d’habitude.

Enfin, si David aimait le chocolat noir à 70% de cacao, il apprécierait sûrement.

Là, je ne vais pas me laisser acheter par un chocolat dégueulasse.

Procellus, ou l’incorruptible.

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Monsieur bricolage

Ca fait une petite semaine que mon PC s’est mis à faire des bruits bizarres, au début je savais même pas d’où ça venait.
Et puis, il y a quelques jours, on a passé un cap. Le bruit est devenu plus fort. Tellement plus fort que je l’entends même si je suis devant la télé.

Alors je me suis décidé à faire quelque chose.
Comme il y a plein de petites vis dans l’ordinateur, j’ai sorti mon gros outil :
Cet outil, c’est mon père qui me l’avait offert. Comme il l’avait vu chez un copain à lui, Heiko (comme Heidi),  il a toujours appelé ça une heikette. Et le nom est resté.
Oui, la heikette n’est qu’un couteau suisse amélioré avec une scie à métaux et un cran d’arrêt, pour certains modèles (la mienne, elle fait même tire-bouchon. Ouais).

Donc, comme le PC est dans ma chambre et que je ne me voyais pas traverser toute la propriété pour aller chercher un tournevis, j’ai attrapé la heikette, toujours posée à proximité du bureau.

En me penchant pour écouter d’où venait le bruit, j’ai compris.
C’est le ventilateur de la carte graphique qui est en train de mourir. Il patine, ou il frotte contre quelque chose, ou je sais pas, mais c’est pas bon signe.

Noooooooon !
Meurs pas, reste, ne va pas dans la lumière, papa t’aime, papa a besoin de toi !

En plus, je peux carrément pas changer de carte graphique, et je me vois encore moins changer le ventilateur.

Alors, de guerre lasse, je replie la heikette et m’en sers comme d’un marteau, pour essayer de bien remettre le ventilo à sa place.
Who’s yer daddy, bitch ?!

Et bingo.
Fini, le bruit !
Et cet article est la preuve pas vivante mais presque que ça marche toujours aussi bien, héhéhé !

Procellus, ou le génie du bricolage. Quand même.

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Emma (2)

Débriefing

- Inviter en première partie un groupe de rock expérimental pour montrer que tu es une rebelle, même si le guitariste est très beau et que comme il est en kilt on peut voir ses jolies jambes : NON.
En plus, un groupe de rock expérimental, ça se déplace avec ses potes, et ce sont des gros lourds.

- Tu as un gros cul ? Ca n’est pas grave, tu as bien suivi les conseils de Michèle Bernier, tu portes du noir qui amincit.
Mais bon.
A l’avenir, évite quand même de porter un pantalon taille très (voire trop) basse, ça accentue grave ta culotte de cheval, on dirait Morganne.
Ou alors, fais du footing, je sais pas, mais ça ne peut plus durer.

- Essaye de te trouver un jeu de scène, genre, un VRAI. Parce que là, on avait le choix entre :

1) Je mime tout ce que je chante avec les mains : “je saupoudre mon gigot d’herbes de Provence” pour dire cendres”, “je fais non avec mon doigt quand je chante que je ne suis pas d’accord”, “je fais un fuck avec mon majeur au cas où on n’aurait pas compris que je dis fuck dans ma chanson” (d’ailleurs, tu as du choper un sacré malus avec les mamans dans la salle ce soir ! Bouh la vilaine chanteuse !);

ou alors

2) Je mets dans ma poche la main qui ne tient pas le micro.

Forcément, au bout d’une heure, ça va lasser. D’ailleurs, ça a lassé.

- Flirter avec les appareils photos de tes petites fans du premier rang, c’est bien. Mais te pencher en avant, les jambes droites et le corps en avant à 45°, c’est pas bien.
Les petites filles sont plus basses que toi, donc elles vont te photographier le visage vu d’en dessous, et ce genre de prise de vue est rarement flatteuse.
Enfin bon, j’dis ça…

- Tu te la racontes grave.

- Il n’y a pas de honte à prendre des cours d’anglais à ton âge.
Parce que tu écris tes chansons toi-même, je t’en félicite, mais “je te jure”, ça ne se traduit pas par “I swear you”. Là ça passe, parce que ton public n’est qu’en CE2, mais bon.

- Je me suis niqué la cheville au concert, je sais pas comment, mais ça n’est absolument pas pour ça que je suis aigri et de mauvaise humeur.
Pas du tout.

Sinon, ben c’était pas mal. Enfin, un poil long, peut-être, si vraiment il fallait trouver quelque chose à redire (ça va quoi, normalement, les rappels, c’est SI le public te rappelle, ça n’est pas censé faire partie du spectacle… Y’a des gens qui auraient bien été bouffer sans se taper un quart d’heure de plus).

Procellus, ou la Raphie within.

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