Procellus

  • rss
  • Derniers posts
  • À propos
  • Contact

Avant, j’avais un avenir

29 juillet 2006

J’ai toujours été un garçon très simple, quoi que puissent en dire deux ou trois mauvais coucheurs. Un garçon très simple (mais pas benêt), avec un rêve simple : travailler chez un traiteur asiatique.

Depuis toujours, ça me fascine, les traiteurs asiatiques. L’étalage de bouffe rigolote. Leur accent quand ils demandent “éplou ?” en souriant d’un air de “dis moi stop tant que tu veux, je fais genre de pas te comprendre”, et en vidant généreusement le plat de riz cantonnais dans la barquette.

Le moment que je préfère, c’est celui où ils mettent le film sur la barquette. Je ne sais pas pourquoi, mais quand ils referment la Mystérieuse Machine à Sceller le Dîner, je mouille ma culotte, et je me dis que c’est ça, la vraie vie : être serveur chez un traiteur asiatique.

Malheureusement, ça n’arrivera jamais. Je suis né quelques milliers de kilomètres trop à l’ouest. Enfin non, mes parents sont nés trop à l’ouest. Et du coup, avec mes yeux bleus et ma tête d’Américain, je n’aurais aucune crédibilité si j’y bossais.

Sauf que récemment, je me suis rendu compte que ça aurait pu se faire.

Quand j’étais en primaire, j’étais super copain avec la fille de la patronne du chinois du coin.
Alors, à cette époque là, je n’y pensais pas encore, à mon avenir. Mais j’aurais du pousser un peu plus cette relation, et sortir avec elle.
En plus, sa mère, elle était géniale. C’était une bonnasse d’1m80, avec des jupes très très courtes, des talons très très hauts, et des cheveux très très longs. Et comme à cette époque là, je ne payais pas, je m’en moquais, qu’elle ne s’arrête pas de servir quand on lui disait stop.

Du coup, aujourd’hui, je pourrais aider belle-maman à servir des nems, du porc au caramel et des nouilles chinoises, et surtout, je pourrais utiliser la machine.

Je n’aurais pas à me poser des questions à la con sur mon avenir, ma vie et tout ça. Et belle-maman serait la plus jolie belle-maman du monde.

Mais voilà. On a déménagé avant même que je sois assez vieux pour me demander si le problème “vagin-seins” serait plus important que la machine.
La chance d’une vie.
Envolée.

Maintenant, il faut chercher une autre idée de travail.

Procellus, ou ça tient à peu de choses, quand même.

Catégories
le cravail
Flux rss des commentaires
Flux rss des commentaires
Trackback
Trackback

« Previous Post Stairway to Hell »

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises html : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>


Blogroll

  • Antoine
  • Coquecigrue*
  • Cosmic Teddy
  • Delicious
  • Gai Luron
  • Garoo
  • Jérômeuh
  • Le blog de Ced
  • Le Nico Blog
  • Maeren
  • Monsieur le Chien
  • Pasfolle
  • Patapouf
  • PostSecret
  • Surimi Bleu
  • Theopiscence
  • Vie de merde

Archives

  • septembre 2008
  • août 2008
  • juillet 2008
  • juin 2008
  • mai 2008
  • avril 2008
  • mars 2008
  • février 2008
  • janvier 2008
  • décembre 2007
  • novembre 2007
  • octobre 2007
  • septembre 2007
  • août 2007
  • juillet 2007
  • juin 2007
  • mai 2007
  • avril 2007
  • mars 2007
  • février 2007
  • janvier 2007
  • décembre 2006
  • novembre 2006
  • octobre 2006
  • septembre 2006
  • août 2006
  • juillet 2006
  • juin 2006
  • mai 2006
  • avril 2006
  • mars 2006
  • février 2006
  • janvier 2006
  • décembre 2005
  • novembre 2005
  • octobre 2005
  • septembre 2005

Catégories

  • cinéma tchi tcha
  • dehors
  • l'avenir
  • la famille addams
  • la luxure
  • la musique
  • la technologie
  • le cravail
  • les études
  • les jeux
  • les voisins infernaux
  • ma télé et moi
  • mon nombril
  • non, rien
  • une page de publicité
rss Flux rss des commentaires valid xhtml 1.1 design by jide powered by Wordpress get firefox