Procellus

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See you later, alligator

25 juin 2006

Je pars en vacances pendant 2 semaines, et donc, plus de blog. Oui, je sais, c’est dur. Ne retiens pas tes larmes, lecteur, Procellus comprend ta peine.

Et pour que vous vous sentiez moins seul, je vous laisse avec ma mascotte du moment : Pooyoo.*

En ces périodes de fortes chaleurs, Pooyoo vous apporte un peu de sa fraîcheur natale. En plus d’être tout mimi adorable, Pooyoo aime rendre service.
Enfin, je dis ça façon de parler, parce que Pooyoo est un manchot, et je ne sais pas si ces bêtes là apprécient grand chose. A part glisser sur le ventre, et se faire gerber dans le bec par les parents quand ils sont petits, puis gerber dans la gueule des petits quand ils sont devenus grands. Un juste retour de bâton.
Le manchot, un animal rancunier ?

Pooyoo ne le sait pas, mais il a de la chance. Enfin, s’il ne se fait pas dévorer par un orque en allant pêcher sa ration de krill, il aura de la chance. Il ne va pas finir comme ses cousins du Sea World, bagué et en vitrine, à tailler le bout de gras avec des gens qu’il n’aime peut-être même pas, et ne pouvant plus glisser sur la banquise, parce qu’à Sea World, il n’y a pas de banquise.

Alors cet été, rendez un manchot heureux, boycottez un zoo. Si plus personne n’y va, ils fermeront, et on arrêtera de rendre les animaux tout fous, à les enfermer dans des toutes petites cages.
Oui, je sais, je suis dur dans mes propos, mais quand il y a un vrai problème de société, un sujet brûlant, je n’hésite pas, j’enfile mon costume de justicier, et je dénonce la barbarie et l’abus.

Procellus, ou la lutte sans fin pour un monde plus beau.

*Certains noms ont été modifiés.

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dehors

Qui je suis

23 juin 2006

Je me présente : Procellus, descendant direct d’une longue lignée de téléphages. Etant fils unique et ne souhaitant pas spécialement perpétuer mes gènes, il est probable que cette tradition ancestrale, présente dans ma famille depuis au moins 1877, s’éteindra avec moi.
Comprenons-nous bien : on continuera de regarder la télé longtemps après ma mort, mais plus jamais comme un Procellus.

Je suis le garant de l’Ancienne Tradition, et si tout disparaît avec moi, je ferais en sorte que le flambeau qui m’a été confié brille plus fort que jamais.

Dernièrement, pour faire honneur à mon héritage, je me suis penché sur les nouveautés, et j’ai découvert une petite série qu’elle a l’air bien chouette, oh oui alors : Desperate Housewives.
Ouais, non seulement je viens d’une famille de téléphages (pôpa n’a pas eu la télé avant ses 18 ans, et môman admire le jeu d’actrice d’Ingrid Chauvin), mais en plus, je suis un précurseur.

Desperate Housewives, donc. J’aime beaucoup les séries, voir les problèmes des autres (le malheur des uns…). Mais ce que j’aime encore plus, c’est quand une série me parle de moi. Moi moi moi.
Et là, le problème de Desperate, c’est que ça parle de tout sauf de moi.

Mais il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions, et Internet est là pour pallier ce manque. Longue vie aux quizz en ligne !
Quelle Desperate Housewife êtes-vous ?

Et voilà, on retombe sur mes pieds. Si la série ne vient pas à David, David ira à la série.
Alors, clic clic, je fais le test… On attend les résultats avec impatience.
Vite, petite ADSL, le suspense me tue !

Alors, déjà, je n’ai pas de problèmes avec mes enfants, et peu m’importe d’avoir sacrifié ma carrière pour leur éducation. Je ne serai donc pas Lynette.
Allez, au revoir Lynette !

Je suis psychorigide, je n’hésiterais pas à empoisonner mon mari s’il m’annonçait froidement qu’il veut partir. En plus, j’ai des gants roses pour faire le ménage. Je veux être Bree, je veux être Bree !
Bree, c’est tout à fait moi. Not acknowledging the elephant in the room is what we do best !
Ah, tiens, non. Le test a parlé, je ne suis pas Bree. Dommage.

Peut-être que je suis Gabrielle ? Après tout, j’aimerais bien. Je suis un peu matérialiste. Si un mari m’offrait une maison, un jardin et des jolies choses, je chercherais sûrement encore les bras du jardinier pour aller y pleurer. Je VEUX être Gabrielle !
Madame Solis, c’est moi !
Et non, le test est formel, je ne suis pas Gabrielle.

Il ne reste que Susan. Susan la bonne poire, Susan la godiche, qui se repose entièrement sur sa fille pour tout. Susan qui met le feu à une maison, qui passe une journée le cul coincé dans le plancher du premier étage, qui ne sait pas faire un pas sans déclencher une catastrophe.
Je refuse d’être Susan ! QUI voudrait être Susan ?!
Je ne suis PAS Susan !

Jusqu’à tout à l’heure, où, en me brossant les dents, j’ai fait tomber le bouchon du dentifrice, je me suis précipité pour le rattraper avant qu’il n’atteigne le sol, et suite à un malheureux concours de circonstances, j’ai fait tomber ma brosse à dents dans les toilettes.

Procellus, ou comment on n’échappe pas à son destin.

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ma télé et moi

Ma révolution

17 juin 2006


Ma première révolution, c’était à l’école primaire. Un jour, il a bien fallu se rendre à l’évidence, j’étais différent des autres.
Papa, maman, il faut que je vous dise quelque chose : je suis gaucher. Et donc condamné à écrire comme un porc toute ma vie, à toujours rendre mes rédactions avec des pâtés, à perdre tous les points de présentation parce que la maîtresse était une vieille vicieuse qui nous forçait à écrire au stylo plume et que la vitesse de séchage de l’encre est nettement inférieure à ma vitesse d’écriture.

Du coup, il a fallu choisir : étaler l’encre en écrivant, ou me tordre complètement le poignet. Comme je n’aime pas choisir, j’écris avec le poignet tordu, mais ça étale quand même l’encre.
Ca a été une petite prise de conscience, mais quand même : je faisais partie d’une minorité ! Yihaaaa !

La deuxième, ça s’est passé au lycée. Le sexe avec les garçons, c’était rigolo, mais au bout d’un moment, je me suis rendu compte que je ne finirai pas ma vie avec une femme et des enfants.
Non, maman, ça ne sert à rien de crier, tu peux prendre tous les rendez-vous que tu veux avec la CPE et le médecin de famille, je suis à peu près sûr que ça n’y changera rien.

Et là, aujourd’hui, on arrive à la troisième. Papa, maman, je crois qu’il faut oublier les rêves de grande carrière et de travail glorieux que vous aviez pour moi !
Je ne sais pas encore si je vais dépasser Bac+3, et du coup, mes diplômes ne me propulseront pas directement dans les hautes sphères, comme l’homme canon que vous aviez imaginé.
Ne nous méprenons pas, cependant. Je reste un homme, et je reste canon.
Juste pauvre.

C’est pas encore cette fois que je vais rentrer dans le moule qu’on a vendu à mes parents quand je suis né.
Et quelque part, je crois que c’est rassurant.

Procellus, ou le perpétuel renouveau des rêves d’avenir.

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mon nombril

Je m’aime, tu m’aimes, il m’aime…

14 juin 2006

Aujourd’hui, j’ai décidé de prendre mon avenir en main, et de retourner m’inscrire à la fac. Parce qu’être rentier, c’est bien, mais être rentier et faire des études, ben… apparemment, ça fait mieux.

Seulement, retourner s’inscrire à la fac, ça implique de prendre le métro, marcher dans le Xème arrondissement à pieds, parler à l’administration, et risquer de croiser des gens que je n’ai absolument pas envie de voir : mes anciens camarades, qu’ils crèvent.

Ma réinscription est plus importante que ces petites angoisses, alors je vais faire comme si je n’étais pas névrosé et phobique, et que tout ça ne me faisait pas faire dans ma culotte.
Je vérifie bien les horaires d’ouverture de la scolarité, je prends ma carte d’étudiant, je respire un bon coup, et j’essaie de me calmer.

Mode maître du monde : ON.

J’enfile mon polo Abercrombie. Comme ça, même avec mes valises sous les yeux (bah oui quoi, il fait chaud et on dort mal !) et pas rasé, je suis une pure bombe. Les femmes me dévorent du regard, et les hommes qui ne veulent pas sauvagement me faire l’amour, là, en pleine rue, m’envient et me jalousent.

En plus de mon pouvoir sexuel, que je lis sur tous les visages, tout me dit qu’aujourd’hui, tu vois, c’est ma journée.
Je suis jeune, en pleine ascension, je ne suis pas encore sur la pente “vieillesse - déchéance - oubli”. Je suis plein d’avenir, un excellent coup, potentiellement riche, et là je vais faire des études, même pas parce que j’en ai besoin, juste pour essayer d’avoir un travail et de vivre comme le commun des mortels.

Et si quelqu’un que je connais m’aborde, je lui ferai bien comprendre que je lui accorde quelques instants de mon temps, afin que dans mon infinie miséricorde, je le laisse, pauvre fou, baigner dans la lumière de ma perfection.
Viens, approche de David, tu peux lui parler pendant quelques secondes. Si tu n’es pas trop pète-couilles, je t’autoriserai même à le raconter à tes amis, si tu vois encore un intérêt à avoir des amis - ou même une vie -, après cette expérience.

L’assurance, c’est dans le regard et la démarche.

Voilà quoi. La prochaine fois, j’essaierai quand même d’aller à la fac un jour où la scolarité n’est pas exceptionnellement fermée.

Mode maître du monde : OFF.

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dehors, les études

Les mystères du monde

9 juin 2006

Il y avait déjà les statues de l’île de Pâques. Qui sont-ils, ces Moais ? Que regardent-ils ?

Et les lignes de Nazca ? Elles sont pas bizarres, les lignes de Nazca ? Comment est-ce que les Péruviens ont pu dessiner sans les voir des condors visibles uniquement depuis le ciel ?

N’oublions pas le saint suaire de Turin. Est-ce que c’est celui du Christ ? Et même si ça n’est pas le sien, il semblerait quand même qu’un corps ait irradié le drap. C’est quand même bizarre ça !

Saluons au passage et en vitesse le monstre du Loch Ness, le triangle des Bermudes et la combustion spontanée.

Mais tout cela, c’est du pipi de chat, de la gnognotte, à côté de cette nouvelle énigme, ce mystère sur lequel les scientifiques risquent de se pencher pendant des milliers d’années, en vain :

les drôles de marques sur le poignet de Procellus, alors qu’il ne s’est jamais fait mal à ce poignet là.

Bizarre power, always.

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mon nombril

Désenchanté

3 juin 2006

Comme tout le monde, quand j’étais petit, je croyais aux magiciens. Une fois, après un pestacle de magie, à peine rentré, j’avais fourré le foulard de mon coffret de magicien dans mon petit poing, et j’avais essayé de le faire changer de couleur en tirant dessus.
Bien sûr, ça n’a jamais marché.

Au bout d’un moment, j’ai compris que peut-être, la magie ça n’était pas pour moi. C’est là, alors que j’étais jeune et influençable, qu’un nouveau héros est venu frapper dans la télé.
Après la magie et la lévitation, j’ai découvert la ventriloquie.

Après Mandrake, Tatayet.
My hero.

Tatayet, j’y ai vraiment cru. Je savais bien que la marionnette n’était pas vraiment vivante, et que c’est le monsieur qui la fistait qui la faisait parler, mais quand même. J’étais persuadé que ce grand mage parlait avec son ventre.

J’ai donc eu ma période où je voulais être ventriloque. Pendant de longues heures minutes (je n’ai jamais été très patient), j’essayais de faire bouger mon ventre, pour voir si j’arrivais à le faire parler. Je ne m’attendais pas vraiment à réussir à dire “bonjour je suis le ventre de David” du premier coup, mais le moindre petit son, ça aurait été bien.
C’est d’ailleurs à cette période là que j’aurais pu devenir danseur du ventre.

Je n’y arrivais pas, mais je savais que c’était possible, je le voyais à la télé !

Jusqu’au jour où mon père m’a appris la dure, l’horrible vérité.
“Mais non, ça n’existe pas, les ventriloques ! Ils parlent juste sans trop bouger les lèvres. C’est pour ça qu’ils ne prononcent pas beaucoup de phonèmes p et b, et qu’ils ont une moustache !”.
Comme ça, froidement, presque en se moquant de ma candeur juvénile.

Depuis, je ne crois plus en rien. Buffy, Charmed, Roswell… Je sais que tout ça, c’est du flan.

Ce jour là, mon père m’a ouvert les yeux, mais il a détruit ma vie.
Garcimore, Copperfield et autres Sylvain Mirouf, j’aurais aimé vous croire, mais non.

Procellus, ou le drame d’une vie dans un monde triste et sans magie.

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non, rien

My substitute for love

1 juin 2006

En ce moment, j’ai pas mal de temps libre, que j’essaye d’occuper tant bien que mal. J’ai eu ma période bricolage, mais ça n’a qu’un temps : au bout d’un moment, à moins de retaper entièrement son loft soi-même, on n’a plus rien à bricoler.

Je me suis donc lancé dans le ménage.
Mais les détergents, ça attaque la peau, et je tiens à garder des mains douces et délicates. Alors, je mets de jolis gants roses pour les protéger (bah oui quoi, je vais pas me laver les mains avec du détergent !).
Et l’autre jour, en les enlevant, je me suis rendu compte que les gants en latex, ça laisse sur la peau la même odeur que les préservatifs.

Du coup, maintenant je vais m’amuser à les mettre, les garder un peu, les enlever et me renifler les mains.
Comme ça, j’aurai un peu l’impression d’avoir niqué.

Procellus, ou la misère sexuelle.

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la luxure


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