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Harry Potter et la Coup de Feu

Ca fait quand même plaisir de voir une adaptation d’un Harry Potter un minimum réussie, après ce qu’ils avaient fait pour les trois premiers.
J’ai même failli verser ma petite larme. Heureusement, le fait d’entendre Daniel Radcliffe pleurer comme un veau, ça m’a plutôt donné envie de rire, l’honneur a été sauf.

Par contre, ce film m’a permis de voir que j’ai un pouvoir actif dans les cinémas : non, pas de deviner la suite de l’intrigue, ou d’éteindre la lumière, un vrai pouvoir. Quel que soit le film que je vais voir, les couples assis à côté de moi ne peuvent pas s’empêcher de se grimper dessus. Que ça soit Red Eye, Chicken Little (oui oui, sur un Disney, dans une salle pleine de petits enfants qui rient, pleurent crient et mangent du pop corn, j’ai réussi à m’asseoir à côté d’un vrai couple reproducteur) ou maintenant Harry Potter, dès qu’un couple est dans les parages, ils vont se bouffer la langue en pleine séance.

Note to self :
Si la salle des espèces disparues ou en voie d’extinction de la galerie de l’évolution est fermée, proposer un ciné.

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La Galerie de l’évolution

Hier, journée culture : j’ai été voir la Galerie de l’évolution (sans l’exposition sur les rituels amoureux du monde animal, j’avais ma migraine et pas le coeur à ça).

Tout d’abord, je tiens à dire que je préfère, et de loin, voir des animaux morts, dont on a arraché la peau pour la retendre sur une armature en bois, métal ou autre matériau, que de les voir au zoo. Je n’aime pas les zoos.
Si ça ne tenait qu’à moi, dès qu’un animal meurt dans un zoo, il faudrait l’empailler et le laisser là. Personne ne verrait la différence. Mais comme ça n’arrivera jamais, j’aimerais encourager les badauds qui se pressent devant les cages des gorilles à déserter les zoos et à venir voir les cadavres de la galerie de l’évolution. Au moins, c’est éducatif.
Enfin bon. Refermons cette parenthèse.

J’ai découvert un truc fabuleux là-bas. Une fois qu’on a survécu à la montée dans l’ascenseur (bouh la petite cage en verre qui tremblotte pour monter 3 longs étages !), on arrive à la salle des espèces disparues ou en voie d’extinction, dont le dodo est le plus fier représentant. D’ailleurs, tout le monde vient voir ledit dodo. Du coup, ils l’ont mis en dehors de la salle, parce que les chevaux de Prevalski, franchement, tout le monde s’en fout.

Du coup, la salle des espèces disparues ou en voie d’extinction peut devenir un vrai baisodrome. Elle est complètement déserte, car inintéressante au possible. C’est éclairé comme il y’a cent ans, donc quasiment pas. Il faut laisser la porte fermée en permanence. Ladite porte s’ouvre très difficilement et bruyamment, ce qui permet de se rhabiller au cas où quelqu’un entrerait. En plus, il y’a plein de recoins.
D’ailleurs, je crois que le couple qui est entré quand je sortais avait l’intention de tester la baisabilité de l’endroit.

Il faut absolument que je retourne m’instruire, en bonne compagnie cette fois-ci.

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Thanksgiving


Wait. We cannot break bread with you.

You have taken the land which is rightfully ours. Years from now, my people will be forced to live in mobile homes, on reservations. Your people will wear cardigans, and drink highballs. We will sell our bracelets by the road sides, and you will play golf, and eat hot hors d’oeuvres.
My people will have pain and degradation. Your people will have stick shifts.

The gods of my tribe have spoken. They have said “do not trust the pilgrims. Especially Sarah Miller”.

And for all these reasons, I have decided to scalp you. And burn your village to the ground.

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La maison qui rend fou

J’aime l’administration.

Pour mon concours, je me suis inscrit sur Internet. Là, j’ai été prévenu que ça n’était qu’une première inscription, et que je devrai confirmer mon inscription début novembre.
Pas de problème, début novembre, je confirme.

Vendredi dernier, j’ai reçu une lettre au sujet de ce concours, sur laquelle, bien entendu, je me suis jeté.
Je viens donc d’apprendre qu’en fait, mes deux premières inscriptions comptaient pour du beurre, et que là, il faut maintenant que j’envoie les pièces justificatives, pour être officiellement inscrit.

On ne va pas se laisser décourager par un système qu’on ne comprend pas. Quelles pièces justificatives demandent-ils ? Bla bla bla, carte d’identité, extrait de casier judiciaire, justificatif comme quoi j’ai “rempli mes obligations militaires”, tout ça c’est bon.
Qu’est-ce qu’ils disent sur l’autre côté de la feuille ?
Ah, il va leur falloir mon diplôme.

Bonjour, je voudrais le laissez-passer A38.

Bon, pas de problème. J’ai justement reçu une lettre de Jussieu, qui me dit que mon diplôme est à mon entière disposition (ce qui tombe bien, puisque c’est mon diplôme). Alors lui, pour le retirer, il me faut aussi le certificat de participation à l’A.P.D. (on se demandait quel papier inutile on allait pouvoir demander, et bah, voila, on a trouvé…), et… une attestation de recensement.

Pour faire immatriculer une galère ? Il faut vous adresser au port !

Après une rapide vérification sur Internet, je vois que pour avoir une attestation de recensement, il faut se munir du livret de famille.

Je vous dis que le port est au bord de la mer !

Donc, en résumé, il faut que je trouve mon livret de famille, pour avoir une attestation de recensement, pour avoir ma licence, que je dois envoyer avant le… ho ho, 2 décembre, pour pouvoir être inscrit une troisième fois à un concours que je ne veux pas avoir.

Procellus, ou cherchez l’erreur.

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Psychose

Parfois dans la rue, je me dis “si ça se trouve, je suis mort en marchant, mon esprit ne le sait pas, et je suis un fantôme. En fait ma vie est finie, j’existe maintenant sur un plan différent, je ne suis plus qu’esprit, mais je n’en ai pas conscience”.
Alors, j’évite de me retourner, pour ne pas voir mon corps mort et subir un violent traumatisme, et aussi pour ne pas être déçu, si jamais je vis encore et que je ne suis pas étendu par terre.

Pendant des années, j’ai gardé ça pour moi. Je ne voyais pas l’intérêt d’en parler, je me disais qu’au mieux, les gens ne comprendraient pas, et au pire, ils penseraient que je suis complètement fou. Alors, je me suis tu. J’étais peut-être déjà mort, personne n’en savait rien, toute ma vie, à partir d’un point que je ne connaissais pas, n’était que le fruit de mon imagination.
Et un jour, en revenant de la fac, R. m’a dit :
“Tu ne te dis jamais qu’on est peut-être morts, et qu’on continue d’avancer sans s’en rendre compte ?”.

…

Révolution copernicienne chez David.
D’abord, d’autres gens pensaient comme moi. Ensuite, ça ne posait apparemment pas de problèmes d’en parler. (Oh au fait R., je ne t’ai jamais parlé de la théorie de mon prof de physique selon laquelle il est statistiquement possible de traverser les murs ?)
Mais, plus grave, si d’autres gens le pensaient aussi, alors ça n’était pas exceptionnel de s’imaginer ça, donc je n’avais rien découvert, et je n’étais certainement pas mort dans la rue. Je ne me suis quand même pas retourné.

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Un nuage de lait avec votre eau chaude ?

Quand j’entends “salon de thé”, ça m’évoque plein de choses.

D’abord, le thé, l’Angleterre Victorienne, la classe. Sir Thomas Lipton rapportant fièrement à sa Majesté les feuilles de thé les plus délicates qui soient. Ou le monsieur des pubs Tetley, qui garde une stiff upper lip en toutes circonstances.

Ensuite, si on me dit “salon de thé à Vincennes”, mon imagination fertile me fait voir un petit salon cosy, des sièges en velours, des macarons sur des petites assiettes en porcelaine délicatement ciselée.
J’imagine des vieilles dames à cheveux bleus servant une bergamote à d’autres dames aux cheveux bleus, dans une atmosphère délicatement embrumée, comme un souvenir lointain.

Ce soir, en rentrant, je suis passé devant un salon de thé à Vincennes. Je ne l’avais jamais vu.
Eh bien, apparemment, je me suis fait beaucoup d’illusions. Un salon de thé, ça n’est pas rempli par des petites mamies qui sentent la violette et le Patchouli. C’est plein de gros Turcs bedonnants et moustachus qui servent du thé à la menthe à d’autres gros Turcs bedonnants et moustachus.

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Les bienfaits de la colère

J’ai repris le pouvoir. Ca allait implicitement avec le David Nouveau, mais c’est maintenant effectif. Maintenant, c’est moi qui décide si oui, si non, les quand et les où. Ce que je dis est, ce que je ne dis pas n’est pas. Je suis le seul maître à bord, bien avant Dieu, qui est tout pitit pitit vu de ma place. A moins que ça ne soit une trace sur la fenêtre.

Je n’ai plus de comptes ou de services à rendre, si cela implique le moindre début d’inconvénient pour ma petite personne. Bien sûr, je ne me change pas en monstre d’égoïsme. En tous cas, je vais essayer de ne pas. Mais voilà. Au bout d’un moment, on n’arrive plus à rien en étant gentil.

Hé hé hé. Tremble, petit monde.

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Le maillon faible

Elle (hystérique) : J’ai fait le casting du Maillon Faible !!!

Lui (s’en fout) : Ah. Bah euh, raconte ?

Elle : Alors ils nous posent des questions, là je crois que j’ai trop assuré, et ensuite ils nous demandent de faire de l’impro. Soit on chante, soit on leur raconte une blague.

Lui (s’en fout toujours autant) : Alors t’as fait quoi ?

Elle : J’ai pris une chanson de Priscilla. Et j’ai trop assuré.

Elle commence alors à mimer la chorégraphie, se malaxant un sein, puis l’autre, et faisant des mouvements de cheveux, même si elle ne le vaut pas.

Lui (horrifié et amusé) : Ok ok ! Et ensuite ?

Elle : Après, ils nous demandent de dire des trucs méchants, comme ça pour faire des essais. Par exemple “Alors Marc je veux qu’il parte, parce que je n’aime pas ses chaussures !”. Hihihihi !

Lui : Ah bon, donc tous les trucs méchants, c’est la prod qui les dicte ? C’est vachement avilissant quand même.

Elle : Euh ? Ca veut dire quoi ?

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Non, rien

Le vélo sous la pluie a salopé mes vêtements, le chat m’a niqué les genoux, mon téléphone sonne mais pas pour moi, les enfants me crachent dessus dans les magasins, le matin les rêves ne coïncident plus avec la réalité, je dois corriger l’annonce de ma mère sur meetic, je crois que j’ai un aimant à cons dans la poche, et le chocolat à la poire belle-hélène, ça n’est pas si bon.

Mais n’allez pas croire que cela suffira à ébranler la forteresse de bonne humeur que le David nouveau s’est construite.

Même le crépi qui la recouvre est encore intact.

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Brouillon

Quand j’écris quelque chose au brouillon et que je ne suis pas satisfait, je déchire la feuille. Dans les films, on voit toujours les gens écrire, dans une pièce sombre et enfumée, au sol jonché de brouillons roulés en boule. Moi, je ne peux pas. Une fois que j’en ai fini avec mon brouillon, j’en fais des confettis. Comme ça, aucune trace. Quand j’étais petit, je rêvais même de travailler dans un bureau où ils auraient une déchiqueteuse à papier, comme dans Gremlins. D’ailleurs, si vous ne savez pas quoi m’offrir pour Noël…

(Bon, je sais, tout le monde s’en fout, mais avec la politique du David nouveau, je n’ai plus le droit de me plaindre, alors oui, je fais du remplissage).

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Choix

Je dois choisir entre :

“La masturbation rend neurasthénique” et “un enfant de sixième devrait avoir un projet professionnel défini”.

Je me tourne vers ma Magic 8 Ball, qui me répond “very doubtful”.

Qu’on se demande encore pourquoi mon avenir m’inquiète…

P.S. : ce post n’invalide en rien la politique du David Nouveau. C’était juste une remarque comme ça, en passant.

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Les gens, c’est comme le vin

Et là, le David nouveau est arrivé.

Finies les complaintes incessantes sur “je ne fais rien de ma viiiiiiiiiie” (sur un ton larmoyant, et pas hystérique, même si à l’écrit la distinction n’est pas forcément évidente). J’ai vingt-trois ans (presque vingt-quatre, mais bon…), et encore plein de temps devant moi. Et si en fait non, je n’en ai pas, et que je dois me faire renverser par une voiture demain, ça serait bête de le perdre en lamentations et jérémiades.

Finie la peur de faire des choses : dès demain (ou après-demain, ou la semaine prochaine) je vais me renseigner à la fac sur comment me réinscrire l’année prochaine en maîtrise. Parce que, ne nous leurrons pas, je ne me souviens même pas de l’équivalence de la maîtrise avec la réforme LMD, alors, présenter un concours pour orienter des jeunes vers leur avenir…
Et après m’être renseigné sur la réinscription, j’irai chercher mes diplômes à Jussieu, même si a) c’est loin, Vincennes - Jussieu en vélo ou b) ça me coûtera un ticket de métro. D’ailleurs, au diable l’avarice. Je vais aussi m’acheter le joli meuble confo que j’ai vu et qui ferait très bien chez moi. Enfin, qui ne ferait pas plus mal, et de toutes façons j’aime bien avoir de nouveaux meubles à monter.

Dans la foulée, je vais aussi arrêter de me sentir coupable pour des trucs sur lesquels je n’ai aucune influence. Alors, pour le passé, présent et futur : je vous emmerde, ça n’est / était pas de ma faute. Je ne vous impose pas mes problèmes, ne m’imposez pas les votre, ni vos responsabilités.

Voilà, je vais donc prendre la vie du bon côté, laisser les cons et les problèmes sur le bord du chemin, et leur filer des coups de pied s’ils essaient de s’accrocher.

(Et avec un peu de chance, je verrai encore les choses avec ce bel oeil neuf demain matin. Sur ce, bonne nuit).

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Mea Culpa

Ce soir, j’ai éternué dans un réfrigérateur. Fort heureusement, ça n’était pas le mien.

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City Of Villains

- Et elle, c’est quoi son super-pouvoir ?
- Elle a un petit cul moulé dans sa combinaison en cuir !..

Fred, grand créateur de personnages devant l’Eternel.

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les études
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Révisions

Aujourd’hui, j’avais prévu de bosser. J’ai même ouvert le bouquin, commencé à lire le cours sur la psychologie cognitive, sa vie son oeuvre.
Finalement, j’ai fait des recherches sur internet, sur un sujet encore plus palpitant.

Le résultat de ce travail d’investigation, c’est que je suis né un 2 Pluviôse (ou peut-être même le 1er, ça dépend des années).

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Fahrenheit

 J’ai fini le jeu, hier soir. Alors, une fois n’est pas coutume, je vais donner mon avis sur un jeu vidéo. J’adore. C’est génial.
Déjà, pouvoir complètement gérer la scène de sexe, devoir se retenir, accélérer le mouvement, c’est trop fort. En plus, c’est un jeu réaliste. Il n’y a pas besoin d’apporter le joyau de la grotte du bord de mer au vieillard de la montagne pour qu’il nous donne la clé magique qui permettra d’obtenir la trompette des marées et de sauver ainsi la princesse, enlevée par le méchant vizir. Là, pour calmer Lucas (qui est beau en plus !), il faut le faire boire, ou jouer de la guitare… Quand on a tué quelqu’un, il faut décider quoi faire, avant que la police n’arrive…

Le fait qu’il n’y ait pas de bonne ou mauvaise façon de jouer, c’est tout à fait pour moi. Quoi qu’on fasse, le jeu avance, l’histoire change, c’est tout (la première fois, j’ai fini le jeu en condamnant l’humanité à vivre dans les sous terrains et à être dominée par les machines, alors que j’aurais pu faire revenir le beau temps et l’espoir. Mais c’est comme ça, quand on ne sait pas jouer les héros, l’humanité souffre. Trop de responsabilités peut tuer). Donc, pas de difficultés énervantes (pas comme dans Prince of Persia où j’étais bloqué par la guerrière sado-maso), il faut juste se mettre dans la peau d’un quidam possédé par un démon millénaire et qui se transforme du jour au lendemain en meurtrier avec des supers pouvoirs.

Rien que je ne puisse faire.

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On ne sait jamais

L’autre jour, avec Fred, on est tombés sur un vieil épisode de Buffy. Celui où le principal se fait manger par les élèves hyènes. Et Willow y est encore jeune, naïve et “normale”. Et bah, dans la vie, c’est comme à la télé, on ne sait jamais qui va devenir une sorcière lesbienne surpuissante qui cherche à détruire le monde.
Ca pourrait être vous, ça pourrait être moi.

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Le camp des fortes têtes

Hier, je suis tombé dessus comme ça par hasard (soyons honnêtes. Toute vie s’est arrêtée pour passer sur M6 à 20h50).
Eh ben.

Je suis fan. Mais vraiment. Tout. Le directeur du camp qui a l’air d’en avoir maté des tellement plus durs que là, les d’jeuns borderline que lui a trouvé M6, il s’en fout. La fille aux cheveux bleus EDF qui s’étonne en sortant de l’avion: “ah moi on m’a déjà repérée ?”. La schizophrène qui va tomber en pâmoison parce qu’elle vient de trouver une framboise, et qui va démonter une tente l’instant d’après parce qu’on lui a demandé d’en sortir. Le pseudo bourge-rebelle qui vaut tellement mieux que tout le monde parce que lui, quand il sort d’after, il va cuver au Café de Flore. Sa mère, complètement bourrée devant la caméra et qui explique que oui, son fils va mal. Le méchant rebelle qui aime porter des débardeurs.
Et puis, ça se passe au Canada. Et dès qu’un Canadien parle, on a envie de lui faire un câlin je trouve (pourrait-on considérer que Céline Dion n’est pas canadienne?).

Alors merci M6 d’avoir remplacé Super Nanny. Enfin de la télé réalité qui vaut le coup, avec de la violence, de la drogue… Et peut-être qu’au prochain épisode, ils vont revenir sur ce règlement idiot qui interdit le sexe. Parce que là, Greg n’a rien compris au concept de télé réalité.

Seul bémol : une nouvelle fois, je dois m’insurger. On peut être élevé sans papa sans pour autant devenir un psychopathe.

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